Amiens SC : le programme du 7 au 13 octobre – Le 11 Amiénois

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Luka Elsner : “Cette victoire nous met sur de bons rails”

Auteur d’un match plein pour s’offrir le scalp de l’Olympique de Marseille (3-1) vendredi soir, l’Amiens SC s’est offert son tout premier succès de prestige contre un club phare du championnat de France. Une victoire éclipsée par les commentaires sur l’arbitrage de Monsieur Hamel. 

Si André Villas-Boas a tenu à féliciter l’Amiens SC pour sa victoire, l’entraîneur de l’OM a également pointé du doigt l’arbitrage de Monsieur Hamel. Si vous me permettez, je pense que larbitre a cherché ce penalty, estime l’entraîneur Portugais. On a eu la même action avec Germain à la 16e minute… Mais bon, peut-être que lautre jour Kevin (Strootman) aurait dû concéder un penalty. Ce sont des choses qui se compensent sur la saison. Mais si tu donnes ce penalty à Amiens ce soir, tu dois aussi le donner à Valère. 

 Je pense que ces joueurs qui se dépouillent doivent être les mêmes qui, quand on a le ballon, sont créateurs, arrivent à produire du jeu, se créent des situations offensives. Quand on la perd, ils doivent être prêts à faire 60 ou 70 mètres en sprint pour compenser une position, pour sauver une situation. A Angers, il y a un moment où l’on subit trois frappes d’affilée sur un corner et on a trois joueurs qui se jettent au-devant du ballon pour le bloquer et ce ne sont pas que des joueurs défensifs, se félicite Elsner. C’est une mentalité commune et une envie commune d’être très solide et, en même temps, d’être capable de faire mal à l’adversaire. J’ai beaucoup aimé notre capacité à souffrir et à faire souffrir, ce qui est essentiel quand on défend un peu plus, comme contre Angers. Il faut être capable de sortir mais pour piquer fort à chaque fois .

Luka Elsner : “Jai beaucoup aimé notre capacité à souffrir et à faire souffrir”

Un sentiment partagé par Valentin Rongier, le milieu de terrain olympien, interrogé sur ce sujet en zone mixte :   Il y a eu un fait de jeu, ou plutôt deux, avec le coup franc et le penalty. Ça nous a fait mal, car on n’a pas besoin de ça en ce moment.  Et s’ils pestaient également sur une hypothétique main d’Arturo Calabresi au début de l’action du troisième but inscrit par Steven Mendoza, les Marseillais ont surtout eu du mal à digérer le penalty accordé à Serhou Guirassy en fin de première période.

Tout proche du match référence à Angers, l’Amiens SC semble avoir trouvé la bonne formule pour exister sur la longueur en Ligue 1. Désireux de maintenir cet équilibre, Luka Elsner entend maintenir ce degré d’exigence pour la venue de l’OM, ce vendredi.

Image du diffuseur à l’appui, nos confrères du site LePhocéen.com montaient au créneau dès la mi-temps du match pour dénoncer une erreur  grave . Ancien arbitre international, Bruno Derrien a apporté de l’eau au moulin des Marseillais, considérant que  deux actions similaires débouchaient sur deux décisions différentes . Quant à Jonathan MacHardy, consultant de l’émission After Foot et accessoirement supporter de l’OM, estime  qu’il aurait dû y avoir un penalty pour Valère Germain, ça aurait changé le film du match .

Et même si ces deux décisions sont plutôt favorables, l’Amiens SC n’a pas volé sa victoire contre une équipe de l’OM dominée dans l’engagement et bien trop fébrile derrière pour résister aux contres picards. Et ça, l’arbitrage de Monsieur Hamel n’y peut rien. 

Victorieux de l’Olympique de Marseille au stade Crédit Agricole la Licorne (3-1) vendredi soir, l’Amiens SC tient peut-être bien son match référence depuis le début de la saison. Quoi qu’il en soit, Luka Elsner savoure ce succès et note les progrès réalisés ces dernières semaines par son équipe. Entretien.

On avait à cœur de démarrer dès la première seconde avec une intensité au pressing importante. Cette entame nous a lancés dans la bonne direction et sur la deuxième mi-temps j’ai apprécié la rigueur et l’intensité qu’on a pu installer sur le bloc. Je suis content pour les joueurs parce quils ont livré une très grosse performance jusquau bout avec un effort énorme de leur part. Je suis content pour eux mais pour le club aussi qui vit ces moments de manière intense. Juste avant la trêve, cette victoire nous met sur de bons rails. Il y a plein de points positifs ce soir (vendredi).

C’est une équipe qui te fait énormément courir quand on la laisse s’installer et jouer au ballon, notamment si tu n’es pas suffisamment agressif et proche au pressing sur Rongier et Lopez. On a réussi à installer le rythme souhaité et on est aussi capable de beaucoup courir. Cela nous permet de rester très haut et très intense sur une partie du match. Ce qui a aussi joué en notre faveur, c’est leur incapacité à passer au-dessus de notre ligne de pressing et à gagner les seconds ballons. Notre ligne défensive était très proche et on a beaucoup récupéré le ballon sur le jeu long. Les garçons ont vraiment bien joué le coup.

La clé, c’était de limiter leur expression. On a plutôt bien réussi à le faire en première période mais on a eu une quinzaine de minutes où on était en retard sur les ballons, on subissait le jeu, où ils étaient en contrôle. Et dès qu’ils ont eu plus de temps pour réfléchir, ça devenait très compliqué. Ensuite, on a su remettre de l’intensité, les faire jouer plus loin de notre but. Dès lors, leurs qualités ont plus de mal à s’exprimer.

C’est pour ça qu’on joue et qu’on vit le football aussi passionnément. Pour le club, c’était un moment important. Cette alchimie créée entre les joueurs, le staff et les dirigeants se retranscrit dans des moments comme ça. C’est l’humain qui s’exprime.

C’est tout à son honneur. Il faut saluer sa performance dans le cadre de celle du collectif. Je pense qu’il a été au diapason du reste de l’équipe. Tout le monde était dans le même rythme, à commencer par Gaël (Kakuta) qui fait trois récupérations avant de sortir. Les joueurs offensifs ont imprimé le rythme sur notre manière de récupérer le ballon.

Même s’il a une entorse au genou, Bakaye a tenu sur ses qualités de battant. Il n’a eu son premier entraînement de la semaine que la veille du match. On a senti que ça pouvait tenir. Pour Serhou, on a fait un dernier test le jour du match, c’était également possible de le faire jouer. Il y avait aussi la trêve derrière et on pouvait prendre un risque en plus. Finalement, ça a très bien tenu pour les deux.