A Amiens, Macron affirme sa positive attitude – Le Parisien

A Amiens, Macron affirme sa positive attitude - Le Parisien

VISITE PRÉSIDENTIELLE : Brigitte Macron de retour au lycée de la Providence à Amiens

La première dame a choisi la discrétion pour se rendre au groupe scolaire Louise-Michel au quartier Étouvie pour une plongée au cœur des unités denseignement autisme.

"Si dautres veulent brouiller lexercice cest leur responsabilité, pas la mienne" (…). "Cela fait quelques mois que les uns ou les autres, inspirés par une logique de politique politicienne ou par une vision de la société que je ne partage pas, veulent à chaque occasion créer le désordre". Il a jugé "étrange" une mobilisation contre une réforme "dont on ne connaît pas les termes exacts", avant de rappeler que "les régimes spéciaux ont tous vocation à retrouver le régime universel. Il ne faut plus embaucher de nouveaux jeunes qui seront dans le système historique, ça na plus aucun sens", a-t-il insisté. "Je ne vais pas expliquer au chauffeur de bus dAmiens que sa retraite na rien à voir avec (celle) dun chauffeur de la RATP".

Il y avait comme un air de déjà-vu à Amiens ce vendredi. Emmanuel Macron était de retour à lancienne usine Whirlpool, pour une troisième rencontre avec les anciens salariés du constructeur de sèche-linge qui a délocalisé ses activités en Pologne. En avril 2017, dans lentre-deux tours de la présidentielle, le dossier Whirlpool sétait imposé dans le débat politique et le candidat sétait rendu sur le parking de lusine, dans la foulée de Marine Le Pen, pour un échange musclé avec des salariés. Il y était ensuite revenu en octobre 2017 avec une bonne nouvelle : un repreneur, lindustriel picard Nicolas Decayeux, largement aidé par lEtat,

Il a finalement mis en garde "tous ceux qui essaient de jouer avec les peurs (qui) non seulement se trompent de combat", mais aussi "prennent des responsabilités au regard de la démocratie". "Le droit de manifester doit être respecté, dans un cadre, celui de la non violence. Tous ceux qui franchissent cette ligne sont les ennemis du droit de manifester. Je fais le distinguo. Toute formation politique comme toute formation syndicale shonoreraient à exprimer clairement ce distinguo", a-t-il répété.

Sur le site, les échanges étaient tendus : “Vous aviez promis des emplois sur le site ! Il devait y avoir des centaines demploi. Il y a 200 personnes qui sont au chômage”, ont lancé, face à Emmanuel Macron, plusieurs anciens de Whirlpool à Amiens. “Je viens au printemps 2017. Il y en a dautres qui vous disent: Whirlpool ne fermera pas avec moi. Est-ce que moi je vous ai tenu ce langage ? Non”, a défendu le président, venu sur le site, comme sa rivale Marine Le Pen, pendant lentre-deux-tours de lélection présidentielle en avril 2017.