Une Vénus du paléolithique découverte à Amiens – Le Monde

Une Vénus du paléolithique découverte à Amiens - Le Monde

La Dame de Renancourt, lextraordinaire statuette féminine préhistorique découverte à Amiens

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Une petite statuette paléolithique, de la série appelée Vénus de Renancourt, exceptionnellement bien conservée, a été découverte en juillet dernier dans un gisement préhistorique à Amiens (nord de la France) vient-on d'apprendre. Elle constitue un rare témoignage de l'art gravettien caractéristique des chasseurs-cueilleurs, a révélé ce mercredi 4 décembre l'Inrap.

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Amiens : Une belle Vénus de 23.000 ans exhumée par les archéologues

Les archéologues lont surnommé la Dame de Renancourt. Dapparence modeste – elle mesure 4 centimètres de haut -, la statuette préhistorique découverte cet été à Amiens à loccasion de fouilles menées par lInstitut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) nen est pas moins impressionnante, rapporte ce mercredi la Recherche. Sculptée dans la craie, cette représentation féminine stéatopyge, semblables à dautres Vénus paléolithiques voire néolithiques, est en effet le première de la culture gravettienne (entre -28 et -22 000 ans avant notre ère) à être retrouvée au nord de lEurope.

Une statuette rare , vieille de 23 000 ans, a été découverte à Amiens

Il existe moins dune dizaine de statuettes avec ce type de coiffe en Europe, commente à ce propos larchéologue Clément Paris auprès du mensuel scientifique. (…) Or, jusquà maintenant, les statuettes de cette culture se concentraient dans des aires géographiques restreintes : le quart sud-ouest de la France, le nord de lItalie, lEurope centrale et autour de la vallée du Don, en Russie. Exhumée parmi des outils en silex, des parures ou des restes osseux mais aussi 14 autres statuettes – les archéologues supposent quil sagissait dun atelier -, cette figurine coiffée est par ailleurs la première à sortir de terre dans lHexagone depuis 1959.

La taille ne fait pas tout puisque ce que les archéologues considèrent comme une sculpture exceptionnelle ne mesure que quatre centimètres de haut. La Vénus, sculptée dans de la craie, sinscrit dans la pure  tradition stylistique gravettienne  : volume du fessier et cuisses et seins hypertrophiés. Ces caractéristiques sont similaires à celles dautres statues retrouvées notamment en Haute-Garonne ou en Autriche.

Les échanges chez les animaux et les végétaux peuvent-ils inspirer nos constructions sociales ? Ces interrogations ont été explorées par quatre scientifiques lors du deuxième débat du forum organisé par Libération en partenariat avec le Réseau APA, à Kingersheim.

La belle dame a sans doute été oubliée sur place il y a 23.000 ans, par une tribu de chasseurs gravettiens qui a occupé le site  quelques semaines  en pleine période glaciaire. A ce même endroit, depuis 2014, les archéologues ont mis au jour 14 statuettes attribuées à cette peuplade. Un gisement exceptionnel puisquil représente environ la moitié des Vénus répertoriées en France.

Depuis trois ans, des archéologues et des habitants de ce village du Gard font tout leur possible pour empêcher lérection dun lotissement à proximité dun site archéologique multiséculaire. Le maire, lui, met en avant les garanties concédées pour le protéger.

Retour à laccueil Newsletter Alerte Info Recherche Ok Actualité Locales Sport Entertainment Economie Planète T'as vu ? Fake Off By the Web High-Tech Podcast Vidéos En Images Voyage Guide d'achat Le direct Services Jeux PDF Menu complet Retour à laccueil Culture Une belle Vénus de 23.000 ans exhumée par les archéologues à Amiens

Amiens : découverte à Renancourt dune nouvelle “Vénus” du Paléolithique, remarquablement conservée

Valérie Delattre, spécialiste des questions funéraires, intervient lors de la conférence Des hommes aux animaux: lentraide dans le monde du vivant ce samedi 30 novembre à Kingersheim.

Une nouvelle Vénus paléolithique découverte

Lactu Attentat de Londres. Le Premier ministre britannique Boris Johnson sest engagé ce week-end à revoir le système des libérations anticipées, au lendemain…

Lautre intérêt de cette pièce exceptionnelle, est quelle a été découverte en contexte , souligne encore larchéologue. Dans une concentration de vestiges très bien préservés à une profondeur de 4 mètres et montrant les diverses activités pratiquées dans ce campement de chasseurs, qui a sans doute été occupé quelques semaines. On y retrouve de nombreux silex taillés en pointes, en couteaux, grattoirs, etc. Des restes osseux de chevaux, tués et consommés sur place. Ainsi que des parures, notamment de très originales rondelles perforées en craie.

France: Une nouvelle Vénus paléolithique découverte – Santé

Faire de la fragilité un moteur du progrès collectif, cétait lenjeu du forum Instincts solidaires, organisé samedi par Libération à Kingersheim avec le Réseau APA.

Il sagit selon lInrap dun témoignage exceptionnel de la culture gravettienne , qui sest développée en Europe entre 28 000 et 22 000 ans. Cette sculpture complète est dune qualité remarquable avec de nombreux détails , précise larchéologue Clément Paris. Elle couronne une série de quinze, souvent découvertes à létat fragmentaire dans un campement de chasseurs-cueilleurs , sur le même gisement préhistorique dans le quartier Renancourt, connu depuis 2011.

On la retrouvera sans doute dans les manuels dHistoire: une minuscule statuette féminine remarquablement conservée, sculptée dans un campement de chasseurs il y a 23.000 ans, a été découverte à Amiens, apportant un précieux témoignage sur la société de la fin du Paléolithique.

Sortie de terre cet été et révélée au public mercredi, cette nouvelle "Vénus" vient clore en beauté une série de 15 statuettes trouvées sur le gisement préhistorique de Renancourt, un quartier amiénois, fouillé depuis 2014. Elle se distingue des autres par son état de conservation – elle était entière – et sa qualité de finition. 

En 2014, dans le même secteur, une première Vénus a été mise au jour, récoltée en 19 morceaux. Cette dernière est plus grande mais en moins bon état que la seconde statue découverte lété dernier. Des fouilles programmées ont lieu chaque année sur ce gisement depuis six ans. Des dizaines de milliers de fragments et des éléments de parure ont été trouvés sur cette parcelle.

"Comme toutes les belles découvertes, on la trouvée dans les derniers jours de fouilles, sur les derniers mètres carrés" de la parcelle en question, a raconté Clément Paris, directeur des fouilles pour lInrap (Institut national de recherches archéologiques préventives), lors dune conférence de presse.

Une Vénus stéatopyge : le volume du fessier, des cuisses et des seins est hypertrophié. Les bras sont juste esquissés, le visage représenté sans traits. Après des études archéologiques, la sculpture sera déposée au Musée de Picardie à Amiens. 

Quatre petits centimètres taillés dans la craie, représentant une femme nue "stéatopyge", aux fessier, seins et cuisses hypertrophiés mais aux bras simplement esquissés, et coupée au niveau des genoux. Son visage sans trait est encadré par une coiffe finement incisée en quadrillage, au silex: un détail stylistique qui fait écho aux célèbres dames à la capuche de Brassempouy (Landes) et de Willendorf (Autriche).

Vue aérienne du gisement dAmiens-Renancourt / Clément Paris, Inrap De nombreux restes osseux attestent dune consommation de viande de cheval. Des silex, des pointes de projectiles pour chasser ont notamment été retrouvés. 

"Elle est magnifique!", sest réjoui Alain Gest, président dAmiens Métropole, qui va baptiser une rue du quartier "Vénus de Renancourt".

Taillée dans un seul bloc de craie, elle mesure quatre centimètres de haut. Cest un objet rare trouvé en seulement trois morceaux dans le quartier Renancourt à Amiens, la statuette est donc très bien conservée. 

"Cest le genre de document quon retrouvera dans les manuels scolaires", avance Dominique Garcia, président de lInrap.

"On retrouve les canons de lart de lépoque, ajoute-t-il. Ce qui frappe, cest cette unité dans les représentations", identifiable dans les autres statuettes – toujours féminines – de style gravettien trouvées à travers lEurope, des Pyrénées à la Sibérie.

La culture gravettienne sest développée en Europe entre il y a 28.000 et 22.000 ans, au Paléolithique supérieur, une période très peu documentée. Le site de Renancourt constitue lun des rares témoignages de la présence de lhomme moderne (Homo sapiens) dans le nord de la France, région connue pour ses richesses archéologiques malgré labsence de grottes.

Cette statuette jugée  “exceptionnelle” clôt une série de 15 statuettes découvertes depuis 2014 et le démarrage du chantier de fouilles programmées sur le site amiénois de Renancourt, un habitat de chasseurs-cueilleurs attribué à la culture gravettienne, qui sest développée en Europe entre 28.000 et 22.000 avant notre ère.

Des chasseurs-cueilleurs nomades vivaient là, en campement. On était alors en pleine période glaciaire – le glacier scandinave se trouvait à une centaine de kilomètres seulement de la Somme – et les populations auraient profité dune "micro-amélioration climatique" pour sinstaller dans ces paysages steppiques peuplés de mammouths, de rhinocéros laineux, de lièvres….

Jusquen 2014, seule une quinzaine de statuettes sculptées par les Gravettiens avaient été trouvées – la dernière fouille remontait à 1959. “En quelques années on a doublé le nombre de statuettes”, qui sont désormais une trentaine en France, et une centaine sur toute lEurope, des Pyrénées à la Sibérie.

Outre les statues, les archéologues ont mis au jour de nombreux vestiges sur ce gisement: ossements danimaux, outils, parures… Tous très bien préservés à une profondeur de 4 mètres sous le sol grâce au limon.

La statuette, datée de 23 000 ans, était présentée ce mercredi à Amiens. Cest la dernière et lune des plus préservées dune série de “Vénus” trouvées sur le gisement du quartier Renancourt, où sont menées des fouilles archéologiques préventives.

Pourquoi ces chasseurs ont-il sculpté ces "Vénus" ? Plusieurs interprétations sont possibles, mais lhypothèse mise en avant est celle dun atelier de fabrication des objets sur place, qui expliquerait cette série. Le fait que les mêmes traits stylistiques se retrouvent ailleurs évoquent une diffusion, ou pour le moins des contacts entre populations.

Ces Vénus pourraient signifier "une expression symbolique de la femme et plus particulièrement de la fécondité", selon Clément Paris. Pour un rituel ? Là encore, rien nest tranché.

Jusquen 2014, seules une quinzaine de statuettes sculptées par les Gravettiens avaient été trouvées en France – la dernière fouille remontait à 1959. Un site situé tout près de Renancourt avait été fouillé en 1910, mais la collection que le préhistorien Victor Commont avait récoltée fut égarée après sa mort.

"En quelques années on a doublé le nombre de statuettes", qui sont désormais une trentaine en France, et une centaine sur toute lEurope, se félicite Clément Paris. Et contrairement aux fouilles des années 50 "faites de manière assez brutale", les techniques de fouilles modernes devraient permettre "de comprendre la place de ces objets au sein de lhabitat", espère larchéologue.