Angers. Bienvenue dans la ville de demain bloqué – Ouest-France

Angers. Bienvenue dans la ville de demain bloqué - Ouest-France

Bientôt une nouvelle ville intelligente en France?

Angers a retenu le groupe Engie pour mener un projet de ville intelligente de 178 millions d'euros, qui sera en même temps un laboratoire pour le groupe français, ont indiqué jles deux partenaires.

Engie sera le chef de file d'un groupement qui va équiper la ville en nouveaux capteurs et installer un hyperviseur, un outil informatique rassemblant les flux de données de 9 services différents (de l'assainissement à la vidéo-protection en passant par l'éclairage public).

Angers veut devenir une ville intelligente avec laide dEngie

Engie installera également à Angers un "centre d'expertise mondial" pour la ville intelligente, représentant un investissement de 5 millions d'euros. Un incubateur sera lancé conjointement avec Sigfox, l'opérateur français de réseau pour objets connectés.

Le projet est l'un des principaux projet de ville intelligente mené en France, avec celui mené à Dijon (105 millions d'euros d'investissement). Il doit permettre "une amélioration du service à la population", et "des économies de fonctionnement" pour la communauté urbaine d'Angers, a déclaré son président, Christophe Béchu.

Comme avec Dijon, les villes qui se lancent dans ce genre de projets densemble prennent toujours le risque de ne plus savoir gérer leurs services publics ou davoir du mal à changer de prestataire après plus dune décennie de délégation. Angers assure avoir davantage limité le rôle des entreprises quà Dijon, avec un modèle dans lequel les entreprises sont principalement chargées de mettre en place linfrastructure, de lui apprendre à utiliser les outils de pilotage, puis dassurer des opérations de maintenance et de mise à jour. “Sur leau et lassainissement, les entreprises disposent de quatre ans avant que lexploitation nous revienne”, assure Constance Nebbula. “Pour ce qui est de lhyperviseur, nous nous donnons un maximum de deux ans pour en avoir le plein contrôle”. Quelques briques resteront cependant pleinement gérées par le privé, notamment la signalisation et léclairage intelligent.

Engie s'est engagé "à 101 millions d'euros d'économies" cumulées sur la durée d'amortissement du projet, avec des pénalités à la clef si elles ne sont pas là, a indiqué M. Béchu. Le basculement vers les LED de l'éclairage public, et l'installation de capteurs de présence permettant d'adapter l'éclairage à la fréquentation doit par exemple faire passer la facture annuelle de "2,7 millions d'euros à 1 million d'euros pour les 29 communes de l'agglomération", selon M. Béchu.

Le projet prévoit par ailleurs l'installation de caméras de vidéo-surveillance pour sanctionner les indélicats venant déposer des déchets à côté des conteneurs autorisés ou aux abords des déchetteries. Les caméras pourront lire les plaques d'immatriculation des véhicules, permettant de dresser contravention. Mais globalement, "nous ne prévoyons pas de bond technologique" sur la vidéo-surveillance, "nous ne serons pas à la pointe de ce que la technologie permet", a affirmé M. Béchu.

Lappel doffres a été remporté par un consortium mené par Engie Ineo, aux côtés de Suez, La Poste et du groupe mutualiste VYV. En plus dêtre linterlocuteur exclusif dAngers sur ce projet, Engie soccupera de léclairage public, de la vidéosurveillance ainsi que de la plateforme dhypervision. A Suez la gestion de leau, de larrosage et des déchets. La Poste (via sa filiale Docaposte) se chargera de stocker les données de ces services et doit aussi plancher sur des problématiques de logistique de dernier kilomètre pas encore déterminées. Enfin, le mutualiste VYV mettra à disposition des citoyens une plateforme de gestion des données de prévention santé (pollution de lair, îlots de chaleur etc.)

"Notre angle, c'est la transition écologique, pas le contrôle social", a-t-il déclaré.Engie solutions, filiale spécialisée d'Engie (l'ancien Gaz de France), mène dans ce dossier un groupement auquel participent également La Poste et l'assureur mutualiste VYV. Le contrat passé par Angers est de 178 millions d'euros hors taxe sur douze ans, dont une tranche ferme de 121 millions d'euros HT.

A présent, Angers doit finaliser son contrat avec le groupement dEngie, ce qui devrait prendre deux à trois mois, et permettre de démarrer les premiers déploiements début 2020. Priorités pour commencer : léclairage public et la pose de 4 000 lampadaires led sur les douze premiers mois. Restera à consulter les habitants pour développer de nouveaux services.

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Sur ces douze ans, environ 50 000 capteurs seront installés dans la métropole angevine, tandis que 30 000 lampadaires passeront en Led. 10 000 mâts et 5 000 armoires électriques seront également connectés, afin de permettre un pilotage plus fin de léclairage sur certains lampadaires ou à léchelle dun quartier.

Angers a retenu le groupe Engie pour mener un projet de ville intelligente de 178 millions deuros, qui sera en même temps un laboratoire pour le groupe français, ont indiqué jeudi les deux partenaires, en marge du salon des maires de France.

Viadeo Email Angers Loire Métropole a noué on contrat sur douze ans avec un consortium mené par Engie. Objectifs : économiser 101 millions deuros sur 25 ans et développer de nouveaux services.