VIDEO. Interpellation musclée à Sevran : le Policier en cause ne serait finalement pas suspendu – actu

VIDEO. Interpellation musclée à Sevran : le Policier en cause ne serait finalement pas suspendu - actu

Interpellation controversée à Sevran: le directeur de la police nationale ne suspend pas le fonctionnaire

Après la diffusion dune vidéo montrant un policier frapper à plusieurs reprises un homme à Sevran (Seine-Saint-Denis), le directeur général de la Police nationale a décidé de ne pas suspendre le policier mis en cause, selon des informations de BFMTV. Jeudi soir, la préfecture de police de Paris avait pourtant ordonné la suspension “immédiate” du fonctionnaire, suscitant la colère des syndicats policiers.

“Il naurait jamais dû être suspendu”, a réagi sur BFMTV Fabien Vanhemelryck, secrétaire général délégué du syndicat Alliance Police nationale. “Il nest pas suspendu, de source sûre et policière, parce quil est en arrêt”, a-t-il affirmé. “Notre collègue a pris un coup de poing. A partir du moment où il est en arrêt, la suspension ne peut pas être notifiée. Le (directeur général de la police nationale) ne le souhaite pas, cest encore mieux.”

Un policier suspendu après une interpellation controversée en Seine-Saint-Denis

Mercredi, peu avant 18h30, une équipe “de la circonscription de sécurité de proximité dAulnay-sous-Bois” a procédé à linterpellation, pour outrage, dun individu sur la voie publique, expliquait le communiqué de la préfecture. 

Linterpellation a dégénéré, daprès une vidéo filmée par un habitant et dont la diffusion sur les réseaux sociaux a suscité lindignation de nombreux internautes. Le fonctionnaire semble sen prendre violemment au suspect et lui donne plusieurs coups de poing. Cest finalement un second policier qui met un terme à laffrontement à laide dun pistolet de type Taser, qui immobilise lindividu.

Le préfet de Police Didier Lallement avait également demandé jeudi soir la saisine administrative de lInspection Générale de la Police Nationale.

Un fonctionnaire de police a été suspendu au lendemain de la diffusion dune vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle on le voit frapper à plusieurs reprises un homme lors dune interpellation à Sevran (Seine-Saint-Denis), a annoncé jeudi soir la Préfecture de police.

"Afin détablir les circonstances exactes de cette interpellation, le préfet de Police Didier Lallement a demandé la saisine administrative de lInspection Générale de la Police Nationale et ordonné la suspension immédiate du fonctionnaire de police", a annoncé la Préfecture de police (PP) dans un communiqué.

Les éléments ont également été transmis au parquet de Bobigny "pour appréciation", précise la préfecture de police.

Selon la PP, laltercation a eu lieu "mercredi à 18H25 lorsquun équipage de la circonscription de sécurité de proximité dAulnay-sous-Bois a procédé à linterpellation, pour outrage, dun individu", avenue Youri Gagarine à Sevran.

On y voit un échange verbal entre un policier et un jeune homme noir avant que le fonctionnaire se jette dans les jambes de lindividu pour le plaquer au sol. Repoussé, le policier revient à la charge à plusieurs reprises en assénant des coups de poing, auxquels lhomme répond également par des coups de poing dans une position de défense.

Lindividu est ensuite interpellé après lintervention dun policier qui fait usage dun pistolet à impulsion électrique de type taser. 

Sa garde à vue a été levée mercredi soir pour des raisons médicales et il a été hospitalisé, a indiqué le parquet à lAFP, sans plus de précision.

Mercredi soir, une quinzaine de policiers se sont rassemblés devant le commissariat dAulnay-sous-Bois, la ville voisine, a indiqué à lAFP la préfecture de Seine-Saint-Denis. Ils étaient entre 70 et 90, selon Grégory Goupil, secrétaire régional du syndicat Alliance 93.

Ils se sont rassemblés en signe de protestation contre la suspension "injustifiée" du fonctionnaire, a dit à lAFP M. Goupil. Le policier "a fait son boulot, il a tenté dinterpeller un individu et a été outragé", a-t-il déploré.

"On attend quoi, que ce soit le 50e ?", a-t-il ajouté en référence à la vague exceptionnelle de 49 suicides dans la police depuis le début de lannée.

"Il sagit, une fois encore, dune décision scandaleuse et qui démontre labsence de soutien de ladministration a légard de ses fonctionnaires", a également réagi Unité SGP Police 93. 

Le 2 octobre une "marche de la colère" doit être organisée à Paris, à lappel de lensemble des syndicats policiers, qui, sur fond de vague de suicides, accroissent la pression sur lexécutif avant les échéances des retraites et de la loi de programmation.

Cest une "décision incompréhensible", a ausi déclaré à lAFP Frédéric Lagache, délégué général du syndicat Alliance. "Avant de connaître les faits exacts ladministration agit sur pression de Twitter. Une nouvelle preuve de la déshumanisation du système policier qui amènera une réponse forte dans la rue le 2 octobre."