Besançon : lanesthésiste Frédéric Péchier mis en examen pour “17 empoisonnements sur personnes vulnérables” – franceinfo

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Anesthésiste de Besançon: quest-ce que le syndrome du pompier pyromane ?

Après 48 heures de garde à vue, Frédéric Péchier, anesthésiste déjà mis en examen pour sept cas dempoisonnements, a été présenté à un juge dinstruction ce jeudi et mis en examen à nouveau, pour 17 empoisonnements sur personnes vulnérables, a annoncé le parquet à BFMTV.

Lors dune conférence de presse, le parquet de Besançon avait annoncé un peu plus tôt avoir engagé des poursuites contre lanesthésiste pour “empoisonnement sur personne vulnérable” visant 17 nouveaux cas présumés, qui sajoutent aux sept empoisonnements pour lesquels il avait déjà été mis en examen en 2017. Au total, il est désormais suspecté davoir commis 24 empoisonnements, dont 9 mortels.

Cette dernière mise en examen a été qualifiée d”emballement judiciaire par Jean-Yves Le Borgne, lavocat de Frédéric Péchier face à la presse.

Lauteur de ces empoisonnements na jamais été pris sur le fait, cest toute la complexité de cette affaire, a souligné le magistrat du parquet. Le mode opératoire consistait à polluer les poches de perfusion pour conduire à un arrêt cardiaque. Un procédé particulièrement habile, selon Etienne Manteaux car, personne nimaginant une pollution volontaire des poches, celles-ci nétaient pas conservées. Mais Frédéric Péchier est le dénominateur commun de ces événements indésirables graves. Au cours de leur enquête, les policiers ont ainsi pu constater un arrêt inexpliqué des EIGS depuis que le docteur Péchier nexerçait plus. Tout comme ils ont noté une multiplication de ces événements lors des périodes de conflits intenses au sein du service danesthésie, mais aussi une omniprésence du médecin lors des réanimations auprès des patients victimes darrêt cardiaque. Enfin, de toute la clinique, Frédéric Péchier est le seul a ne pas avoir été concerné par un EIG. Le parquet a requis le placement en détention provisoire du médecin.

Lanesthésiste de Besançon poursuivi pour 17 nouveaux cas dempoisonnement

Lavocat de lanesthésiste de Besançon dénonce un “emballement judiciaire” après la mise en examen de son client pic.twitter.com/foDcf39JRB

Teddy, 4 ans, victime présumée de lanesthésiste suspecté davoir empoisonné des patients

Au total, pas moins de “66 interventions chirurgicales à loccasion desquelles sont intervenus des événements indésirables graves (EIG)” ont été passées au crible par les enquêteurs ces deux dernières années, a indiqué le procureur. Mais pour une majorité de ces EIG, il na pas été démontré “quils avaient pour origine un acte malveillant”. 

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Selon le procureur, une partie de ces EIG ont pu être expliqués soit “par des raisons médicales liées à létat de santé du patient”, soit par lincapacité des experts et enquêteurs à parvenir à des conclusions probantes “dans la plupart de ces cas”.

Parmi eux, donc, Teddy, comme le révèlent France Bleu et LEst républicain. Le jeune enfant a été hospitalisé le 22 février à 2016 à la clinique Saint-Vincent pour une opération des amygdales. Mais, au cours de lintervention, Teddy subit un double arrêt cardiaque.  Une minute après son premier arrêt, le Dr Péchier, qui nétait pas son anesthésiste, intervient et prend en charge les éléments de la réanimation cardiaque , explique Me Jean-Michel Vernier, avocat des parents de lenfant. Il subit alors un second arrêt cardiaque, mais de nouveau  le Dr Péchier apparaît comme le sauveur , explique Me Vernier. Les enquêteurs soupçonnent lanesthésiste davoir ainsi sciemment modifié les poches dinjection de confrères afin de provoquer des incidents opératoires pour exercer ensuite ses talents de réanimateur.

“Au final, ce sont donc 17 dossiers, soit un quart de ces événements indésirables graves portés à la connaissance du parquet de Besançon, qui ont été retenus”, a précisé le procureur. “Sept (des patients) nont pas survécu”, a-t-il ajouté.

Un anesthésiste de Besançon, déjà suspecté de 7 empoisonnements, est soupçonné de 17 nouveaux crimes

En sappuyant sur les séquestres réalisés par la clinique dans le cadre des événements indésirables graves les plus inexpliqués, les enquêteurs ont mis en évidence la présence de potassium “en quantité massive à dose létale” et dune “quantité toxique de lidocaïne” dans deux poches de solutés utilisées lors dopérations.

Lexhumation de quatre corps en décembre 2018, accompagnée des résultats des quelques autopsies pratiquées, ont également permis de détecter à deux reprises la présence danesthésiques locaux qui nétaient pas utilisés lors des opérations. 

“Les experts ont conclu pour certains des cas leur caractère hautement suspect, privilégiant la thèse de lempoisonnement pour expliquer le décès”, a ajouté le procureur.

Déjà mis en examen en 2017 pour sept empoisonnements, le praticien a été placé en garde à vue mardi 14 mai dans le cadre dune enquête préliminaire ouverte à lépoque en parallèle de sa mise en examen. Elle porte sur une cinquantaine de signalements d événements indésirables graves  survenus dans des cliniques où lanesthésiste exerçait, selon une source proche du dossier. Certains de ces incidents pourraient dissimuler des  faits dempoisonnement potentiels , a précisé cette source.

Daprès les déclarations du procureur, les 17 événements indésirables graves, “qui séchelonnent doctobre 2008 à novembre 2016”, ont concerné des opérations chirurgicales bénignes, “de type orthopédique, urologique ou vasculaire”.

Le docteur Frédéric Pechier, le 29 mars 2017 à Besançon, aux côtés de son avocat  Randall Schwerdorffer. SEBASTIEN BOZON / AFP Teddy, un enfant de 4 ans, opéré des amygdales en février 2016, pourrait être une des nouvelles victimes présumées du docteur Frédéric Péchier, anesthésiste de Besançon qui est suspecté davoir empoisonné une cinquantaine de patients. Teddy souffrant aujourdhui de séquelles psychologiques, ses parents ont porté plainte contre le docteur Péchier mardi.

Anesthésiste de Besançon : opéré des amygdales à 4 ans, Teddy a survécu à deux arrêts cardiaques

Les patients touchés étaient âgés de 4 ans – un enfant opéré des amygdales – à 80 ans. Dans la plupart des cas, les victimes “ont pu être réanimées (…) certaines après avoir passé plusieurs jours dans le coma”, a déclaré Etienne Manteau.

Le profil particulier de lanesthésiste, âgé de 47 ans, est lune des grandes interrogations de cette affaire. Depuis le début, le docteur Péchier clame son innocence et nie les faits qui lui sont reprochés. Maître Frédéric Berna évoque un homme  prétentieux ,  très intelligent  et qui aurait  un complexe de supériorité sur le reste du monde médical . Quand il y a un problème, cest toujours la faute des autres qui sont autour de lui et qui ne sont pas suffisamment compétents , ajoute lavocat.

Empoisonnements à Besançon : lanesthésiste Frédéric Péchier mis en examen pour 17 autres cas suspects

“Nous avons affaire à un professionnel de santé particulièrement habile, qui a agi lorsque personne ne se trouvait dans les salles danesthésies, qui a su varier dans le temps la nature des poisons administrés pour ne pas éveiller les soupçons”, a affirmé le procureur de la République de Besançon.

Affaire Péchier: Lanesthésiste de Besançon mis en examen pour 17 empoisonnements

Les investigations ont permis détablir que les “poches de solutés dhydratation ou les poches de paracétamol” étaient polluées “notamment par des anesthésiques locaux, peu couramment utilisés, ou du potassium”, a affirmé le procureur. 

Besançon: vers une nouvelle mise en examen du docteur Péchier ?

“Le poison sécoule au goutte-à-goutte dans la veine du patient lors de lanesthésie et conduit à un arrêt cardiaque lors de lopération”, a-t-il expliqué.

Il avait déjà été mis en examen il y a deux ans, soupçonné davoir empoisonné sept de ses patients. Sauf que le nombre de victimes pourrait être bien plus élevé. Le docteur Frédéric Péchier a été placé en garde à vue mardi à Besançon pour être interrogé sur une cinquantaine dincidents médicaux suspects. Ce qui donnerait à cette affaire une tout autre tournure. 20 Minutes fait le point sur les faits reprochés à lanesthésiste de Besançon.

Dans lhypothèse dun accident cardiaque, “il va être recherché les causes organiques de larrêt cardiaque ou une éventuelle erreur humaine liée à un surdosage”, a continué le magistrat, qui a rappelé: “Personne à la clinique Saint-Vincent entre 2008 et 2016 na imaginé une pollution volontaire des poches”.

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Un élément de plus qui a joué en faveur de lanesthésiste. Puisque personne ne soupçonnait un empoisonnement, les analyses toxicologiques se concentraient uniquement sur les anesthésiques locaux utilisés lors de lopération, tandis que les poches de solutés nétaient “par principe pas conservées”. 

Opéré des amygdales en 2016, le petit Teddy, âgé de 4 ans, a fait deux arrêts cardiaques, avant dêtre réanimé. Ses parents ont déposé une plainte contre X début 2017, puis contre le docteur Frédéric Péchier mardi. A cela sajoute une autre victime présumée, une femme opérée en janvier 2015 pour une  banale intervention , qui a témoigné auprès de France 3 après avoir déposé plainte.

Le filet sest resserré peu à peu autour de Frédéric Péchier. A la lumière de la première affaire, lanesthésiste apparaît comme “le dénominateur commun” de lensemble des événements graves indésirables. Depuis quil nexerce plus à la clinique Saint-Vincent, aucun EIG suspect na été identifié. Un lien établi également pour une période de six mois en 2009, quand lanesthésiste était parti travailler à la Polyclinique de Franche-Comté. 

Comme dans la première affaire, l’enquête a révélé la présence de fortes quantités de potassium ou d'anesthésiques, à dose létale, dans des poches de perfusion administrées à des patients pour des opérations bénignes, suscitant un acte de réanimation après un arrêt cardiaque. "Les charges reposent sur un faisceau d’éléments concordants", a ajouté le procureur en soulignant que les événements suspects avaient cessé de manière inexpliquée dans l’établissement privé depuis le départ du Dr Péchier ou lorsqu’il avait cessé d’y exercé pendant six mois en 2009. Le procureur a également évoqué la multiplication de ce type d’incidents dans les périodes de "conflit intense" entre lui ses collègues et son "omniprésence dans la gestion des réanimations suite aux arrêts cardiaques concernés". "Dans un certain nombre de cas, il était en capacité de faire des diagnostics précoces dans des situations cliniques où rien ne permettait à ce stade de suspecter un surdosage en potassium ou aux anesthésiques locaux", a-t-il précisé. "Il est par ailleurs le seul anesthésiste sur la période étudiée à avoir été présent le jour de l’ensemble des événements indésirables suspects" et "le seul anesthésiste présent à la clinique Saint-Vincent de 2008 à décembre 2016 à ne pas avoir été concerné par un événement indésirable grave suspect", a encore indiqué le procureur. Le mis en cause a d’abord évoqué un "complot" de ses collègues, selon le magistrat. "Au terme de sa garde à vue, il a admis que des actes criminels ont bien été commis à la clinique Saint-Vincent. Il a clairement réaffirmé qu’il n’était pas l’auteur de ces empoisonnements sans communiquer aux enquêteurs le nom d’une personne qu’il soupçonnerait de ces actes", a-t-il précisé. "Il n’a jamais été pris sur le fait, c’est toute la complexité de cette affaire", a ajouté Etienne Manteaux, rappelant que l’anesthésiste bénéficiait toujours de la présomption d’innocence. 

Lenquête a également permis didentifier une multiplication des EIG lors des “périodes de conflit intense entre lui et ses collègues”, a continué dénumérer Etienne Manteaux, “son omniprésence dans la gestion des réanimations en cas darrêt cardiaque” et sa “proximité immédiate de la salle opératoire dans laquelle les EIG survenaient”.

Placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer depuis sa première mise en examen, en mars 2017, le praticien de 47 ans, qui nie les faits, devait être de nouveau mis en examen pour empoisonnement sur personnes vulnérables par les deux magistrats instructeurs chargés du dossier, un crime passible de la réclusion à perpétuité. Le parquet a demandé son placement en détention provisoire. Frédéric Péchier avait été placé en garde à vue mardi dans le cadre d’une nouvelle enquête préliminaire portant sur 66 événements graves, des incidents opératoires, survenus ces dernières années dans la clinique où il avait exercé. Seuls 17 événements ont été retenus par les enquêteurs, des explications médicales ayant pu être apportées pour un certain nombre d’entre eux, faute d’avoir pu en déterminer les causes s’agissant du plus grand nombre. "M. Péchier apparaît comme le dénominateur commun de ces événements indésirables graves qui semblent s’inscrire, notamment, dans un contexte de conflit aigu avec ses collègues anesthésistes ou chirurgiens au sein de la clinique Saint-Vincent", a indiqué le procureur Etienne Manteaux lors d’une conférence de presse.

Dans un certain nombre de cas, Frédéric Péchier a aussi été “capable de diagnostics précoces” alors que la situation clinique ne permettait pas de suspecter un surdosage danesthésiques locaux ou de potassium.

“Ce sont 17 dossiers qui ont été retenus” portant sur des arrêts cardiaques survenus lors dinterventions chirurgicales sur des patients âgés de 4 à 80 ans dont “sept nont pas survécu”, a détaillé le procureur de la République Etienne Manteaux, précisant quil avait requis le placement en détention du médecin.

Par ailleurs, entre 2008 et 2016, il a été le seul anesthésiste présent “à ne pas avoir été concerné par un EIG suspect” quand tous les autres ont eu “à subir un ou plusieurs EIG”.

Le parquet de Besançon a annoncé jeudi avoir engagé des poursuites contre lanesthésiste Frédéric Péchier pour “empoisonnement sur personne vulnérable” visant 17 nouveaux cas dempoisonnements présumés, qui sajoutent aux sept pour lesquels il avait déjà été mis en examen en 2017.

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Sous le feu roulant des questions des enquêteurs depuis mardi, lanesthésiste a dabord dénoncé un complot. Il a expliqué les multiples événements indésirables graves comme la “résultante des limites professionnelles” de ses ex-collègues.

Un peu plus tôt, le procureur avait indiqué que lanesthésiste était présenté ce jeudi à un juge dinstruction  pour une potentielle mise en examen et un placement en détention après 48 heures de garde à vue.

Néanmoins, au terme de sa garde à vue jeudi matin, Frédéric Péchier a admis que des empoisonnements “ont bien été commis à la clinique Saint-Vincent” tout en réaffirmant ne pas être lauteur de ces empoisonnements. A cette occasion, il na pas communiqué “le nom dune personne quil soupçonnerait davoir commis ces actes”, a précisé le procureur de la République de Besançon.

Lanesthésiste Frédéric Péchier, déjà mis en examen pour lempoisonnement présumé de sept patients, est soupçonné davoir empoisonné des dizaines dautres personnes, dont plusieurs sont mortes. Il a été déféré jeudi au parquet à lissue de sa garde à vue. 

Lanesthésiste F. Péchier mis en examen pour 17 nouveaux cas dempoisonnements sur personne vulnérable

Dans son cas, les enquêteurs privilégient la thèse du “pompier pyromane”. Médecin, censé soigner les patients, il les aurait volontairement empoisonnés afin de pouvoir les sauver par la suite, et apparaître comme un héros en exerçant ses talents de réanimateur. Le médecin accusé nie complètement ce scénario, et assure navoir jamais empoisonné quiconque.

Anesthésiste mis en examen pour empoisonnements : lenquête élargie à une cinquantaine de cas suspects

“Lidée serait quil provoquait des incidents sur des opérations qui nétaient pas les siennes, pour pouvoir être systématiquement appelé en secours et procéder aux réanimations”, a expliqué sur BFMTV Maître Frédéric Berna, avocat des parties civiles dans cette affaire. “Cest quelquun qui, à un moment, compte tenu de son activité professionnelle, avait cette tendance peut-être à se prendre pour Dieu”.

Le syndrome du pompier pyromane provient, à la base, dun phénomène décelé chez certains pompiers qui déclenchent eux-mêmes des feux pour ensuite pouvoir les éteindre. Un rapport du Conseil national américain des pompiers volontaires sur ce sujet explique quune partie des pompiers touchés par ce phénomène sont “vaniteux” ou ont un “complexe du héros”. 

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“Ces pompiers orgueilleux mettent apparemment le feu pour pouvoir avertir les autres, potentiellement sauver des personnes piégées ou  même simplement pour montrer à quel point ils sont alertes et utiles”, dit le rapport.

Le profil décrit par les enquêteurs dans laffaire des empoisonnements de Besançon, correspond selon le criminologue Stéphane Bourgoin, sur BFMTV, “à un certain nombre dinfirmiers, dinfirmières ou de médecins dans des hôpitaux, que jai pu interroger, notamment Donald Harvey”.

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Cet aide-soignant américain a tué des dizaines de ses patients dans les années 1970 et 1980, dans des hôpitaux de lOhio et du Kentucky. “Lors dun entretien, il mavoue 87 meurtres”, raconte Stéphane Bourgoin.

Pour lui, ce cas de pompier pyromane est “aussi ce quon appelle le syndrome de Münchhausen par procuration. Cest à dire quon va volontairement décider dinjecter ou dempoisonner quelquun pour apparaître par la suite comme un héros qui va sauver”.

Le criminologue explique quon retrouve ce dernier syndrome chez les mères infanticides, qui cherchent à attirer lattention et la compassion à travers la maladie ou les blessures de leur enfant.

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Cette façon dagir traduit “une frustration chez ces personnes”, explique Stéphane Bourgoin, “le désir de toute puissance, de devenir légal de Dieu. Comme la dit Donald Harvey: lorsque je tuais mes patients, pour la première fois de mon existence je nétais plus une victime, cest moi qui décidais, je devenais légal de Dieu “.