Le Dr Péchier suspecté davoir voulu tuer une consœur anesthésiste – Est Républicain

Le Dr Péchier suspecté d\avoir voulu tuer une consœur anesthésiste - Est Républicain

Soupçons dempoisonnement à Besançon : le docteur Péchier a-t-il tué une patiente en ciblant sa collègue ? – LCI

+ Frederic Pechier, lanesthésiste soupçonné davoir empoisonner 24 patients. (SEBASTIEN BOZON / AFP) Catherine Nambot sest fait opérer dans la clinique de Frédéric Péchier qui devait lanesthésier. La patiente qui a pris sa place au dernier moment est morte. Par LObs

Partager sur Twitter Partager par mail Commenter cet article Selon  Le Parisien , les enquêteurs soupçonnent Frédéric Péchier, anesthésiste à la clinique Saint-Vincent de Besançon, mis en examen pour 24 cas dempoisonnements sur des patients -dont neuf nont pas survécu, davoir voulu tuer sa collègue, Catherine Nambot. Elle-même anesthésiste, elle a longtemps été une amie proche de Frédéric Péchier, avant de se brouiller avec lui, quelques semaines avant une opération qui aurait pu lui coûter la vie. Ce jour-là, le 15 avril 2016, elle doit être opérée à la clinique Saint-Vincent de Besançon, pour une prothèse à lépaule. Elle doit passer en deuxième sur la liste des anesthésies que le Dr Péchier doit effectuer. Au dernier moment, Catherine Nambot demande à ce que son compagnon, le Dr Serri, lui aussi médecin à la clinique Saint-Vincent, lendorme, bouleversant lordre de passage.

Neuf ans après la mort de son père, en mars 2017, Amandine Iehlen reçoit un appel de la PJ. Jai découvert avec soulagement quils navaient jamais lâché mon affaire. Peu à peu, dautres victimes sont réveillées . Il y a un mois, on a annoncé à Bénédicte Boussard quelle avait été opérée dans la période où Péchier était présent. Lanesthésiste ma raconté quil navait jamais eu darrêt cardiaque en dix ans dexercice, puis quil en avait eu deux en trois semaines. Le second a été un signal dalarme et la polyclinique a prévenu lARS. Malheureusement, ses poches de soluté nont pas été conservées. Odile Lacheray a été alertée à la fin de lannée dernière : Mon médecin ma dit : Vous pourriez avoir été victime dun empoisonnement. Elle fait partie des dix-sept nouveaux cas suspects qui ont provoqué la seconde mise en examen. Les parents de Teddy ne sont pas près doublier les images de leur fils de 4 ans, intubé. Aujourdhui, Teddy va bien. Il pose des questions, car il a subi beaucoup dexamens, mais il ny a heureusement pas de séquelles neurologiques. Il fait des cauchemars et a dû être suivi par un psychologue. Quant au garagiste Jacques Henriet, il ne pardonne pas la mort de sa femme, Laurence. Si des gens ressortaient de mon garage avec des roues mal serrées et avaient des accidents, ils mettraient en cause ma responsabilité.

La patience dont elle a pris la place, Laurence Nicod, 50 ans, et qui a été anesthésiée avec la poche destinée à Catherine Nambot, fait un arrêt cardiaque sur la table dopération. Lautopsie révélera, que la patiente, en parfaite santé, est décédée dun arrêt cardiaque dû à une surdose de Mépivacaïne et Tramadol, des anesthésiques locaux.

En 2015, Frédéric Péchier dispute une compétition. Un de ses trois partenaires note les scores sur un carton. A la fin de la partie, chaque joueur signe, et Péchier porte les résultats au jury. Mais au moment de la remise des prix, quelquun sétonne que Péchier apparaisse parmi les meilleurs. On examine le carton… pour découvrir des traces de gomme. Frédéric Péchier a falsifié les scores ! Il est alors convoqué par la commission de discipline, se souvient un membre : Il nous a dit quil avait alerté la fédération française ainsi que son avocat. Il accusait tout le monde, la secrétaire, le directeur du golf qui lui en voulaient. On a été choqués, à la commission, car il navait pas une attitude normale… Nos tournois sont amicaux, sans enjeu. Finalement, nous lavons exclu trois mois. Quand on a su laffaire de la clinique, ça nous a interpellés. Cest un gars curieux… Des tricheries comme la sienne, cest exceptionnel. Apparemment, le mauvais joueur restait serein quant à sa vie professionnelle. Pourtant, dautres que lui seraient émus, car, depuis 2008, les opérés faisaient beaucoup darrêts cardiaques dans son environnement.

Lenquête ouverte à lépoque ne débouche sur rien, raconte  Le Parisien . Mais aujourdhui, les enquêteurs sont convaincus que Catherine Nambot était visée par son collègue Frédéric Péchier. Cest ma cliente qui était visée, affirme Me Dreyfus-Schmidt, lavocat de Catherine Nambot. Et que si son ami nétait pas intervenu à la dernière minute et bien elle ne serait sans doute plus là pour en parler .

Lavocat de Catherine Nambot est catégorique :  Il a voulu tuer ma cliente qui était pourtant une ex-amie et une collègue de travail , sinsurge Me Dreyfus-Schmidt dans  Le Monde .  On peut donc en déduire assez facilement quévidemment, cest ma cliente qui était visée. Et que si son ami nétait pas intervenu à la dernière minute et bien elle ne serait sans doute plus là pour en parler , affirme-t-il encore à  France Bleu . En effet, Frédéric Péchier connaissait depuis des années Catherine et Sylvain. Mais un soir de 2006,  Fred  et  Cath  ont une discussion lors dun dîner. Lanesthésiste lui confie quil veut retourner travailler à lhôpital, et notamment en service de réanimation. Elle len dissuade, lui rappelant quil a fait un burn-out deux ans auparavant et lenjoignant à  profiter de sa vie de famille . Chacun sen mêle et y va de sa petite analyse… Pourquoi vouloir passer tant de temps à lhôpital en effet ? Blessée, lépouse de Frédéric Péchier veut aussi des réponses. Le ton monte entre le Dr Péchier et ses amis-collègues. Il prend ses distances, la brouille perdure… durant des années, comme lexplique  Le Monde . Frédéric Péchier a-t-il vraiment voulu sen prendre à son ancienne confidente ? Le médecin nie tout ce dont on laccuse. Autre fait troublant pour les enquêteurs : en 2008, cest lun des patients de Catherine Nambot qui est décédé de manière mystérieuse. Là encore, le Dr Péchier se trouvait dans les parages. Déjà mis en examen pour sept empoisonnements en 2017, il lest cette fois pour 24 cas d  empoisonnement sur personne vulnérable  ou avec  préméditation . Neuf personnes sont mortes entre 2008 et 2017. Et leurs proches veulent comprendre pourquoi, rentrés à la clinique pour une banale opération, ils ne se sont jamais réveillés.

Autre fait troublant, un patient de Catherine Nambot est décédé en octobre 2008 dun arrêt cardiaque inexpliqué, alors quil était entré à la clinique pour une ablation dun rein. Les analyses avaient révélé de fortes doses de lidocaïne, un produit que Catherine Nambot nutilise jamais, rapporte France Bleu.

Que sest-il vraiment passé en cette journée du 15 avril 2016 ? Catherine Nambot, elle-même médecin, doit se faire opérer dune prothèse de lépaule. Lintervention se déroulera dans la clinique Saint-Vincent de Besançon (Doubs) où elle travaille. Son compagnon, Sylvain Serri, y exerce également en tant quanesthésiste. Ce matin-là, il demande donc à prendre en charge son amoureuse, inversant lordre des deux interventions. Catherine Nambot est opérée en premier et tout se déroule parfaitement bien. Ce ne sera malheureusement pas le cas pour la patiente suivante, pourtant en parfaite santé : Laurence Nicod fait un arrêt cardiaque et ne se réveille pas. Les analyses ont révélé que cet arrêt avait été provoqué par une surdose de mépivacaïne, un anesthésique, et de Tramadol, un puissant antalgique dérivé de la morphine, rappelle  Le Parisien . La poche de soluté qui a été administrée à Laurence était celle préparée pour Catherine…  Lhistoire fait froid dans le dos. Les enquêteurs sont persuadés que cest Catherine qui était  la cible  de Frédéric Péchier. Mais une fois de plus, aucune preuve.

 Selon eux [les enquêteurs], le Dr Péchier aurait toujours agit dans un contexte de conflit aigu avec ses collègues, a souligné le procureur de Besançon, Étienne Manteaux , écrit Le Parisien.

Le jour de son opération, le nom de Catherine Nambot figure sur le planning des interventions prévues, auquel a naturellement accès Frédéric Pichier en sa qualité d'anesthésiste. Au dernier moment, Catherine Nambot parvient à faire modifier son ordre de passage, afin d'être prise en charge par son compagnon, et cède donc sa place à une autre patiente. Cette dernière, âgée de 50 ans et jusqu'à présent en parfaite santé, décède lors de l'opération des suites d'un arrêt cardiaque. Les analyses pratiquées conclueront à une surdose de Tramadaol, un opioïde à base de moriphine, et de Mépivacaïne, un anesthésique local.

La collègue de lanesthésiste de Besançon en est persuadée : il a aussi tenté de la tuer

Contacté par le quotidien, Me Randall Schwerdorffer, avocat de Frédéric Péchier, na pas souhaité sexprimer.

C'est lorsque la police judiciaire l'a mis devant ces éléments que Catherine Nambot a réalisé que c'est sans doute elle qui aurait dû mourir ce jour-là. Elle qui a dans un premier temps défendu son ancien collègue, ne se remet pas de la perspective d'avoir été une potentielle victime. "Je ne l'accepte pas, je croyais qu'on était amis", fait-elle savoir à nos confrères du Parisien.

Lanesthésiste-réanimateur, qui clame son innocence, a été laissé libre sous contrôle judiciaire. Il a interdiction dexercer et de se rendre à Besançon ou dans la commune voisine où il réside.

Les enquêteurs de la police judiciaire en charge de laffaire de lanesthésiste de Besançon sont confrontés à une troublante histoire. Une collègue du docteur Frédéric Péchier, anesthésiste comme lui, sest fait opérer à la clinique Saint-Vincent le 15 avril 2016. À la dernière minute, ce jour-là, lordre de passage a été chamboulé, et la patiente qui a pris la place de cette consoeur est morte, rapporte Le Parisien.  

Le parquet de Besançon, qui avait requis son placement en détention provisoire, a fait appel de son maintien sous contrôle judiciaire. La chambre de linstruction doit examiner prochainement cet appel.

Frédéric Péchier a-t-il tenté dempoisonner lune de ses collègues ? Déjà mis en examen pour 17 nouveaux cas dempoisonnements, lanesthésiste de Besançon est désormais soupçonné davoir voulu tuer lune de ses collègues il y a trois ans. Aujourdhui retraitée, Catherine Nambot a travaillé pendant 10 ans comme anesthésiste au côté du docteur Péchier.En 2016, elle doit subir une opération de lépaule. Cest son collègue Frédéric Péchier, qui est censé réaliser lanesthésie ce jour-là. Mais à la dernière minute, elle insiste pour que ce soit son compagnon, lui aussi anesthésiste, qui sen charge, révèle le Parisien. Lordre des passages au bloc opératoire est bousculé et Catherine Nambot est opérée en premier, avant une autre patiente. La deuxième patiente, qui reçoit donc la poche danesthésiques initialement destinée à Catherine Nambot, meurt lors de lintervention, après un arrêt cardiaque.

"Rétrospectivement, on réalise que manifestement, il avait voulu lempoisonner, ce qui correspond assez à la psychologie du docteur Péchier", observe lavocat de Catherine Nambot, Alain Dreyfus-Schmidt. "Vous imaginez bien, sil avait sauvé la vie dune de ses collègues, il sortait comme le héros, comme celui qui arrive à ressusciter les gens. Certains ont été sauvés. Est-ce quelle laurait été ou pas ? On ne le saura jamais."

Lenquête indique que le décès de cette patiente de 50 ans, alors en parfaite santé, est dû à une surdose de Mépivacaïne, un anesthésique local, et de Tramadol, un opioïde à base de morphine.

Catherine Nambot, elle même anesthésiste à la clinique Saint-Vincent de Besançon où exerçait le Dr Péchier, est "persuadée" que ce dernier a cherché à lempoisonner lors dune intervention bénigne quelle avait subie en avril 2016, a indiqué à lAFP son avocat, Me Alain Dreyfus-Schmidt, confirmant une information du quotidien Le Monde.

Pour lavocat de Catherine Nambot, Me Alain Dreyfus-Schmidt, Frédéric Péchier a clairement tenté de tuer sa collègue. “Catherine Nambot a désormais la certitude quil a voulu la tuer. On pourrait qualifier cela de tentative de meurtre”, affirme son avocat Me Alain Dreyfus Schmidt. Selon plusieurs proches des deux collègues, les deux confrères, auparavant amis, sétaient brouillés six semaines avant lopération. Lavocat du docteur Péchier na pas encore réagi à ces accusations.