Besançon. Réforme des retraites : grève et manifestation ce mardi à Besançon – Est Républicain

Besançon. Réforme des retraites : grève et manifestation ce mardi à Besançon - Est Républicain

Réforme des retraites : Xavier Bertrand interpelle en direct Jean-Paul Delevoye

La réforme des retraites est au cœur de l’actualité depuis plusieurs mois. À Cherbourg-en-Cotentin, l’intersyndicale dénonce ce nouveau projet, qui détruirait selon eux le système de retraite actuel.

L’intersyndicale propose donc une première manifestation ce mardi 24 septembre, en appelant tous les corps de métier, les retraités, les sans-emploi, le privé comme le service public à se joindre au mouvement, comme l’explique Xavier Gancel, membre du bureau de l’union départementale de la CGT :

Le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, a assuré ce lundi que des “simulateurs individuels” seraient disponibles “entre 2020 et 2025” pour que chacun puisse se rendre compte de leffet de la réforme sur sa situation personnelle. 

Notre système de retraite fonctionne bien. C’est le meilleur au monde, et tout le monde nous l’envie. »

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Les syndicats sont en effet vent debout contre cette nouvelle réforme, qui comprend un nouveau calcul par points, ajoute Hervé Jubin, représentant de Sud Solidaire :

Le problème, c’est que la valeur du point est flottante. Et cette valeur fluctuera en fonction de la conjoncture économique du pays. »

L’UD CGT, la FSU (Fédération syndicale unitaire), Sud Solidaire et le MNL (Mouvement national lycéen) dénoncent donc une libéralisation des cotisations de retraite.

Les syndicats prennent exemple sur des pays comme la Suède et la Grèce qui ont déjà opté pour ce système.

Avec la crise de 2008, les conséquences ont été désastreuses pour ces deux pays. »

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En plus de la manifestation de ce mardi, l’intersyndicale propose ses propres solutions, qu’elle juge réalisable, comme le départ à la retraite à 60 ans, l’égalité salariale entre les hommes et les femmes, la suppression des exonérations de cotisations sociales, développe Patrick Guiraudou, de l’UD CGT :

Nous demandons aussi la prise en compte des années d’études et de formations des jeunes. La matière grise qu’ils accumulent pendant toutes ces années est bénéfique à la vie économique et à l’emploi qu’ils occupent. »

Mais l’intersyndicale reste lucide. Ce premier mouvement de grève n’est que le premier d’une longue série.

C’est une loi qui concerne tout le monde. Ce mouvement marque le début des hostilités face au gouvernement. »

Le rendez-vous est fixé ce mardi devant les mairies de Cherbourg, Saint-Lô et Avranches à 10 h 30

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"Si cette réforme est juste, si cette réforme maintient le niveau de vie des retraités et le montant de leurs pensions (…), je (vous) demande une chose : de mettre en place un simulateur individualisé qui permettra à chacun, avant le vote de la loi, et comme le vote de la loi interviendra dans quelques mois, vous avez largement le temps de le faire, de mettre les critères que vous voulez mettre dans le texte pour que chacun voit bien avec le nouveau système comment ça va se passer pour lui", a réclamé lancien ministre du Travail, ancien compagnon de route de lactuel haut-commissaire au sein des Républicains.  Des "simulateurs individuels" entre 2020 et 2025 "À titre personnel, je suis persuadé que parce quil ny a pas de mesure dâge, on aura une baisse des pensions. Mais mettez en place ce simulateur", a-t-il insisté. "Merci de mettre en avant ce qui figure dans mes propositions", a répondu Jean-Paul Delevoye dans un sourire. "Puisque nous allons avancer dans les arbitrages, nous avons très clairement indiqué quil y aurait des simulateurs collectifs. Je me suis engagé à ce quaucun décideur politique, aucun décideur syndical ne prenne de décisions sans avoir la capacité de mesurer les conséquences de ses décisions", a répondu ce dernier, évoquant également des "études dimpact". Et, "nous avons très clairement écrit quentre 2020 et 2025, chaque personne pourra disposer dun simulateur individuel pour pouvoir très clairement éclairer le moment de son départ à la retraite, avec quel niveau de retraite", a-t-il complété. "Cela aura un effet redistributif très positif sur les petites retraites. Le système actuel est très injuste. Ce sont les carrière heurtées, partielles, courtes, qui financent les meilleures retraites", a-t-il plaidé. "Et pour les femmes, nous annulons lâge de la décote à 67 ans pour le rapprocher vers 64 ans." La réforme des retraites, voulue par Emmanuel Macron, prévoit de fusionner en un système unique par points les 42 régimes existants, à lhorizon 2025. Une nouvelle concertation a été ouverte par le gouvernement qui doit aboutir au vote de la loi avant lété 2020.