Besançon : 5 personnes interpellées pendant la manifestation des gilets jaunes – France 3 Régions

Besançon : 5 personnes interpellées pendant la manifestation des gilets jaunes - France 3 Régions

Gilets jaunes : incidents à Amiens et Besançon en marge de la mobilisation

L’appel a été donné sur les réseaux sociaux avec une invitation à la mobilisation, ce samedi, à Besançon. Près de 500 Gilets jaunes et membres de différents syndicats se sont réunis, place de la Révolution, pour une manifestation placée sous le signe de la « défense du service publique ». Malgré de multiples averses, le cortège s’est mis en branle aux alentours de 15 h, pour une déambulation dans les rues bisontines.

Le début s’est déroulé dans le calme, sans heurt ni désagrément, malgré l’absence de déclaration auprès des autorités. C’est en fin d’après-midi, vers 18 h, que la situation s’est brusquement tendue. Un groupe d’une centaine d’individus a pris la direction de la préfecture. De là, certains ont commencé à s’attaquer aux échafaudages situés le long des murs, armés de barres métalliques.

La mairie a déploré les dégradations ayant visé “trois abribus, des conteneurs ainsi que les devantures de quatre établissements bancaires”. La maire Brigitte Fouré (UDI), a pointé dans un communiqué “la responsabilité des organisateurs de la manifestation qui par leur appel à prendre la ville de Macron ne pouvaient pas prétendre à un défilé pacifique”. La manifestation sest terminée dans le calme, le cortège est revenu à son point de départ où des concerts étaient prévus dans la soirée.

Les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs sommations avant de tirer des grenades lacrymogènes pour disperser la foule. Cinq personnes ont été interpellées à la suite de ces actes de vandalismes. Certaines ont été placées en garde à vue. Un noyau dur d’une trentaine d’individus a ensuite pris la direction de la gare Viotte en tentant de pénétrer à l’intérieur.

Le préfet a tenu à condamner fermement ces agissements, en déplorant les actes commis par ces personnes. « C’est un établissement public qui a été dégradé par ces personnes », insiste Nicolas Regny, directeur de cabinet.

La rue est à tout le monde!, a justifié un gilet jaune à lAFP, tandis que dautres manifestants criaient Castaner démission. Nous navons pas invités les gilets jaunes. On regrette cette récupération, explique Tommy Vaudecrane, président de Technopol, lassociation historique de défense des musiques électroniques qui a créé la Techno Parade en 1998 avec le soutien de lex-ministre de la Culture Jack Lang. Vitrine annuelle des musiques et cultures électroniques, le défilé la 21e Techno Parade, plus revendicatif que jamais, a pris cette année pour mot dordre Dansons pour Steve en hommage au teufeur de 24 ans retrouvé noyé dans la Loire. En témoigne la banderole de tête portant le nom de Steve accompagné de dessins de CRS utilisant des gaz lacrymogène et des pancartes justice pour Steve. Derrière, le char du collectif des free parties réclame des fêtes libres.

Des incidents ont eu lieu ce samedi lors du 47e acte de mobilisation des Gilets jaunes à Amiens (Somme) et à Besançon (Doubs), conduisant à des interpellations. La mobilisation avait commencé en fin de matinée dans une ambiance festive à Amiens avec la mise en place dun  village militant  et des prises de parole liées aux revendications des Gilets jaunes et aux conséquences de lincendie de lusine Lubrizol de Rouen, dans le département voisin de Seine-Maritime.

Dans laprès-midi, la police a été la cible de jets de bâtons et de pierre et a répliqué avec des gaz lacrymogènes, a constaté un correspondant de lAgence France-Presse. Le cortège, de  450 personnes, dont 30 black blocs , selon la préfecture, sétait élancé sur litinéraire autorisé autour du centre-ville avec comme mot dordre d aller chercher  le président Emmanuel Macron, qui a grandi dans le chef-lieu de la Somme.

Certains black blocs sen sont également pris à un McDonalds, au bout du parcours. Neuf interpellations ont eu lieu, selon la préfecture. Aucun blessé na été signalé parmi les manifestants. Un fonctionnaire de police a été victime dun malaise et deux CRS ont été blessés  par des jets de pavés . La Mairie a déploré les dégradations ayant visé  trois abribus, des conteneurs ainsi que les devantures de quatre établissements bancaires . La maire Brigitte Fouré (UDI), a pointé dans un communiqué  la responsabilité des organisateurs de la manifestation qui par leur appel  à prendre la ville de Macron  ne pouvaient pas prétendre à un défilé pacifique .

À Besançon, cinq personnes ont été interpellées en marge dune manifestation  pour les services publics  ayant réuni 500 personnes et où  un noyau dur dune centaine de Gilets jaunes  sen est pris  à coups de barre de fer  à un échafaudage installé sur la façade de la préfecture, selon la préfecture du Doubs. Les gendarmes mobiles, appuyés par des policiers locaux, ont  au moins à deux reprises  fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, selon la même source, qui ajoute quil ny a eu aucun blessé. Environ  50 à 60  personnes ont ensuite tenté dinvestir la gare de Besançon, qui avait été fermée, mais ont pu être stoppées  sans heurts  par les forces de lordre, a-t-on ajouté.

France : incidents en province lors de manifestations de “gilets jaunes”

À Toulouse, lun des bastions du mouvement, plusieurs centaines de manifestants, Gilets jaunes, militants anti-autoritaires et écologistes, ont défilé dans le centre-ville. Le rendez-vous était dédié à la lutte contre la répression policière et judiciaire en vue notamment du procès vendredi à Toulouse dune militante en fauteuil roulant, jugée pour  violences  envers des policiers avec comme  arme  son fauteuil roulant. La tension est brièvement montée à lapproche de la place du Capitole, de nouveau interdite daccès par la préfecture, quand des policiers de la BAC ont chargé la foule avant de faire usage de gaz lacrymogènes.

Trois policiers ont été légèrement blessés selon un bilan provisoire de la préfecture, qui a signalé une interpellation pour  outrage , mais pas de dégradations. À Montpellier, 300 Gilets jaunes ont défilé, selon la préfecture, qui a fait état de trois interpellations pour dissimulation du visage, mais na pas relevé dincident particulier.

Entre autre épisodes marquants de la journée, celui dun homme fuyant à toute allure les forces de lordre pour finir sa trajectoire dans la Somme. Plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent alors un homme venir en aide à son prochain, visiblement en difficulté dans le cours deau. «On ne laisse pas passer les pompiers pour un blessé», commente lune des internautes ayant filmé la scène.

À Paris, quelques Gilets jaunes ont participé à une action du groupe Extinction Rebellion dans le centre commercial Italie Deux,  symbole du capitalisme , sans incidents notables.

Comme le rapporte CNEWS, la mobilisation amiénoise avait commencé en fin de matinée dans une ambiance festive avec la mise en place dun «village militant» et des prises de paroles portant sur les revendications des Gilets jaunes mais aussi sur le récent incendie de lusine Lubrizol de Rouen, la ville étant située dans le département voisin de Seine-Maritime.