Agression dun agent SNCF à Besançon : de la prison avec sursis contre lun des agresseurs – France 3 Régions

Agression d\un agent SNCF à Besançon : de la prison avec sursis contre l\un des agresseurs - France 3 Régions

Bourgogne-Franche-Comté – Faits divers. Un agent de la SNCF agressé : deux trains Besançon-Dijon supprimés

Dans un contexte de tension liée à la grève des cheminots, l’agression d’un agent SNCF ce jeudi soir devant le parvis de la gare Viotte, à Besançon, a suscité un émoi et une médiatisation dampleur nationale. Avec parfois quelques approximations.

Lenquête de police confiée à la sureté départementale a été menée avec célérité. L’exploitation des caméras de vidéosurveillance a notamment permis de clarifier certains points.

Lagent de la SNCF a reçu également “un coup de pied par quelquun qui sest enfui à pied et qui ne faisait pas partie du groupe des quatre copains”, a précisé Margaret Parietti. Il fait lobjet dune dincapacité totale de travail (ITT) de trois jours, a-t-elle ajouté. Lagression du chef descale avait nécessité son remplacement dans la nuit de jeudi par dautres agents. Quatre trains à destination de Dijon, Belfort et Lons-le-Saunier avaient été annulés vendredi matin.

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Une première altercation a effectivement éclaté entre une femme et un groupe d’individus, dont certains étaient venus retirer de l’argent pour acheter des cigarettes. Selon la vice-procureure de la République Margaret Parietti, contactée ce samedi par L’Est Républicain, la dame en question nétait pas une passagère SNCF. La situation s’est vite envenimée et des violences réciproques ont éclaté entre cette femme, très vindicative, et plusieurs hommes. Ces derniers ont fini par prendre le dessus.

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Alerté par une collègue de la gare, le chef d’escale a prévenu les secours, puis s’est rendu personnellement sur le parvis en demandant à tous de s’arrêter. La situation est brièvement revenue au calme, mais dans un second temps, l’agent SNCF a entendu, plus loin, de nouveaux cris : la rixe avait repris.

Lorsque le cheminot s’est approché, téléphone à la main, un des agresseurs l’a insulté en craignant qu’il appelle la police, avant de lui asséner un coup de poing au visage, puis un deuxième, qui a partiellement manqué sa cible, explique le parquet. C’est alors qu’un passant, qui n’avait rien à voir avec l’histoire, en a profité pour donner deux coups de pied dans le dos du chef d’escale (3 jours dITT).

Telle une volée de moineaux, tout le monde s’est ensuite dispersé, dont certains à bord d’une voiture identifiée sur les caméras de surveillance. Ce même véhicule était impliqué dans un autre fait, survenu la veille en pleine nuit, rue Renan à Besançon. Un groupe d’individus s’en était pris à un couple qui rentrait à leur domicile, avec l’idée finalement avortée de voler leur vélo. Les victimes avaient aussitôt porté plainte auprès des services de police.

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Les enquêteurs ont fait le rapprochement. Quatre personnes – Trois Bisontins nés en 1995 et un Vésulien né en 1993 – ont été interpellées et placées en garde à vue ce vendredi, à la fois pour l’épisode de la rue Renan et la bagarre devant la gare Viotte. La jeune femme impliquée dans cette rixe n’a pas souhaité porter plainte.

Les agresseurs ont pris la fuite à bord dune voiture avant que les collègues du chef descale frappé lui portent secours. Il a ensuite été conduit aux urgences. Deux jours darrêt de travail lui ont été prescrits, précise la radio locale. Il bénéficie également dun soutien psychologique, a déclaré la SNCF.

L’auteur présumé des coups de poing portés à l’agent SNCF, alcoolisé au moment des faits, est notamment poursuivi pour violences en réunion. Il fera lobjet dune comparution immédiate ce lundi. L’inconnu qui a distribué les coups de pied, lui, n’a pas encore été retrouvé par les policiers.

La direction de la SNCF a présenté vendredi aux organisations syndicales la période de transition menant au démarrage des trains déclenché par le seul conducteur plutôt que par un agent en sol, prévu par une directive européenne, a-t-on appris auprès delle. Cette directive qui devait être mise en place le 15 décembre prévoit que le départ des trains ne sera plus donné par un agent au sol mais par le conducteur du train lui-même.

Un agent de la SNCF a reçu des coups alors qu’il s’interposait dans une altercation devant la gare de Besançon Viotte jeudi soir, agression qui a entraîné l’annulation de quatre TER ce vendredi matin.

“Le chef d’escale de la gare de Besançon est intervenu suite à l’agression d’une jeune fille qui se faisait embêter par un groupe de jeunes sur le parvis de la gare”, a expliqué la direction régionale de la SNCF.

Cet agent a reçu “des coups au dos ou au visage” et a dû être conduit aux urgences. Il s’est vu prescrire deux jours d’incapacité totale de travail (ITT) et proposer un suivi psychologique, a précisé la SNCF.

Lemployé a reçu plusieurs coups au visage et au dos avant que les agresseurs ne prennent la fuite. Deux de ses collègues lont emmené aux urgences. Il a pu sortir de lhôpital dès le lendemain matin. Il bénéficiera de deux jours darrêt de travail et un soutien psychologique lui sera proposé, a déclaré la direction régionale de la SNCF à France Bleu.

“Nous condamnons fermement cet événement. On est sur le pont tous les jours pour nos clients, et on ne peut pas accepter de telles agressions”, a réagi Nabil Djaafer, directeur de la communication régionale de la SNCF, auprès de nos confrères de lEst républicain.

“Quatre trains ont été supprimés du fait de son remplacement par des agents dans la nuit”, a encore indiqué la SNCF.

L'agent de la SNCF a reçu également un coup de pied par quelqu'un qui s'est enfui à pied et qui ne faisait pas partie du groupe des quatre copains, a précisé Mme Parietti. Il fait l'objet d'une d'incapacité totale de travail (ITT) de trois jours, a-t-elle ajouté. Selon les déclarations des gardés à vue, ils se sont fait prendre à partie par la dame et sur les caméras de vidéosurveillance, on voit une altercation violente: la dame prend des coups et en donne, a souligné la vice-procureure.

“Les trains supprimés étaient les premiers trains du matin, deux Besançon-Dijon, un Besançon-Belfort, un Besançon-Lons-le-Saunier. Il y avait des reports dans l’heure, voire dans la demi-heure pour les passagers”, selon la compagnie ferroviaire.