Besançon: 8 mois de prison avec sursis pour lagresseur dun agent SNCF à la gare Viotte – France Bleu

Besançon: 8 mois de prison avec sursis pour l\agresseur d\un agent SNCF à la gare Viotte - France Bleu

Bourgogne-Franche-Comté | Agression dun agent SNCF à Besançon : quatre personnes en garde à vue

Dans un contexte de tension liée à la grève des cheminots, l’agression d’un agent SNCF ce jeudi soir devant le parvis de la gare Viotte, à Besançon, a suscité un émoi et une médiatisation dampleur nationale. Avec parfois quelques approximations.

Lenquête de police confiée à la sureté départementale a été menée avec célérité. L’exploitation des caméras de vidéosurveillance a notamment permis de clarifier certains points.

Doubs : un homme poursuivi pour avoir agressé un agent SNCF

Une première altercation a effectivement éclaté entre une femme et un groupe d’individus, dont certains étaient venus retirer de l’argent pour acheter des cigarettes. Selon la vice-procureure de la République Margaret Parietti, contactée ce samedi par L’Est Républicain, la dame en question nétait pas une passagère SNCF. La situation s’est vite envenimée et des violences réciproques ont éclaté entre cette femme, très vindicative, et plusieurs hommes. Ces derniers ont fini par prendre le dessus.

Alerté par une collègue de la gare, le chef d’escale a prévenu les secours, puis s’est rendu personnellement sur le parvis en demandant à tous de s’arrêter. La situation est brièvement revenue au calme, mais dans un second temps, l’agent SNCF a entendu, plus loin, de nouveaux cris : la rixe avait repris.

Capture d'écran de Google Maps.  −  Google Maps. PoliceSNCF – Un agent de la SNCF a été roué de coups, ce jeudi 24 octobre, dans la soirée. Il était intervenu pour empêcher lagression dune jeune femme par un groupe de jeunes devant la gare de Besançon-Viotte. Quatre personnes ont été placées en garde à vue.2019-10-26T14:50:00.000Z – La rédaction de LCI Un agent de la SNCF a été violemment frappé, alors qu'il s'interposait dans une altercation devant la gare de Besançon-Viotte, ce jeudi 25 octobre, en milieu de soirée. Selon la SNCF, cet agent est le chef d'escale de la gare de la ville et "est intervenu suite à l'agression d'une jeune fille qui se faisait embêter par un groupe de jeunes sur le parvis de la gare", a expliqué la direction régionale de la SNCF.  Quatre personnes – diversement impliquées dans cette agression – ont été placées en garde à vue, a fait savoir le parquet de Besançon à LCI. L'une d'entre elles, reconnue par l'agent SNCF, sera jugée en comparution immédiate lundi. 

Lorsque le cheminot s’est approché, téléphone à la main, un des agresseurs l’a insulté en craignant qu’il appelle la police, avant de lui asséner un coup de poing au visage, puis un deuxième, qui a partiellement manqué sa cible, explique le parquet. C’est alors qu’un passant, qui n’avait rien à voir avec l’histoire, en a profité pour donner deux coups de pied dans le dos du chef d’escale (3 jours dITT).

Telle une volée de moineaux, tout le monde s’est ensuite dispersé, dont certains à bord d’une voiture identifiée sur les caméras de surveillance. Ce même véhicule était impliqué dans un autre fait, survenu la veille en pleine nuit, rue Renan à Besançon. Un groupe d’individus s’en était pris à un couple qui rentrait à leur domicile, avec l’idée finalement avortée de voler leur vélo. Les victimes avaient aussitôt porté plainte auprès des services de police.

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Les enquêteurs ont fait le rapprochement. Quatre personnes – Trois Bisontins nés en 1995 et un Vésulien né en 1993 – ont été interpellées et placées en garde à vue ce vendredi, à la fois pour l’épisode de la rue Renan et la bagarre devant la gare Viotte. La jeune femme impliquée dans cette rixe n’a pas souhaité porter plainte.

L’auteur présumé des coups de poing portés à l’agent SNCF, alcoolisé au moment des faits, est notamment poursuivi pour violences en réunion. Il fera lobjet dune comparution immédiate ce lundi. L’inconnu qui a distribué les coups de pied, lui, n’a pas encore été retrouvé par les policiers.

La direction de la SNCF a présenté vendredi aux organisations syndicales la période de transition menant au démarrage des trains déclenché par le seul conducteur plutôt que par un agent en sol, prévu par une directive européenne, a-t-on appris auprès delle. Cette directive qui devait être mise en place le 15 décembre prévoit que le départ des trains ne sera plus donné par un agent au sol mais par le conducteur du train lui-même.

L’enquête ouverte à la suite de l’agression d’un agent SNCF, jeudi, devant la gare Viotte de Besançon, dans le Doubs, a permis de préciser l’enchaînement des faits et les responsabilités de chacun, indiquent nos confrères de LEst républicain.

 Nous privilégions une période de préparation et de formation complémentaires, la mise en place dune hotline métier pour répondre à toutes les questions que se poseraient les agents et le maintien des agents au sol , a-t-il détaillé, assurant que les conducteurs commenceraient néanmoins à donner eux-mêmes le départ dès le 15 décembre. Un groupe de travail doit être mis en place lundi sur cette question.

La SNCF prévoit une période de transition avant que le départ des trains ne soit donné que par le seul conducteur

Quatre personnes ont été placées en garde à vue. Lhomme suspecté davoir donné des coups de poing à l’agent SNCF fera lobjet dune comparution immédiate, lundi. L’inconnu qui a distribué les coups de pied, lui, n’a pas encore été retrouvé par les policiers.

L'un d'eux lui a asséné deux coups de poing au visage. Placé en garde à vue, il devait être déféré au parquet samedi après-midi en vue d'un jugement en comparution immédiate lundi. Trois autres personnes ont été interpellées avec lui pour des violences sur la femme, puis pour des menaces sur un jeune homme plus tard dans la soirée. L'un sera aussi jugé en comparution immédiate et les deux autres seront convoqués ultérieurement devant le tribunal correctionnel. Les quatre hommes, tous nés en 1995, étaient très alcoolisés, a souligné la magistrate.

Agression dun agent de la SNCF à la gare de Besançon : un des auteurs présumés jugé lundi en comparution immédiate

Retrouvez le récit détaillé des événements sur le site Internet de LEst républicain.

L'agent de la SNCF a reçu également un coup de pied par quelqu'un qui s'est enfui à pied et qui ne faisait pas partie du groupe des quatre copains, a précisé Mme Parietti. Il fait l'objet d'une d'incapacité totale de travail (ITT) de trois jours, a-t-elle ajouté. Selon les déclarations des gardés à vue, ils se sont fait prendre à partie par la dame et sur les caméras de vidéosurveillance, on voit une altercation violente: la dame prend des coups et en donne, a souligné la vice-procureure.