Béziers : le propriétaire du Jardin-Saint-Adrien à nouveau sous les …

Béziers : le propriétaire du Jardin-Saint-Adrien à nouveau sous les ...

Meurtre de Servian : Daniel Malgouyres retourne en prison !

Daniel Malgouyres libéré mardi de la prison de Béziers après un an de détention, retourne en détention pour ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire. Le patron du jardin Saint-Adrien à Servian (Hérault) est poursuivi pour avoir tué un cambrioleur et organisé son propre cambriolage en 2017.

Mardi midi en sortant de la prison de Béziers, Daniel Malgouyres affichait un grand sourire. Accueilli par sa fille, sa sœur et son frère notamment après un an de détention provisoire. Il venait dobtenir sa remise en liberté. Un soulagement qui naura duré que 24 heures. Le patron du jardin Saint-Adrien à Servian (Hérault) retourne en prison ce mercredi soir. Il na pas  respecté son contrôle judiciaire qui lui imposait de quitter le département.

Daniel Malgouyres devait se présenter dès ce jeudi à la gendarmerie de Font Romeu (Pyrénées-Orientales) pour “pointer” (il devait résider aux Angles dans la résidence secondaire de sa sœur). Il a donc cherché dès mardi a récupérer ses papiers didentité auprès de son épouse qui a refusé de les lui donner. Sur les conseils de son avocat, et pensant que son contrôle judiciaire ne commençait que jeudi, il a donc passé la nuit chez sa fille dans lHérault et sest  présenté ce mercredi à la gendarmerie de Pézenas pour déposer une main courante validant le fait quil ne pouvait pas récupérer ses papiers didentité et quil ne pourrait donc pas prouver qui il est lorsquil se présenterait à la gendarmerie de Font-Romeu.

J’ai l’impression que ce n’est pas vrai. Laissez-moi me reprendre un peu. Il y a tellement longtemps que j’attends ce moment. Vous ne vous rendez pas compte ce que c’est que de mettre quelqu’un en prison. Je n’ai jamais été dans une prison et on m’a enfermé du jour au lendemain. Vous savez, avec mon épouse on a fait quelque chose de magnifique. On a eu quarante ans de bonheur. Un soir on est venu. C’était deux bêtes féroces qui étaient là contre nous. Pendant huit mois, on n’a jamais voulu me montrer les photos. Ils nous ont massacrés. On a eu beaucoup de chance et on a pu s’en sortir avec Françoise.

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Cest là que laffaire tourne au cauchemar pour Daniel Malgouyres. Les gendarmes estiment en effet quil na rien à faire dans le département de lHérault et quil ne respecte donc pas son contrôle judiciaire imposé par la justice depuis sa sortie. Il est donc interpellé et présenté à un juge qui lui signifie aussitôt son retour en prison. 

Aurélie Malgouyres : “Je languis que mon père sorte pour pouvoir le serrer dans mes bras”

Son avocat Maitre Darrigade parle dacharnement contre son client et rappelle que ce dernier, très affaibli psychologiquement envisageait de se suicider sil n avait pas obtenu sa libération cette semaine. Il va faire appel très rapidement de cette décision de justice dincarcérer à nouveau son client. 

En octobre 2017, Daniel Malgouyres avait abattu un des deux cambrioleurs  qui avaient pénétré chez lui par effraction “pour sauver sa peau et celle de son épouse”, selon lui il sagissait de légitime défense. 

Quelques semaines plus tard, le deuxième cambrioleur qui avait pris la fuite était interpellé à Perpignan. Selon lui, cest Daniel Malgouyres qui aurait organisé son propre cambriolage pour mettre la main sur la fortune de sa femme, le couple battait de laile. Daniel Malgouyres était alors interpellé, mis en examen pour meurtre, complicité de tentative de vol avec arme, association de malfaiteurs et tentative de meurtre à lencontre du deuxième cambrioleur. Daniel Malgouyres a toujours nié avoir orchestré ce cambriolage. 

La cour d'appel de Montpellier a décidé de libérer ce mardi 6 novembre Daniel Malgouyres un an après sa mise en examen pour meurtre, complicité de vol avec arme et association de malfaiteurs, dans l'affaire du cambriolage mortel au Jardin Saint-Adrien.

Nouveau coup de théâtre dans l’affaire criminelle de Servian : le propriétaire du Jardin Saint-Adrien, Daniel Malgouyres âgé de 70 ans remis en liberté sous contrôle judiciaire hier, après un an de détention provisoire, a de nouveau été interpellé ce mercredi soir et incarcéré.

On lui reproche de n’avoir pas respecté le contrôle judiciaire imposé mardi par les juges de la chambre d’instruction près la cour d’appel de Montpellier qui lui interdisaient de séjourner dans l’Hérault, sitôt avoir franchi les portes de la maison d’arrêt du Gasquinoy à Béziers, à 12h15 hier, où il avait retrouvé les siens. Or, les services du procureur de la République et le juge d’instruction du tribunal de grande instance de Béziers ont appris que Daniel Malgouyres avait passé la nuit au domicile de sa fille, dans l’Hérault…Ils en auraient eu confirmation par les gendarmes qui ont informé le parquet et le juge d’instruction.

Le magistrat instructeur a aussitôt ordonné l’arrestation du septuagénaire. Présenté ce soir devant le juge de la liberté et de la détention -JLD- au palais de justice de Béziers, il a été placé en détention, après la révocation du contrôle judiciaire, qui l’obligeait à résider dans les Pyrénées-Orientales et d’aller pointer à la brigade de gendarmerie de Font-Romeu.

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C’est un véritable choc pour la famille, les proches et l’avocat du mis en examen. Ils sont littéralement assommés ce soir par ce retour derrière les barreaux du meurtrier présumé d’un des cambrioleurs du Jardin Saint-Adrien.

C’est l’affaire criminelle la plus retentissante dans l’Hérault, depuis celle de l’assassinat de Bernadette Bissonnet, à Castelnau-le-Lez : le 5 octobre 2017 au soir, Daniel Malgouyres, propriétaire du réputée Jardin Saint-Adrien, dans la commune de Servian, entre Béziers et Pézenas tuait un des deux cambrioleurs armés, gantés et encagoulés ayant fait irruption dans l’habitation, où se trouvait également son épouse. Une thèse de légitime défense qui s’effondrait peu de temps après, avec les aveux inattendus et spectaculaires du complice présumé ayant réussi à s’enfuir du site. Il révélait alors aux gendarmes de la section de recherches de Montpellier que Daniel Malgouyres avait monté ce scénario, avec un guet-apens pour les deux hommes, pour un mobile financier, sur fond de mésentente conjugale…Il est soupçonné d’avoir voulu exécuter ceux qui risquaient de tout raconter…

“Le combat de son innocence nest pas terminé”, a renchéri son avocat Jean-Marc Darrigade: “On va pouvoir se battre avec plus de sérénité, lenvie daller jusquau bout et davoir raison jusquau bout. Je ne sais pas honnêtement ce qui a décidé les juges à le libérer aujourdhui plutôt quil y a un mois”.

Depuis, Daniel Malgoyres est en prison pour homicide volontaire -meurtre, donc-, association de malfaiteurs et complicité de vol avec arme. Il nie toutes ces accusations. De multiples rebondissements ont émaillé cette affaire criminelle hors norme. Ses cinq demandes de remise en liberté ont été rejetées, depuis son incarcération. Jusqu’à ce mardi : les juges de la chambre de l’instruction près la cour d’appel de Montpellier ont donné une suite favorable à sa énième requête, contrairement aux réquisitions de l’avocat général, opposé à cette libération, après un an de détention provisoire.

Le propriétaire du Jardin Saint-Adrien, incarcéré à la maison d’arrêt du Gasquinoy à Béziers, a recouvré la liberté à 12h15. Il reste mis en examen pour un crime passible de la cour d’assises. Il est astreint à un contrôle judiciaire strict, lui interdisant de séjourner dans l’Hérault. Les juges de la cour d’appel ont estimé que la procédure judiciaire était quasiment terminée, que tous les actes avaient été accomplis pour la recherche de la vérité, après la longue reconstitution qui a eu lie récemment à Servian.

Les gendarmes montpelliérains ont déjà entendu François Malgouyres et les enfants du couple, ainsi que d’autres membres de la famille et des banquiers, après ce dernier rebondissement, précédé d’un autre : un gendarme de la compagnie de Pézenas, en fonction à la brigade de recherches a été récemment interrogé par ses collègues enquêteurs de la section de recherches, sur requête du juge d’instruction pour éclaircir un point particulier survenu début octobre : dans la foulée du meurtre au Jardin Saint-Adrien, Daniel et Françoise Malgouyres avaient alerté ce gendarme qui fait partie de leur famille au sujet de la détention, dans la propriété de Servian, d’armes à feu.

Depuis la mise en examen par le juge d’instruction du tribunal de grande instance de Béziers d’un proche de Daniel et de Françoise Malgouyres, les propriétaires du Jardin Saint-Adrien, les gendarmes de la section de recherches de Montpellier recherchaient un magot de 100’000 euros qui aurait attiré la convoitise des deux braqueurs venus le 5 octobre 2017 au soir et dont un a été abattu. Daniel Malgouyres l’a tué au fusil de chasse au premier étage. Son complice qui avait pris la fuite, identifié quelques jours plus tard, a été arrêté près de Perpignan, mis en examen et incarcéré.

Les investigations ont ensuite débouché sur un autre développement inattendu, également, avec l’arrestation en novembre dans ce village du Gard, limitrophe avec l’Hérault d’un ami de Daniel et de François Malgouyres pour complicité d’homicide volontaire. Grâce à des constatations et l’épluchage de documents comptables et autres, les enquêteurs ont eu la conviction qu’un gros magot avait été dissimulé par le couple de Servian, dans l’hypothèse de soustraire ces fonds au fisc, mais, impossible d’y mettre la main dessus. Il n’est pas exclu, toutefois qu’il s’agisse des économies amassés par les propriétaires du Jardin Saint-Adrien.

Coup de théâtre quelques semaines après : Daniel Malgouyres était à son tour interpellé, déféré devant le juge et mis en examen, soupçonné d’avoir organisé ce faux vol à main armée au domicile du couple, ce qu’il ne cesse de nier farouchement. Il est mis en examen pour complicité de tentative de vol avec arme.

Les investigations ont ensuite débouché sur un autre développement inattendu, également, avec l’arrestation en novembre dans ce village du Gard, limitrophe avec l’Hérault d’un ami de Daniel et de François Malgouyres pour complicité d’homicide volontaire. Grâce à des constatations et l’épluchage de documents comptables et autres, les enquêteurs ont eu la conviction qu’un gros magot avait été dissimulé par le couple de Servian, dans l’hypothèse de soustraire ces fonds au fisc, mais, impossible d’y mettre la main dessus. Il n’est pas exclu, toutefois qu’il s’agisse des économies amassés par les propriétaires du Jardin Saint-Adrien.

Des fonds d’un montant de 100’000 euros qui ont finalement été déterrés en janvier dernier dans le jardin du Gardois, maintenu en détention provisoire depuis sa mise en examen. Ce magot lui aurait été remis par l’épouse de Daniel Malgouyres, qui en serait la propriétaire. À quelle époque ? Avant le meurtre début octobre ? Ou après, antérieurement ou postérieurement à l’arrestation et à l’incarcération de son mari ?

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Les gendarmes montpelliérains ont déjà entendu François Malgouyres et les enfants du couple, ainsi que d’autres membres de la famille et des banquiers, après ce dernier rebondissement, précédé d’un autre : un gendarme de la compagnie de Pézenas, en fonction à la brigade de recherches a été récemment interrogé par ses collègues enquêteurs de la section de recherches, sur requête du juge d’instruction pour éclaircir un point particulier survenu début octobre : dans la foulée du meurtre au Jardin Saint-Adrien, Daniel et Françoise Malgouyres avaient alerté ce gendarme qui fait partie de leur famille au sujet de la détention, dans la propriété de Servian, d’armes à feu.

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Hors enquête, le gendarme s’est déplacé, en civil jusqu’au Jardin Saint-Adrien pour donner la conduite à tenir au couple Malgouyres, qui voulait savoir s’il devait remettre ces armes aux enquêteurs ou s’en séparer…Cet officier de police judiciaire du groupement de gendarmerie de l’Hérault s’est expliqué sur procès-verbal. Le juge d’instruction ne devrait rien lui reprocher.

En clair, Daniel Malgouyres est soupçonné d’avoir préparé avec les deux agresseurs une fausse agression à main armée à domicile. Les blessures relevées sur le couple n’auraient pas été provoquées par les deux agresseurs. Des médecins légistes du CHU Lapeyronie de Montpellier ont estimé, au vu des examens, que Daniel Malgouyres se serait auto-mutilé.

Mais le second voleur, arrêté à Perpignan et mis en examen à la mi-octobre 2017, lavait accusé davoir organisé le cambriolage. Daniel Malgouyres avait alors été mis en examen et écroué le 20 octobre pour complicité de tentative de vol. Mais mi-décembre 2017, la chambre de linstruction de la cour dappel de Montpellier avait souligné quen droit français il ne pouvait y avoir de vol entre époux, tout en le maintenant en détention.

Dans ce scénario qui aurait été préparé à l’avance, prémédité donc -l’enquête a établi que Daniel Malgouyres et un des deux complices s’étaient rencontrés quelques jours plus tôt-, Françoise Malgouyres devait être frappée violemment, ce qui a été le cas. C’est le comparse qui a pris la fuite après l’attaque à domicile qui s’était chargé de cette besogne.

“On va pouvoir se battre avec plus de sérénité”. “Ils nont aucune preuve contre moi. On va mamener aux assises parce que cest vrai que jai eu ce geste, mais cétait pour sauver ma vie”, a commenté Daniel Malgouyres, qui ne doit pas séjourner dans lHérault selon les termes de son contrôle judiciaire, à sa sortie de prison : “Si on trouve une seule preuve contre moi je vends mon domaine et jen fais don à la Ligue contre le cancer”.

Selon nos informations, il est reproché à Daniel Malgouyres d’avoir dissimulé des éléments très importants pour le déroulement de l’enquête et de l’instruction, notamment qu’il connaissait les deux braqueurs présumés,  grâce à des liens disons amicaux , dixit le procureur. Le propriétaire du domaine Saint-Adrien entretenait des liens assez réguliers avec le cambrioleur qu’il a tué -il résidait à Cabestany dans les Pyrénées-Orientales- et son complice, arrêté mardi près de Perpignan et dont les révélations en garde à vue sont à l’origine de ce spectaculaire rebondissement.

Les déclarations de ce complice âgé d’une cinquantaine d’années -placé sous mandat de dépôt hier pour tentative de vol avec arme et violences volontaires- qui ont été vérifiées point par point depuis mardi, ont été jugées suffisantes pour entraîner l’interpellation et le placement en garde à vue du propriétaire du Jardin Saint-Adrien, avant sa mise en examen. Depuis son arrestation, Daniel Malgouyres dément connaître les deux cambrioleurs.

“Le combat de son innocence nest pas terminé”, a renchéri son avocat Jean-Marc Darrigade ;: “On va pouvoir se battre avec plus de sérénité, lenvie daller jusquau bout et davoir raison jusquau bout. Je ne sais pas honnêtement ce qui a décidé les juges à le libérer aujourdhui plutôt quil y a un mois”.

Selon Yvon Calvet,  M.Malgouyres nie tout après ces accusations du complice, mais il existe dans le dossier des éléments graves et concordants laissant présumé qu’il a joué un rôle dans cette agression à domicile, qu’il est complice de cette tentative de vol avec arme .

Au vu des derniers éléments recueillis par les gendarmes de la section de recherches de Montpellier, Daniel Malgouyres aurait orchestré cette agression à domicile, à l’insu, semble t-il de son épouse. Entendue comme témoin après les révélations du complice, en état de choc après ce coup de théâtre, elle a été remise en liberté et, pour l’heure mise totalement hors de cause dans ce qui ressemble à un scénario noir, digne d’un polar.

Le juge d’instruction et les enquêteurs de la gendarmerie ont, toutefois relevé de nombreuses contradictions sur le déroulement des faits dans la soirée du 5 octobre et dans les circonstances du décès par balle d’un des deux braqueurs, dans les versions livrées par le couple.

Reste le mobile de cette fausse agression à main armée à domicile, qui pourrait être d’ordre financier, selon nos informations. Les gendarmes du groupe financier de la section de recherches de Montpellier sont en train de passer au crible et d’analyser l’état de la comptabilité de la société et le patrimoine du couple Malgouyres. Et ils ont découvert l’évaporation de 100’000 euros.

Il reste également des questions, dont celles-ci : pourquoi Daniel Malgouyres a t-il tué froidement une des deux connaissances ? Et pourquoi a t-il laissé repartir vivant le second qui risquait de tout balancer ?

Voilà un procès qui s’annonce retentissant devant la cour d’assises de l’Hérault, à Montpellier, fin 2019. Pour l’heure, Daniel Malgouyres ne sera pas jugé libre, après son retour en prison, ce soir. Un énième rebondissement dans ce feuilleton judiciaire digne d’un polar.