A Vendôme, les Arjowiggins perturbent la circulation des TGV entre Paris et Bordeaux – 25/03/2019 – la Nouvelle République

A Vendôme, les Arjowiggins perturbent la circulation des TGV entre Paris et Bordeaux - 25/03/2019 - la Nouvelle République

SNCF : reprise “progressive” du trafic entre Paris et Bordeaux, 16 000 voyageurs concernés

Le trafic SNCF a été interrompu 11h20 et 16h entre la gare Montparnasse, Poitiers et Bordeaux. Des salariés de la société Arjowiggins, menacée de liquidation judiciaire, ont occupé les voies de la gare de Vendôme dans le Loir-et-Cher. La circulation des trains a repris progressivement vers 16h.

Des salariés du papetier Arjowiggins, menacé de liquidation judiciaire, ont bloqué totalement la circulation des TGV entre Paris et le Sud-Ouest pendant plusieurs heures ce lundi, en occupant les voies de la gare de Vendôme (Loir-et-Cher). “L’impact pour nos voyageurs est très important”, indiquait la SNCF. Un porte-parole de l’entreprise a indiqué que 26 trains et 16 000 personnes ont été touchés par ce blocage,

Les usines du groupe Arjowiggins Graphic, filiale du groupe Sequana, ont été placées en redressement judiciaire le 8 janvier et sont menacées de fermeture si aucune offre de reprise nest validée par le tribunal. Seul le groupe suédois de bois et de papier Lessebo, associé à un investisseur norvégien, se propose de reprendre les trois usines de Bessé-sur-Bray, Le Bourray (Sarthe) et Château-Thierry (Aisne), à condition de supprimer près de 215 emplois. Les syndicats craignent "le licenciement de près de 800 salariés, évoluant au sein dun territoire rural, isolé, dont les papeteries Arjowiggins représentent le principal employeur de la région". 

L’entreprise ferroviaire précisait avoir “immédiatement adressé un ordre de réquisition à la préfecture du Loir-et-Cher afin que celle-ci mette tout en œuvre, dans les meilleurs délais, pour libérer les voies et permettre une reprise du trafic TGV”.

Le blocage dure depuis à 11h20, selon le communiqué, qui souligne que lentreprise de papeterie Arjowiggins "na rien à voir" avec la SNCF. Lentreprise ferroviaire précise avoir "immédiatement adressé un ordre de réquisition à la préfecture du Loir-et-Cher afin que celle-ci mette tout en œuvre, dans les meilleurs délais, pour libérer les voies et permettre une reprise du trafic TGV". "Les forces de lordre sont sur place", a indiqué la préfecture sans plus de précision.

“Les forces de l’ordre sont sur place”, avait indiqué la préfecture. “Certains TGV ont dû être supprimés. Dans la mesure du possible, afin de minimiser l’impact pour les voyageurs, des trains sont détournés sur les lignes classiques avec pour conséquence au moins 2 heures de retard”, avait ajouté la SNCF.

"Limpact pour nos voyageurs est déjà très important : actuellement, 24 trains sont concernés et 12.000 voyageurs directement touchés par cette interruption de trafic", indique la SNCF dans un communiqué de presse en milieu daprès-midi. "Certains TGV ont dû être supprimés. Dans la mesure du possible, afin de minimiser limpact pour les voyageurs, des trains sont détournés sur les lignes classiques avec pour conséquence au moins 2 heures de retard", ajoute la compagnie. 

COMMUNIQUE DE PRESSE | #Vendôme La présence de manifestants sur les voies en gare de Vendôme TGV interrompt les circulations sur l’axe Atlantique. pic.twitter.com/KIA3cxcZZp

Outre celle de Lessebo, trois autres offres ont été déposées pour la seule usine de Château-Thierry, qui emploie 75 personnes, et une quatrième propose de ne conserver que le site de Le Bourray (270 salariés). Une manifestation pour la défense de lusine de Bessé-sur-Braye, avait rassemblé 400 personnes le 28 février dans la ville, après une première mobilisation denviron 500 personnes, dont des employés de lusine et des élus, au Mans le 20 février.

À 16h20 la SNCF a annoncé sur son compte Twitter que le blocage des voies était terminé : “L’interruption des circulations suite à la présence de manifestants sur les voies en gare de Vendôme TGV a duré près de 5h, de 11h20 à 16h”, a-t-elle écrit. “Les circulations reprennent très progressivement avec d’importants retards jusqu’à ce soir”. Les voies ont été évacuées “sans intervention des forces de l’ordre”, a indiqué la préfecture. “Les manifestants sont repartis d’eux-mêmes.”

Le trafic SNCF était interrompu, lundi 25 mars à la mi-journée, e ntre Paris, Poitiers et Bordeaux, en raison de loccupation de la gare TGV de Vendôme par une centaine de salariés du papetier Arjowiggins, menacé de liquidation judiciaire. À la veille de la décision du tribunal de commerce de Nanterre sur lavenir de leur entreprise, placée en redressement en janvier, les protestataires entendent exprimer ainsi leur inquiétude. 

\u26a0 INFO TRAFIC | #Vendôme L’interruption des circulations suite à la présence de manifestants sur les voies en gare de Vendôme TGV a duré près de 5h, de 11h20 à 16h.Les circulations reprennent très progressivement avec d’importants retards jusqu’à ce soir.

Des salariés du papetier Arjowiggins, menacé de liquidation, occupent les voies à la gare de Vendôme (Loir-et-Cher), provoquant la paralysie du trafic sur la ligne Sud-Ouest depuis la fin de matinée. Quelque 12.000 voyageurs sont concernés. 

Les salariés d’Arjowiggins entendaient exprimer leur inquiétude à la veille de la décision du tribunal de commerce de Nanterre sur l’avenir du papetier, placé en redressement judiciaire en janvier. Les usines du groupe Arjowiggins Graphic, filiale du groupe Sequana, ont été placées en redressement judiciaire le 8 janvier et sont menacées de fermeture si aucune offre de reprise n’est validée par le tribunal.

Seul le groupe suédois de bois et de papier Lessebo, associé à un investisseur norvégien, se propose de reprendre les trois usines de Bessé-sur-Bray, Le Bourray (Sarthe) et Château-Thierry (Aisne), à condition de supprimer près de 215 emplois. Les syndicats craignent “le licenciement de près de 800 salariés, évoluant au sein d’un territoire rural, isolé, dont les papeteries Arjowiggins représentent le principal employeur de la région”.