Bordeaux : des tensions en coulisses mais des bon résultats sur le terrain – Le Figaro

Bordeaux : des tensions en coulisses mais des bon résultats sur le terrain - Le Figaro

Paulo Sousa : “Cest différent de ce quon mavait dit”

Malgré une bonne série dans les résultats, la période n’est pas vraiment idéale au club avec ce conflit entre les deux actionnaires, GACP et King Street. Questionné sur ce sujet dans les colonnes du quotidien sportif du jour, Paulo Sousa a expliqué que  dans un processus, il peut y avoir des moments délicats, et ces moments auront des conséquences, c’est normal. Le plus important, c’est que chaque personne qui travaille au club contribue à cette stabilité. Pour moi, le club doit être avant tout le monde .

Mais est-ce aussi un message audible pour les Ultramarines, qui sont eux aussi actuellement en conflit avec la direction ?  Il faut une alchimie mais je ne dois pas attendre après eux : c’est à nous de faire en sorte qu’ils se sentent proches de nous à travers certaines valeurs. Quand l’équipe perd la balle, elle ne doit pas attendre mais travailler pour essayer de la récupérer. C’est un cercle vertueux .

Daniel Riolo donne sa vision de King Street, et les problématiques en cours aux Girondins. Il tente de revenir sur la situation, en ouvrant son discours sur la masse salariale : “Une gestion catastrophique dun point vu financier, cest pour ça que King Street regarde les comptes, ils saperçoivent quil va y avoir un déficit en décembre, qui va être le double, voir le triple de ce qui était prévu. Pourquoi : masses salariales qui ont été explosées, salaires énormissimes quont été donnés aussi bien à des gens dans le club que des joueurs. Ils ont cassé à mort la tirelire pour Koscielny, qui a un salaire monumental… ça a creusé un trou, qui a poussé King Street, aujourdhui à se dire “on est en train perdre tout notre blé….”

En interview dans les colonnes de LÉquipe, à quelques heures du match entre Reims et Bordeaux (J15 de Ligue 1), Paulo Sousa a été questionné sur la réussite actuelle des Girondins, qui reviennent bien depuis plusieurs semaines et sont une équipe “qui a besoin dêtre aidée” daprès lui.

Pas atteint par les critiques formulées contre lui, en début de saison notamment, PS reconnaît “rester dans ses convictions et travailler pour les joueurs” tout en étant conscient que “le meilleur moyen de convaincre” cest davoir des résultats avec son équipe.

 Je trouve que c’est un peu n’importe quoi à ce moment-là de la saison. Surtout qu’on est bien. Le club, et je parle surtout chez les joueurs, on a retrouvé une assise dans le jeu et mettre ce fardeau-là de dirigeants ‘je vais racheter le club’, ‘je vais mettre des sous’… c’est vraiment n’importe quoi et on va passer pour la risée. Il vaut mieux attendre la fin de l’année et puis voir car encore une fois, on est bien, au classement on est 4ème. Bordeaux crée du jeu, marque des buts, gagne surtout. Et aujourd’hui, on parle que machin va partir. Il est vrai que les supporters avaient mis des banderoles comme quoi ils voulaient virer Longuépée. Mais est-ce que c’est le moment ? C’est la question qu’il faut se poser. Est-ce le moment de changer de présidence ou d’actionnaire ? Je ne pense pas. Maintenant on n’est pas dans les petits papiers et on ne sait pas de quoi Bordeaux va être fait demain .

Le technicien portugais a aussi été interrogé sur latmosphère actuelle très délicate qui règne en raison des conflits King Street – GACP – supporters. Avec pragmatisme, lentraîneur des Girondins tempère en expliquant notamment quun processus (de vente) peut connaître ses “moments délicats” et que si, à lheure actuelle, les investissements sont différents de ce quon “(lui) avait dit” il préfère se satisfaire “des bonnes fondations actuelles” posées aujourdhui avec ses joueurs.

Selon 20 minutes, si King Street reprend la main, Paulo Sousa (comme Eduardo Macia) ne serait pas inquiété. Pour Daniel Riolo, il sera tout de même difficile de se séparer de l’entraineur bordelais, de par son salaire. Une raison qui pourrait aussi le faire rester aux Girondins. Pour rappel, hier en conférence de presse, le coach portugais avait expliqué que peu importe ce qui allait se passer, il voulait continuer en Gironde (lire ICI).

Acceptant la réalité économique du FCGB, Paulo Sousa sait  “quun club comme Bordeaux a besoin de vendre”, même si “ce ne sont pas les indications” dont il dispose à lheure actuelle. Pas encore, en tout cas… Il conclue en rappelant que “Le plus important, cest que chaque personne qui travaille au club contribue à cette stabilité. Pour moi, le club doit être avant tout le monde”.

En attendant, les Girondins tenteront de répondre encore présents, eux, sur le terrain. Et cela commence dès ce soir au stade Auguste Delaune de Reims.

Christophe Dugarry s’est exprimé sur la situation actuelle des Girondins de Bordeaux, qui ont vu les tensions entre les deux actionnaires déballées sur la place publique.  Je n’ai pas dit que le jeu me convenait. J’ai dit que le jeu était toujours aussi pauvre mais bravo Paulo Sousa. Je trouve que c’est la seule éclaircie dans le brouillard. J’ai dit heureusement qu’ils ont Sousa parce que j’ai l’impression que c’est le seul qui a la tête sur les épaules avec quelques anciens qui sont pas mal […] Les tensions entre King Street et GACP ? L’escroquerie continue. On parle quand même d’un trou de 50 M€ et qu’il faudra entre 2 et 4 ventes au mercato d’hiver. On parle d’urgence en coulisse. Soyons clair, le projet de départ est mort. On parlait de 80M€ d’investissement. Aujourd’hui, ils ont vendu pour 30 et acheté pour 3 donc ils se sont mis 27 M€ dans les poches. Les 80 M€, on ne les a pas vu. Et là, ils vont se désengager donc le cirque continue .

Christophe Dugarry : Paulo Sousa, je trouve que cest la seule éclaircie dans le brouillard

Girondins33.com est un site dinformation qui relaie lensemble de lactualité du FC Girondins de Bordeaux depuis le 7 août 2009 au travers darticles et de news diffusés au quotidien.

“Mais cest vrai quon mavait promis plus de moyens. Cest important pour moi davoir une concurrence à lintérieur du groupe avec des joueurs qui évoluent au même poste, avec des caractéristiques différentes. Ça apporte plus de richesse dans une identité de jeu commune (…) Dans labsolu, un club comme Bordeaux a besoin de vendre pour continuer à saméliorer, mais ce ne sont pas les indications que jai. On va continuer à travailler sur notre stabilité. En ce moment, léquipe a besoin dêtre aidée.”