Ligue 1. Insultes homophobes durant le match Brest-Reims : ce quil sest passé – Ouest-France éditions locales

Ligue 1. Insultes homophobes durant le match Brest-Reims : ce quil sest passé - Ouest-France éditions locales

Stade Brestois – Reims. Cette fois, la fin sourit à Brest !

abonné Publié le 24 août 2019 à 23h49 Modifié le 25 août 2019 à 10h25 Maël Moizant 2 Voir les commentaires Les Brestois ont décroché leur première victoire de la saison, grâce à un but de Gaëtan Charbonnier. (Photo Nicolas Créach ) Rejoint deux fois, en fin de match, contre Toulouse et à Saint-Etienne, le Stade Brestois a attendu la 88e minute pour simposer grâce à Charbonnier contre Reims (1-0), samedi. Il y a encore du boulot pour être compétitif en Ligue 1, mais avec cinq points en trois journées, le promu sest offert du temps pour travailler. A deux minutes près, six avec les arrêts de jeu, le Stade Brestois naurait toujours pas gagné après trois matchs et aurait, peut-être, commencé à cogiter. Grâce à la tête tardive de Charbonnier (88), on retient quil na toujours pas été battu et sest surtout libéré du poids dun premier succès.

Ce renversement de physionomie, en une seule action, modifie, forcément, la lecture du début de saison breton. Cinq points et la cinquième place (anecdotique après trois journées, dont la dernière tronquée), ce nest pas pareil que daborder le prochain déplacement, à Nîmes, et le copieux mois de septembre (Rennes, Bordeaux, Lyon, Monaco) avec trois points et lattente dun premier succès.

Les supporters du PSG nont pas laissé passer loccasion dépingler la Ligue de football professionnel. Ce dimanche soir, à loccasion de la réception de Toulouse lors de la troisième journée de Ligue 1, les fans parisiens ont déployé plusieurs banderoles afin de protester contre les nouvelles mesures prises par la Ligue afin de lutter contre les insultes à caractère raciste ou homophobe dans les stades. Leur colère vise surtout cette deuxième catégorie.

Ce petit matelas va, peut-être, débloquer le verrou psychologique, qui a gangréné plus dune tête brestoise en première mi-temps. Si Bain sest installé en patron défensif contre Reims et le tout jeune Diallo dégage la maturité dun milieu à 200 matchs en Ligue 1 alors quil la découvre, ses coéquipiers ont commencé le match en pensant à ne pas faire derreurs plutôt quà créer le danger chez ladversaire.

“Stop à lultraphobie” a-t-on pu lire sur une autre déployée par le Collectif Ultra Paris (CUP). Une référence également aux interdictions de déplacement dont font lobjet les supporters en Ligue 1. “Roxana, tu nages à contre-courant”, estime un message plus soft, à propos des prises de position de la ministre des Sports Roxana Maracineanu à ce sujet.

 Des occasions, on peut en avoir si on arrive à se lâcher , appuie lentraîneur finistérien, qui a apprécié la deuxième mi-temps un peu plus libérée de ses joueurs, qui ont régulièrement manqué de mouvements et usé de longs ballons.

Alors que plusieurs matchs ont déjà été interrompus par les arbitres en Ligue 1 (Brest-Reims, Monaco-Nîmes) et en Ligue 2 (Nancy-Le Mans) depuis le début de la saison, une banderole cinglante a été déployée dans les tribunes du Parc des Princes avant le coup denvoi: “Arrêtés homophobie: le championnat de la démagogie a repris lui aussi.”

Le but a couronné le duo de la saison dernière, avec Autret à la passe – sa deuxième décisive après Saint-Etienne – et Charbonnier à la finition. Même si, sur le coup, le duel remporté par Bain devant sa surface et lappel de Cardona au premier poteau pour libérer lespace au buteur brestois, dans son dos, ont été tout aussi déterminants.

Brest a construit son succès sur  un détail  (DallOglio), qui a tourné en sa faveur, alors que Reims a  eu le sentiment dêtre plus dangereux  (David Guion) dans ce match.

Brest reste donc en rodage, et cherche toujours la meilleure formule. 4-4-2 ou 4-3-3, avec Lasne, qui était pressenti titulaire, mais sest finalement assis sur le banc. Lancien milieu montpelliérain est encore entré en cours de seconde période, entraînant le basculement en 4-3-3. Son expérience, dans une équipe qui en manque, est vouée à sinstaller assez vite dans le onze. Cardona a marqué des points, en moins dun quart dheure.

Il sagit du match entre le Stade Brestois et le Stade de Reims, ce samedi soir. Une partie du public de lenceinte bretonne a commencé à scander à la 53ème minute du match un refrain devenu habituel : “La Ligue, la Ligue, on tencule”.

En attendant que le collectif brestois émerge devant le but adverse après avoir au moins prouvé quil sétait solidifié derrière, on en est pour linstant tenu à établir des temps de passage individuels.

Comme la semaine passée à Nancy, une rencontre professionnelle de lhexagone a été interrompue suite à des chants à caractère homophone émanant des tribunes.

Chants homophobes : Un joueur va faire tousser la LFP !

La plupart des joueurs découvrent ou redécouvrent la Ligue 1. Ils doivent aussi en appréhender les nouveaux codes : la Var, qui est intervenue deux fois contre Reims, pour refuser un penalty réclamé par Charbonnier à la 58 et validé son but à la 88. 

Et intégrer les nouvelles directives de la LFP, qui nentend plus rien laisser passer, encore moins quand les insultes la concernent. La tribune Quimper sest vue menacée dun arrêt du match en tout début de seconde période (52).

Une alerte de plus dans un match que le Stade Brestois na pas vraiment contrôlé. Mais il la gagné, et ça change beaucoup de choses.

Cest une première en Ligue 1. Peu avant lheure de jeu, samedi soir pour la 3e journée de Ligue 1, larbitre de la rencontre a interrompu le match entre Brest et Reims (1-0) pour des chants homophobes.

Football : des insultes homophobes dans plusieurs stades de Ligue 1

La nouvelle disposition mise en place par la LFP a été appliquée par Hakim Ben El Hadj, lhomme en noir de la rencontre. Larbitre a arrêté momentanément le match, le temps quune annonce du speaker mette en garde le public : si les chants reprennent, le match sera stoppé.

53 Moment de flottement au Stade Francis-Le Blé. Le délégué prend le micro pour préciser que si certains chants persistaient en tribunes, alors le match pourrait être arrêté. Finalement, le jeu reprend #SB29SDR (0-0)

Il sagit dune première dans lélite du foot français. La semaine dernière en Ligue 2, larbitre Mehdi Mokhtari avait également interrompu quelques minutes la rencontre entre Nancy et Le Mans pour des chants de la même nature.

Fin mars, Roxana Maracineanu avait jugé inadmissibles des chants entendus lors du clasico PSG-OM. Début juillet, le président Emmanuel Macron sétait déclaré favorable à linterruption des rencontres en cas de cris racistes ou homophobes dans les stades.

La LFP sanctionne des chants homophobes ou des insultes?

Alors que plusieurs incidents avaient marqué la saison dernière de football, en France comme à létranger, la Ligue de football professionnel et la Licra, ont annoncé à lété la mise en place dune fiche de signalement contre toutes formes de racisme et de discrimination dans les stades.

Tout signalement déclenchera une procédure afin de combattre de manière ciblée les actes de discrimination dans les stades de football, avait détaillé la LFP.