Brest Atlantiques : la position des Ultim en temps réel et les dernières images de la course – France 3 Régions

Brest Atlantiques : la position des Ultim en temps réel et les dernières images de la course - France 3 Régions

VIDÉO. À bord du trimaran géant Sodebo Ultim, revivez le spectaculaire départ de Brest Atlantiques

Thomas Coville, Jean-Luc Nélias et Martin Keruzoré, sont engagés sur la Brest Atlantiques avec le nouveau trimaran Sodebo. Une course importante, dont il ne fallait pas rater le départ. Thomas Coville le raconte, en vidéo.

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ActuNautique Yachting Art vous invite à monter à bord de Sodebo Ultim 3, aux côtés de Thomas Coville, de son co-skipper Jean-Luc Nélias et de leur mediaman Martin Kéruzoré, pour 1.39 minute de montée d'adrénaline, entre le compte à rebours et la montée en vitesse du foiler !!

Video: Brest Atlantiques – le départ avec François Gabart, à bord du Trimaran Macif

Messenger LinkedIn Email Thomas Coville sest élancé, ce matin, depuis Brest pour la Brest Atlantiques. Le skipper de Sodebo, associé à Jean-Luc Nélias et Martin Keruzoré, son media man, est parti tranquillement, avant daccélerer plus franchement, cet après-midi. Il revient sur cette première journée de course :  Petit matin à Brest, il fait frais, le ciel est un peu dégagé, le scénario va se dérouler jusquà 11h à Sein, avec un départ musclé, mais cest bien quon parte. La première journée dans le Golfe de Gascogne va être dense, il faut être très concentré tout de suite, il ny a pas derreurs possibles, ça va nous prendre tout de suite beaucoup dénergie, cest un moment important.  Martin Kéruzoré, à bord, a filmé ces moments clés :

C'est parti pour 14000 milles nautiques d'une incroyable boucle atlantique, entre Brest, Rio de Janeiro, Le Ca et Brest.

 Cest incroyable comment il faut savoir switcher entre cette vie de terrien et celle de marin, où il faut se concentrer sur ce quon sait faire. Donc je suis très concentré, je mesure lenjeu de ces premières heures de course, ce nest pas anodin, mais je nai pas dappréhension particulière, je mentraîne depuis des années pour des moments comme ça. Il faut passer assez vite ce Golfe de Gascogne, après, ça déroule, ça va être une glissade absolument fabuleuse jusquau Brésil. On va apprendre beaucoup en se confrontant avec les meilleurs, jai toujours vu mes adversaires comme une chance. 

À noter que trois courses se déroulent actuellement dans lAtlantique, avec la Mini-Transat, la Transat Jacques-Vabre et Brest Atlantiques. Rendez-vous ici pour avoir toutes les infos en temps réel.

Après une dizaine dheures tendues, à faire le dos rond dans un golfe de Gascogne peu hospitalier, les géants de 32 mètres ont pu profiter de conditions plus maniables à lapproche du Cap Finisterre. Ce matin, la tête de flotte animée par Macif et Gitana 17 glissait toujours tribord amure à plus de 30 nœuds et pointait déjà ses étraves à la latitude de Lisbonne ! Avec 740 milles parcourus en 24h, à la vitesse moyenne de 30,8 nœuds, autant dire que cette grande boucle atlantique est partie sur un rythme élevé.

[Mis à jour le 6 novembre 2019 à 10h22] Après une journée de course, ce sont toujours François Gabart et Gwénolé Gahinet, à bord du trimaran Macif, qui mènent les débats dans cette dans cette Brest Atlantiques 2019. Au classement publié aujourdhui à 8h ce matin, les deux marins devançaient Franck Cammas et Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rotschild), le duo Thomas Coville – Jean-Luc Nélias (Sodebo Ultim 3) et le bateau Actual Leader de Yves le Blévec et Alex Pella. Les écarts sont assez resserrés et les positions pourraient évoluer dans les jours à venir. Il faut noter par ailleurs quaucun des quatre Ultim engagés na subi de casse depuis le départ, ce qui était à craindre au regard des conditions météo. “La première nuit de Brest Atlantiques a été très bonne, puisque les vitesses des quatre bateaux ont souvent été au-delà des 30 nœuds, cest la preuve quils ont traversé sans casse majeure le Golfe de Gascogne, nous sommes forcément soulagés”, a indiqué ce matin Jacques Caraës, le directeur de course.

Lidée était dêtre dans un mode suiveur sur les premières heures de course. On sait que lon peut aller très vite dans ces conditions avec le Maxi Edmond de Rothschild mais notre volonté nétait pas dimposer notre rythme mais vraiment dêtre observateurs et conservateurs pour aborder le Cap Finisterre avec un bateau à 100 % de son potentiel , détaillait Cyril Dardashti, le directeur général de lécurie aux cinq flèches, avant de saluer la maîtrise des premiers milles de ses skippers : Franck et Charles ont parfaitement géré leur début de course en étant prudents mais pourtant bien dans le match avec la tête de course. Ils ont dû négocier des conditions très musclées que nous navions pas encore connues sur le Maxi et il fallait trouver le bon dosage, ce quils ont fait. Désormais, la régate va pouvoir sinstaller et cest pour cela que léquipe travaille toute lannée.

Nouvelle venue dans la catégorie des courses au large à la voile, la Brest Atlantiques est une régate en double (deux skippers par bateau), sans escale, et réservé aux Ultim, ces trimarans géants souvent comparés à des Formules 1 des océans. Les embarcations engagées dans cette édition 2019 devraient en effet boucler le parcours, qui correspond à un demi-tour du monde, en un mois environ.  La date et lhoraire du départ étaient fixés depuis de longs mois : les bateaux devaient sélancer ce dimanche 3 novembre 2019 à 13h02 précises. Dans son règlement, la direction de course précisait toutefois : “En cas de circonstances exceptionnelles, lAutorité Organisatrice pourra avancer, reporter, voire annuler la course”. Un scénario qui sest finalement produit en raison des mauvaises conditions météo. Le départ a donc finalement été donné ce mardi 5 novembre 2019, à 11h.

Sur ce premier point de passage, la flotte des Ultim a été partagée de façon totalement égalitaire, puisque le Maxi Edmond de Rothschild et Actual Leader choisissaient la proximité des côtés de la Galice tandis que Macif et Sodebo Ultim privilégiaient le large. Une divergence de point de vue que nous expliquait Yann Riou, joint ce matin : Hier soir on a fait le choix de passer à lintérieur du DST de Finisterre. Choix conservateur qui nous permettait de garder un cap plus abattu dans le golfe de Gascogne. On a donc rasé les côtes galiciennes ! On a vu des phares, des bateaux et on a même eu le droit à un peu de 4G. Pour accompagner tout ça, je me suis fait quelques tranches de jambon local. Cest aussi à ce moment-là que la mer et le vent se sont franchement calmés, et que lon a pu salimenter plus normalement. La nuit a quand même été tonique avec quelques manœuvres, des moyennes élevées et une visibilité pas toujours au top.

Le parcours de cette course Brest Atlantiques, long de 4 000 milles, est dessiné en intégralité dans lOcéan Atlantique. Les bateaux partent de Brest puis descendent vers le Sud jusquà la baie de Rio de Janeiro (Brésil)  avant de se diriger vers lEst, en direction de la baie de Cap Town (Afrique du Sud) puis de remonter vers Brest, où sera jugée larrivée. La carte du parcours :

Brest Atlantiques. Ça fume, ça cogne…

Le Pot-au-Noir déjà dans les esprits La vie se déroule en accéléré quand on progresse à plus de 30 nœuds de moyenne ! Brest hier à 11h, la latitude de Lisbonne ce matin au premier jour de course et déjà les esprits scrutent lentrée dans le Pot-au-Noir, qui devrait intervenir en début de week-end. Lobjectif de la journée est daller chercher une bascule dans lanticyclone des Açores et en faisant cela nous devons traverser une dorsale qui sétend dans laxe du détroit de Gibraltar. Cette dorsale nest pas très active donc il y aura toujours du vent dedans et pas de ralentissement significatif à attendre. À bord, cest une grosse journée car le vent va tourner tout en mollissant et il faudra adopter la bonne configuration de voiles. Nous affinons actuellement notre point dempannage et il est important car cest lui qui déterminera notre point dentrée dans le Pot-au-Noir en fin de semaine , analysait Marcel Van Triest, le routeur du bord.

BREST ATLANTIQUES 2019 – Vingt-quatre heures après le départ de la Brest Atlantiques, cest le bateau Macif de François Gabart et Gwénolé Gahinet qui occupent la tête du classement de la flotte. Découvrez la cartographie en direct, les positions au classement et la carte du parcours.

Si les 24 premières heures de course qui se sont déroulées dans une ambiance tonique et humide, casque lourd ont été peu propices à la compétition, la régate reprend peu à peu ses droits comme le soulignait le mediaman du bord : Ce matin au changement de quart, Franck et Charles montraient une certaine satisfaction de se trouver déjà à la latitude de Lisbonne – ou presque. Pour Franck, après une entame de course prudente dans des conditions extrêmes, on entre petit à petit dans un mode régate.

La mise en jambes est rude, Thomas et Jean-Luc nont pas quitté les cirés et les casques depuis le départ, les écoutes en mains, le bateau file vers le sud en flirtant avec les 44 nœuds. À bord, la vie sorganise difficilement, les déplacements dans le cockpit sont périlleux et laborieux, le moindre petit geste du quotidien prend ici trois fois plus de temps pour être exécuté. Manger en équilibre ou avachis à même le sol, chacun sa technique. La nuit tombante, on aurait plus limpression dêtre dans un manège de parc dattractions que sur un trimaran Ultime. La forte houle venant de notre travers tribord rend les mouvements du bateau imprévisibles. Ça fume et ça cogne, les embruns balayent constamment la cellule de vie et les vagues viennent jouer avec les flotteurs.

Autorisé sur Brest Atlantiques, le routage permet aux quatre tandems engagés de se faire aider dune ou plusieurs personnes extérieures pour choisir leurs trajectoires sur les 14 000 milles du parcours. Chaque team sorganise à sa façon.

Dans quelques heures, les conditions devraient être plus maniables, de quoi nous laisser la possibilité de manger notre premier repas chaud depuis 24 heures. À lheure où je clôture ce petit message, Jean-Luc sort de sa sieste et mexplique quil est impossible de dormir dans ces conditions quand le bateau joue à saute-mouton .

La responsabilité du routage de Thomas Coville sur ses Sodebo successifs a souvent incombé à Jean-Luc Nélias, sauf que sur Brest Atlantiques, ce dernier est à bord, il a fallu donc trouver dautres compétences pour seconder le duo de Sodebo Ultim 3 : Notre cellule de routage fonctionne depuis Lorient, dirigée par Philippe Legros, avec Thierry Douillard et Thomas Rouxel, comme bras droits , explique Jean-Luc Nélias. Soit trois marins qui ont lexpérience des grands multicoques pour les deux derniers (Thierry Douillard faisait partie de léquipage de Sodebo sur Nice UltiMed), de lanalyse de performances pour le premier, qui a beaucoup navigué en Imoca. Philippe était disponible, jai pensé quil correspondait au profil. Son rôle, avec Thierry et Thomas, sera de nous mâcher le travail et de nous proposer des choix appuyés et raisonnés, après, ce sera à Thomas et moi de trancher , poursuit Jean-Luc Nélias. Ce nétait pas évident de trouver quelquun qui accepte de router Jean-Luc, sourit Thomas Coville. Philippe ma bluffé, il a relevé le défi, c’est quelqu’un qui, en plus d’être un bon navigant, a de la répartie, est capable de tenir la pression et de prendre ses responsabilités, il a clairement la carrure.

A bord dActual Leader, Yves Le Blevec joue la carte de la fidélité, puisque lui et Alex Pella, seront secondés par Christian Dumard, avec lequel le skipper de La Trinité-sur-Mer collabore depuis plus de dix ans, en Multi 50 dabord, en Ultim ensuite. Jai une très grande confiance en lui , confirme Yves Le Blevec qui, comme les autres marins participant à Brest Atlantiques, nentend pas pour autant négliger lanalyse météo en mer : La stratégie, on la fait à bord. A terre, Christian fait le même job, mais il va un peu plus loin dans la démarche et il peut nous alerter sur des points de détail que nous naurions pas vus, parce que nous sommes moins dans la précision. La grosse différence, cest que la réflexion est plus posée à terre, ensuite, la confrontation des analyses est intéressante. Et au final, là encore, le dernier mot revient aux skippers en mer : Cest vraiment Alex et moi qui faisons le gros de la stratégie. Le temps où le routeur te disait daller à tel ou tel endroit est terminé , conclut Yves Le Blevec.

C’est parti pour un grand huit autour de l’Atlantique pour ses 12 héros des temps modernes de la course océanique. Ce matin à 11h, les quatre Ultimes se sont lancés à l’assaut d’un demi-tour du monde (14 000 milles) dans une belle brise de nord-ouest dépassant les 30 nœuds! De quoi se mettre en jambes avant de plonger plein sud pour un dégolfage express.

Arrivés aux commandes du Maxi Edmond de Rothschild au printemps dernier, Franck Cammas et Charles Caudrelier ont tous les deux souhaité sappuyer sur la très grande expérience de Marcel Van Triest, avec lequel lun comme lautre avaient auparavant collaboré, en multicoque et sur la Volvo Ocean Race. La première fois que jai travaillé avec lui, cétait en 2000 sur mon premier Groupama, se souvient le premier. Le gros avantage de Marcel, cest que cest quelquun qui navigue beaucoup, et cest important, parce que le routage, cest 20% de météo, 80% de stratégie et de performance du bateau : nous avons tous la même base de réflexion, il faut donc bien connaître le type de bateau, la capacité de léquipage à manœuvrer, ces données influent sur le choix de routage. Son de cloche identique chez Charles Caudrelier : Pour nous, cétait lhomme idéal, un choix évident, parce quil a beaucoup navigué, il apporte un regard très marin.

Brest Atlantiques : Les images spectaculaires dun départ musclé

Mais là encore, les deux skippers entendent bien avoir le dernier mot : Tous les deux, on aime bien la stratégie météo et Franck nest pas quelquun qui se laisse facilement guider, mais il connaît bien Marcel, donc cest plus simple. Le routage extérieur, cest un dialogue permanent. Parfois, il va nous demander de faire telle trajectoire, on va lui proposer de faire différemment parce quon estime quon peut aller beaucoup plus vite en changeant dangle, ou à linverse, on va lui dire que ce nest pas possible, parce quon ne peut pas tenir le rythme quil nous demande , poursuit le vainqueur de la dernière Volvo Ocean Race… grâce notamment à un choix stratégique payant soufflé avant la dernière étape par Marcel Van Triest. Franck Cammas conclut : A deux avec Charles, on a le temps de pas mal réfléchir, mais les conseils de Marcel sont souvent utiles et judicieux .

Macif emmené par François Gabart et Gwénolé Gahinet mène la danse de deux petits milles devant le Maxi Edmond de Rothschild (Cammas, Caudrelier). Décalé à 20 milles dans le nord-ouest des leaders, Sodebo 3 Ultim (Coville, Nélias) devance Actual leader (Le Blevec, Pella) d’une dizaine de milles.

Depuis la mise à leau du Trimaran Macif en août 2015, François Gabart sappuie sur lexpertise de Jean-Yves Bernot, alias le Sorcier , spécialiste reconnu du routage, qui officie notamment depuis des années au Pôle Finistère course au large de Port-la-Forêt. Ce dernier se fait accompagner dans son antre de Châtelaillon, près de La Rochelle, de Julien Villion, marin touche-à-tout passé par l’olympisme, le Diam 24, le Figaro et les bateaux volants, tandis que la cellule de routage est complétée par des membres de léquipe Macif qui se relaient : Antoine Gautier (directeur des études), Guillaume Combescure (responsable performance) et Emilien Lavigne (ingénieur recherche et développement). Cest important quil y ait toujours une personne de léquipe qui sache exactement ce quon fait à bord et puisse intervenir sil faut comprendre des problématiques du bateau , explique François Gabart.

En effet, avec des vitesses moyennes tournant autour de 32 nœuds, la flotte devrait aborder le cap Finistère dans une dizaine d’heure. Pour l”heure lobjectif était plus à la préservation du matériel qu’aux pointes de vitesse avec cette houle de 5 mètres de haut.

Qui, ajoute, à propos de la relation routeur/routé : Jadore la météo, mais il y a des moments en mer où tu as moins le temps de ten occuper. Et comme jai totalement confiance en cette équipe, si jamais on a des soucis à bord ou pas de possibilité de regarder la météo, je suis les yeux fermés ce quils me conseillent de faire. Ce qui est important, cest de comprendre la situation globale dans laquelle on est, mais il y a plein de détails sur lesquels on ne peut pas passer beaucoup de temps. Après, si plusieurs options se dessinent, larbitrage final se fait sur le bateau.

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Brest Atlantiques : ils sont partis et ils sont déjà loin

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