DIRECT. Brest-PSG : les Parisiens concèdent une égalisation méritée (1-1) – Le Parisien

DIRECT. Brest-PSG : les Parisiens concèdent une égalisation méritée (1-1) - Le Parisien

Stade Brestois-PSG. Souvenirs du Paris Armorique des années 90

Ibrahima Diallo sapprête à recroiser la route de son grand frère Abdou, à loccasion du match entre le Stade Brestois et le Paris SG comptant pour la 13e journée de Ligue 1. Il revient sur ce rendez-vous particulier pour lui sans oublier lessentiel : jouer et prendre les choses en mains pour contrarier cette équipe parisienne.

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Messenger LinkedIn Email Ibrahima Diallo sest confié, ce jeudi, à deux jours du match qui oppose le Stade Brestois au Paris SG, à loccasion de la 13e journée de Ligue 1. Un match particulier pour le jeune milieu de terrain du SB29 qui retrouvera pour la première fois, son grand frère, Abdou, défenseur central au PSG. Entretien.

Ils sont frères et sopposeront pour la première fois en défendant des couleurs différentes. Ibrahima Diallo, notre sentinelle brestoise, reçoit sur sa pelouse son grand frère Abdou, défenseur central au Paris Saint-Germain. Une séquence émotion aura probablement lieu en marge de cette rencontre. Rares sont les élus qui deviennent professionnels de football tant la concurrence est rude. Pourtant, dautres fratries se sont illustrées dans ce sport comme les frères Ayew, Pogba ou Inzaghi. Cette liste non exhaustive interpelle : le gène du football est-il chimérique ?

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Oui, cest assez excitant. Jouer contre son frère, cest assez rare donc je ne sais pas trop comment ça va se passer mais ça va être assez drôle.

Même si vous détestez le football, vous connaissez forcément une des stars du Paris Saint-Germain. Ils jouent la Ligue des Champions et tous les présidents de Ligue 1 doivent, dans leurs rêves les plus fous, acter le transfert dune de leurs pépites. Mais ils ne sont pas imbattables. Le faux pas face à Dijon le prouve encore un peu plus. Ajoutez à cela linvincibilité des Ty-Zefs à domicile. Saupoudrez de la confiance brestoise acquise en Coupe de La Ligue. Mettez le tout dans un Le Blé chauffé à 200 °C et vous obtenez un match chaud bouillant !

Non, pas vraiment car il était en match mercredi mais ces derniers jours on a un peu rigolé sur ça lui et moi.

Lun est une star internationale du ballon rond, lautre une étoile montante. Qui dAngel Di Maria ou de Yoann Court marquera le plus les esprits en cette 13e journée du Championnat ? Ils sont tous les deux dotés dune grande vitesse technique et caracolent à la deuxième place du classement des meilleurs passeurs de la Ligue 1 avec six réalisations, derrière Slimani (sept passes). Soyez concentrés, distribution de caviar à prévoir.

Oui, on parle toujours. Cest une bonne chose davoir un frère, surtout pour moi car Abdou est plus grand, il a plus dexpérience. On se suit de loin.

Gaëtan Charbonnier et Julien Faussurier influencent fortement le jeu brestois depuis le début de la saison. À eux deux, ils ont inscrit trois buts et autant de passes décisives. Leurs réalisations représentent 23 % des buts brestois et 25 % des passes décisives pour lexercice 2019-2020. Ils signent leur retour dans léquipe, ce week-end, face au club de la capitale.

On parle évidemment beaucoup. Le travail, la détermination et le sérieux sont les aspects les plus importants.

Pas du tout, ça sest fait naturellement dans notre début de processus. Au pôle espoir au début puis au centre de formation. Après chacun a pris une route différente. Il a été prêté à Zulte, moi à Brest. Moi jy suis resté et lui, il est au PSG en étant passé par Mayence et Dortmund.

Non. La seule chose qui a joué cest quil avait eu une bonne expérience au début donc je navais pas de crainte à ce niveau-là. Mais cest le discours de Monaco qui ma convaincu.

Il ny a pas de recette miracle. On a mis les bons ingrédients pour réussir. On avait un but précis et on a tout fait pour y parvenir. Cest le travail et rien dautre.

0 – Le Stade Brestois est, avec Lille, la seule équipe encore invaincue sur son terrain en Ligue 1 après les 12 premières journées de lexercice 2019-20. Trois victoires (Reims, Metz, Dijon) et trois nuls (Toulouse, Rennes, Lyon) au compteur pour les joueurs dOlivier DallOglio au stade Francis-le-Blé. Fin de série ? A noter que Brest reste sur 16 matches sans victoire contre Paris en Ligue 1 (7 nuls, 9 défaites), et na battu le club de la capitale quà deux reprises en 13 matches à domicile (6 nuls, 5 défaites) dans toute son histoire dans le cadre du championnat de France.

Non car je sais quil avait les qualités pour, je sais aussi le mental quil a. Et je ne pense pas que ce soit fini. Il a des objectifs encore plus élevés et je sais quil va tout faire pour y arriver.

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Ça va être bizarre car ce nest pas habituel mais cest un match, on est footballeur, et on se battra tous les deux pour avoir le ballon. Il ny aura pas 10 000 duels vu quon nest pas au même poste mais sil y a un duel il faudra y aller.

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Oui, notre famille et nos amis nous en parlent. Ils attendent tous ce match impatiemment car cest rare que les deux frères soient réunis. On a toujours été assez écartés dans les catégories dâge donc on na pas eu loccasion de se recroiser plus tôt.

Quel PSG à Brest ce samedi ? Souverain et brillant, comme en première mi-temps face à lOM (4-0), ou celui, suffisant et indigent, qui a mis 45 minutes à rentrer dans son match et sest finalement pris les pieds dans le tapis sur le terrain de la lanterne rouge dijonnaise (2-1), il y a huit jours ? Cest toute la question. Car sans offenser personne, le Stade Brestois ne doit, a priori, pas faire trembler ce Paris Saint-Germain. Encore faut-il mettre les ingrédients. Avec Tuchel, le PSG cultive lenvie davoir envie. Voilà ce quon assurait, dans nos colonnes, fin février dernier, quand Paris survolait la Ligue 1 et continuait son effort malgré une avance déjà conséquente. Un PSG semblant avoir tourné le dos, du moins le croyait-on, à ses mauvaises habitudes passées. A savoir choisir ses matches. Cétait quelques jours avant… la dégelée face à Manchester United (1-3). Toujours est-il que sils font un sans-faute en Ligue des champions (4 victoires, 0 but encaissé, qualification pour les 8es) et quils assurent dans les gros matches en Ligue 1 (OL, Marseille), les champions de France ont déjà baissé pavillon trois fois depuis le début de lexercice en cours, contre Rennes (1-2), Reims (0-2) et Dijon (1-2). Une première à ce stade de la compétition depuis le début de lère qatarie.

Ça sest fait tellement vite… En quelques semaines. On en a parlé quand ça a commencé à être sérieux mais ça sest fait tellement rapidement que je nai pas été mis au courant très tôt.

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Cest différent forcément de Brest parce quil y a des stars. Il ny a pas les mêmes moyens non plus. Tout est différent. Mais ce sont deux clubs qui ont un charme différent. Certains préféreront la simplicité du Stade Brestois et dautres le  bling-bling  du PSG. Cest différent, une ambiance différente, ce qui est assez logique je pense.

Pas forcément, jétais plutôt Real Madrid, parce que… cest le plus grand club du monde, tout simplement.

Bien sûr, on sen inspire. Jai en plus la chance davoir un frère sérieux, droit donc ça ma aidé, bien sûr. Dans tous les aspects, je me suis inspiré de lui. Après jai fait mon chemin et même si on na pas la même  jeune  carrière, il a contribué à ce que je devienne lhomme que je suis aujourdhui.

Reste à savoir comment faire, sur quelle ficelles tirer, pour avoir un PSG toujours au taquet, toujours motivé, toujours agressif et concerné à défaut dêtre brillant, même dans des affiches pas forcément sexy de Ligue 1. Comme un match à Dijon, ou en loccurrence une partie à Brest, ce samedi (17h30, en direct commenté) lors de la 13e journée. Je mattends à un match difficile face à une équipe qui na pas encore perdu à la maison, prévient le coach allemand, évoquant une équipe bretonne très intensive et une ambiance de Coupe de France à Francis-le-Blé.

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Cest un match quand même assez spécial dans lannée. Ça reste une équipe à part. Mais ça reste un match à domicile, faut le prendre de la bonne manière. On reste sur une défaite et on veut vraiment le remporter. On sait que ce sera un match difficile mais on essaie de rester calme, de préparer notre match comme dhabitude, tranquillement.

Thomas Tuchel réfute toutefois lidée selon laquelle ses joueurs choisissent leurs matches. Il constate simplement que cest aussi normal que, sur quelques matches, la tension est plus haute. Ça ne veut pas dire quon nest pas sérieux sur les autres. On doit accepter que la tension avant un match contre lOM ou en Ligue des champions nest pas la même quavant Dijon, ou peut-être demain (ce samedi). Ça ne veut pas dire quon na pas de respect. On a beaucoup de respect. On se prépare toujours de la même façon. Mais ce sont des choses différentes, on doit laccepter.

Cest sûr, mais on est chez nous et on doit prendre les devants. Faut quon montre ce quon sait faire comme ce quon a fait depuis le début de saison. On a réussi face à quelques gros clubs aussi. Même si on ne part pas favori, on ne doit pas avoir de craintes et prendre les devants.

Déjà battu trois fois depuis le début de la saison en championnat, le Paris-SG est en quête de constance avant son déplacement à Brest, ce samedi.

Je lespère. Jespère quon jouera tous les deux. Mais je ne sais pas du tout. Il est dans un grand club avec une grande concurrence. Je ne sais pas ce que son coach décidera.

Une semaine après son revers (2-1) sur la pelouse de la lanterne rouge dijonnaise, désormais 16e grâce à cette victoire de prestige, le Paris-SG retrouve la Ligue 1 avec un nouveau déplacement, à Brest cette fois-ci. Et Edinson Cavani occupe (enfin) une place de titulaire dans le onze parisien. Voici les compos.

abonné Publié le 08 novembre 2019 à 15h02 Le Télégramme Voir les commentaires David Ginola (en blanc), ici face au Nantes de Marcel Desailly, en huitième de finale de la Coupe de France, le 27 avril 1991, a fait les beaux jours du Brest Armorique avant de partir au Paris Saint-Germain. (Archives Le Télégramme) Ce samedi, le Stade Brestois recevra le PSG. Loccasion de faire un retour au début des années 90. À cette époque, le Parc des Princes était, en quelque sorte, devenu une terre armoricaine, avec la présence de nombreux joueurs ayant enflammé, quelques années auparavant, le stade Francis-Le Blé sous la tunique brestoise. Privé de football de haut niveau depuis 1991 avec la chute du Stade Brestois en troisième division, nombre de fans finistériens deviendront, de ce fait, et par nostalgie du Brest Armorique, supporters du Paris SG. Vendredi 13 décembre 1991. La fin du Brest Armorique FC est actée. Cest lépilogue cruel dun livre rédigé depuis 1979, avec la première montée du club en Division 1. Le trio Paul Le Guen, Vincent Guérin et Patrick Colleter, emblématique dune période brestoise dorée, de 1984 à 1989 environ, allait retrouver, sous la tunique du PSG, Bernard Lama, David Ginola, Joël Cloarec ainsi que Joël Le Hir, ancien kiné du Brest Armorique.

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Cette équipe parisienne connaît des périodes fastes (champion de France 1994, doublé en coupes nationales en 1995, Coupe des Coupes 1996 face à Vienne). Pour nombre de supporters brestois, ce PSG devient le  Paris Armorique , une façon de montrer limportance de la colonie dex-Brestois dans cette réussite parisienne.

Formé chez les  cousins  de lAS Brestoise, Paul Le Guen fait ses débuts, à lâge de 20 ans, sous le maillot du Brest Armorique. Armand Fouillen, formateur au club, pressent, en 1996, dans France Football,  la future carrière internationale de Le Guen. Il nétait pas rapide, mais sa précision et sa clairvoyance se situaient très largement au-dessus de la moyenne .

Parti à Nantes en 1989, il rejoint le Paris SG en 1991, en deviendra le capitaine et lun des joueurs emblématiques, avant den être nommé lentraîneur, quelques années plus tard. Cest à Paris quil sera surnommé  la patate de Pencran , suite à quelques buts marqués par des frappes lourdes et lointaines.

Mais il nen oublie pas pour autant son club formateur :  Avec notre petit clan danciens Brestois au PSG, on suivait, chaque semaine, les résultats du Stade Brestois .

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Vincent Guérin, lui, a été formé près de Boulogne-Billancourt, à quelques encablures du Parc des Princes. Lui, le supporter du PSG, devra trouver la reconnaissance sportive en arrivant, à 19 ans, à la pointe du Finistère.  Vincent avait un moteur dans le ventre et une technique très affinée. Les réussites des Guérin, Le Guen et Colleter à Paris mont fait plaisir mais jaurais préféré quelles riment avec celle du Brest Armorique , nuance Armand Fouillen.

Milieu de terrain polyvalent, il restera quatre saisons à Brest avant de revenir à Paris… au Matra Racing de Jean-Luc Lagardère. Sensuivent un bref passage à Montpellier puis un retour à Paris, en 1992. Au PSG, enfin ! Une belle carrière ponctuée de 19 sélections en équipe de France.  La réussite du PSG du début des années 90 est aussi celle du Brest Armorique. Nous étions sept à avoir joué à Brest : on en parlait entre nous et cela a beaucoup compté. Ce PSG des années 90 a marqué une génération, et Brest était lun des facteurs de cette réussite , reconnaît Vincent Guérin.

Patrick Colleter, lui, est un pur Brestois. Formé au club – son papa, Jean-Yvon, était entraîneur des jeunes au Stade Brestois –, il évolue dabord au poste dailier gauche, avant de redescendre en défense pour ses débuts chez les pros.  Patrick avait un tempérament terrible et un mental à toute épreuve , se souvient Armand Fouillen.

Lui aussi va cheminer par Montpellier, une seule saison, avant de passer cinq années sous le maillot du PSG.  Jai quitté le club après la victoire en Coupe des Coupes 1996. Javais atteint mon firmament sportif à Paris et je voulais me remettre en question . Cet axe  Brest-Paris  nétait pas, pour lui, anodin :  Je pense que cétait une volonté du coach, Artur Jorge. En tout cas, ce nétait pas un hasard. Davoir ce même vécu, ça aide. Lorsquil était au Matra, le coach avait côtoyé nombre danciens Brestois. Il avait su apprécier notre style de jeu, nos façons de faire. Cétait un plus pour le PSG .

David Ginola, lui, a commencé sa carrière pro chez lui, au bord de la Méditerranée, au SC Toulon. Il va très vite se révéler comme lun des grands espoirs du football français : doué techniquement, showman, belle gueule, capable denflammer un stade, il rejoint, lui aussi, le Matra Racing en 1988. Il a 21 ans et la vie parisienne ne lui réussit pas. En 1990, le club parisien coule mais pas grand monde ne sintéresse à Ginola. Sauf le président brestois, François Yvinec.  David, viens à Brest, je ferai de toi un joueur majeur et un international français .

Et cest ainsi que David arrive à Brest, en juillet 1990. Et, très vite, devient la coqueluche du stade Francis-Le Blé. Un club, une ville, un public auxquels David le Méditerranéen sidentifie très vite et très bien. Et comme lavait prédit son président, David connaît les joies de léquipe de France A en novembre 1990, juste quelques mois après son arrivée dans le Finistère.

David noubliera jamais son passage à Brest et, en 2012, évoquant ses années brestoises, il lancera, en breton, un  Brest da viken  (Brest pour toujours…).  Le PSG des années 90 était le prolongement du Brest Armorique. De 1992 à 1995, nous y avons vécu une période remarquable. Avec les anciens Brestois, nous évoquions souvent Brest, le club, la ville. Par exemple, entre Colleter et moi, il y avait une grande complicité sur notre côté gauche. Et le fait davoir joué à Brest, cela nous a renforcés .