Brest-PSG en direct: Icardi surgit du banc pour donner la victoire à Paris – BFMTV.COM

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Vidéo. Larrivée des stars du PSG à Brest

Les joueurs du PSG sont arrivés à Brest, ce vendredi soir, à la veille du match de Ligue 1 contre le Stade Brestois (ce samedi, à 17 h 30). Leur avion sest posé vers 20 h 40. Hébergés à lhôtel Océania, rue de Siam, les Parisiens ont rapidement filé sans sarrêter pour saluer les nombreux supporters qui les attendaient depuis plusieurs heures pour certains.

abonné Publié le 08 novembre 2019 à 15h02 Le Télégramme Voir les commentaires David Ginola (en blanc), ici face au Nantes de Marcel Desailly, en huitième de finale de la Coupe de France, le 27 avril 1991, a fait les beaux jours du Brest Armorique avant de partir au Paris Saint-Germain. (Archives Le Télégramme) Ce samedi, le Stade Brestois recevra le PSG. Loccasion de faire un retour au début des années 90. À cette époque, le Parc des Princes était, en quelque sorte, devenu une terre armoricaine, avec la présence de nombreux joueurs ayant enflammé, quelques années auparavant, le stade Francis-Le Blé sous la tunique brestoise. Privé de football de haut niveau depuis 1991 avec la chute du Stade Brestois en troisième division, nombre de fans finistériens deviendront, de ce fait, et par nostalgie du Brest Armorique, supporters du Paris SG. Vendredi 13 décembre 1991. La fin du Brest Armorique FC est actée. Cest lépilogue cruel dun livre rédigé depuis 1979, avec la première montée du club en Division 1. Le trio Paul Le Guen, Vincent Guérin et Patrick Colleter, emblématique dune période brestoise dorée, de 1984 à 1989 environ, allait retrouver, sous la tunique du PSG, Bernard Lama, David Ginola, Joël Cloarec ainsi que Joël Le Hir, ancien kiné du Brest Armorique.

Cette équipe parisienne connaît des périodes fastes (champion de France 1994, doublé en coupes nationales en 1995, Coupe des Coupes 1996 face à Vienne). Pour nombre de supporters brestois, ce PSG devient le  Paris Armorique , une façon de montrer limportance de la colonie dex-Brestois dans cette réussite parisienne.

Formé chez les  cousins  de lAS Brestoise, Paul Le Guen fait ses débuts, à lâge de 20 ans, sous le maillot du Brest Armorique. Armand Fouillen, formateur au club, pressent, en 1996, dans France Football,  la future carrière internationale de Le Guen. Il nétait pas rapide, mais sa précision et sa clairvoyance se situaient très largement au-dessus de la moyenne .

Parti à Nantes en 1989, il rejoint le Paris SG en 1991, en deviendra le capitaine et lun des joueurs emblématiques, avant den être nommé lentraîneur, quelques années plus tard. Cest à Paris quil sera surnommé  la patate de Pencran , suite à quelques buts marqués par des frappes lourdes et lointaines.

Mais il nen oublie pas pour autant son club formateur :  Avec notre petit clan danciens Brestois au PSG, on suivait, chaque semaine, les résultats du Stade Brestois .

Vincent Guérin, lui, a été formé près de Boulogne-Billancourt, à quelques encablures du Parc des Princes. Lui, le supporter du PSG, devra trouver la reconnaissance sportive en arrivant, à 19 ans, à la pointe du Finistère.  Vincent avait un moteur dans le ventre et une technique très affinée. Les réussites des Guérin, Le Guen et Colleter à Paris mont fait plaisir mais jaurais préféré quelles riment avec celle du Brest Armorique , nuance Armand Fouillen.

Milieu de terrain polyvalent, il restera quatre saisons à Brest avant de revenir à Paris… au Matra Racing de Jean-Luc Lagardère. Sensuivent un bref passage à Montpellier puis un retour à Paris, en 1992. Au PSG, enfin ! Une belle carrière ponctuée de 19 sélections en équipe de France.  La réussite du PSG du début des années 90 est aussi celle du Brest Armorique. Nous étions sept à avoir joué à Brest : on en parlait entre nous et cela a beaucoup compté. Ce PSG des années 90 a marqué une génération, et Brest était lun des facteurs de cette réussite , reconnaît Vincent Guérin.

Patrick Colleter, lui, est un pur Brestois. Formé au club – son papa, Jean-Yvon, était entraîneur des jeunes au Stade Brestois –, il évolue dabord au poste dailier gauche, avant de redescendre en défense pour ses débuts chez les pros.  Patrick avait un tempérament terrible et un mental à toute épreuve , se souvient Armand Fouillen.

Lui aussi va cheminer par Montpellier, une seule saison, avant de passer cinq années sous le maillot du PSG.  Jai quitté le club après la victoire en Coupe des Coupes 1996. Javais atteint mon firmament sportif à Paris et je voulais me remettre en question . Cet axe  Brest-Paris  nétait pas, pour lui, anodin :  Je pense que cétait une volonté du coach, Artur Jorge. En tout cas, ce nétait pas un hasard. Davoir ce même vécu, ça aide. Lorsquil était au Matra, le coach avait côtoyé nombre danciens Brestois. Il avait su apprécier notre style de jeu, nos façons de faire. Cétait un plus pour le PSG .

David Ginola, lui, a commencé sa carrière pro chez lui, au bord de la Méditerranée, au SC Toulon. Il va très vite se révéler comme lun des grands espoirs du football français : doué techniquement, showman, belle gueule, capable denflammer un stade, il rejoint, lui aussi, le Matra Racing en 1988. Il a 21 ans et la vie parisienne ne lui réussit pas. En 1990, le club parisien coule mais pas grand monde ne sintéresse à Ginola. Sauf le président brestois, François Yvinec.  David, viens à Brest, je ferai de toi un joueur majeur et un international français .

Et cest ainsi que David arrive à Brest, en juillet 1990. Et, très vite, devient la coqueluche du stade Francis-Le Blé. Un club, une ville, un public auxquels David le Méditerranéen sidentifie très vite et très bien. Et comme lavait prédit son président, David connaît les joies de léquipe de France A en novembre 1990, juste quelques mois après son arrivée dans le Finistère.

David noubliera jamais son passage à Brest et, en 2012, évoquant ses années brestoises, il lancera, en breton, un  Brest da viken  (Brest pour toujours…).  Le PSG des années 90 était le prolongement du Brest Armorique. De 1992 à 1995, nous y avons vécu une période remarquable. Avec les anciens Brestois, nous évoquions souvent Brest, le club, la ville. Par exemple, entre Colleter et moi, il y avait une grande complicité sur notre côté gauche. Et le fait davoir joué à Brest, cela nous a renforcés .