Les manifestants quittent le dépôt pétrolier de Brest – France Bleu

Les manifestants quittent le dépôt pétrolier de Brest - France Bleu

Dépôts pétroliers : le site de Brest débloqué

Alors quils pensaient les négociations à peine entamées, leur présidente sest entendue avec le gouvernement sans consulter ni informer sa base. Les artisans bloqueurs se sentent trahis. Ils sont abasourdis et toujours en colère.

Messenger LinkedIn Email Écoutés la semaine dernière par Pascal Lelarge, préfet du Finistère, entendus vendredi 29 novembre à Châteaulin (Finistère) par Richard Ferrand, président de lAssemblée nationale, reçus lundi 2 décembre par Bruno Le Maire, ministre de lÉconomie et des finances, les artisans des travaux publics qui bloquaient le

Mardi 3 décembre 2019, entre 11h30 et midi, le dépôt pétrolier de Brest a été débloqué par les manifestants qui occupaient le lieu, situé au port, depuis jeudi 28 novembre vers 22h. Ceux-ci protestent contre la suppression de l’avantage fiscal du gazole non routier (GNR), prévue dans le projet de loi de finances 2020. Plus tôt dans la journée, le dépôt de Vern-sur-Seiche (Ille-et-Vilaine) avait été débloqué par les gendarmes.

Des professionnels du BTP bloquent les dépôts pétroliers en Bretagne et au Mans pour protester contre la perte prochaine dun avantage fiscal sur les carburants. Ce lundi, une délégation sera reçue par le ministre de lEconomie Bruno Le Maire afin de tenter une issue.  Ce nest pas parce quon sera à Paris quon lève le blocage des dépôts. Sils nous prennent pour des c.., ça se saura . Avant la levée éventuelle du blocage,  on attend le résultat de la rencontre , assure François Le Calvez, un des bloqueurs du dépôt de Brest.

Finistère : Face aux blocages, le préfet réquisitionne des stations-service

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Messenger LinkedIn Email  Il y a un mouvement de rotation depuis jeudi soir. Ce lundi 2 décembre, nous sommes environ une trentaine en permanence à bloquer laccès au dépôt de carburant. Nous sommes conscients de notre force et de notre capacité à bloquer lapprovisionnement en

Le dépôt pétrolier de #Brest en cours d’évacuation par les patrons du BTP. Ils estiment ne plus avoir assez d’impact suite à l’évacuation de celui de Vern par les forces de l’ordre pic.twitter.com/0JpplZXm4F

«Les camions ont commencé à partir pour approvisionner les stations-services», annonce la société Stockbrest, qui gère le dépôt. En pénurie durant plusieurs jours, la situation des stations-services va donc revenir progressivement à la normale dans le Finistère.

Et effectivement, le blocage et la forte et soudaine demande ont conduit à la fermeture de la quasi-totalité des stations-service. Ce lundi matin, certains nont pas pu aller travailler. Comme Evelyne : elle habite à Quimper et travaille comme assistante commerciale à Guipavas. Sur notre page Facebook, elle témoigne de ses difficultés : Je nai que 80 km dautonomie en carburant pour 140 km aller-retour. Mon patron est ravi… Demain, cest covoiturage pour aller et venir au travail. Après-demain, idem ou en Blabla Bus. Je pense doubler mon temps de trajet.

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Plusieurs stations-service du Finistère ont fermé leurs portes ce week-end, par manque dapprovisionnement, après trois jours de blocage du dépôt pétrolier de Brest. Le préfet du Finistère a donc décidé de réserver 11 stations-services (à Brest, Quimper, Morlaix et Châteaulin) aux véhicules durgence, de secours et soins aux personnes, aux véhicules de services sanitaires, dinterventions durgence sur les réseaux de distribution et aux transports funéraires.    

Depuis jeudi soir, une quarantaine d’entreprises du bâtiment et travaux publics, à la fois des chefs d’entreprise et des salariés venus du Finistère et des Côtes-d’Armor, bloquaient le dépôt pétrolier de Brest. 150 à 170 camions en sortent quotidiennement, contenant 4500 m3 d’essence.

Selon une carte collaborative mise en ligne sur le site du quotidien local breton Le Télégramme, le nombre des stations en rupture de carburant s’est considérablement élargi depuis samedi. Alors que samedi, les secteurs de Brest, Quimper et Lorient, dans le Morbihan, étaient principalement concernés, la pénurie s’est étendue dimanche à de nombreuses stations sur toutes les zones littorales ainsi qu’en centre-Bretagne, de même que Rennes et ses environs.