Emmanuel Macron dans le Nord-Pas-de-Calais

Emmanuel Macron dans le Nord-Pas-de-Calais

Visite dEmmanuel Macron: Alsace, leuropéenne

La collectivité européenne dAlsace, le couple franco-allemand, le centenaire de larmistice de 1918, lEurope en panne… LHistoire et lactualité animent lesprit des élus alignés sur le parvis, entre les journalistes et la Garde républicaine. Le froid est tombé comme un couperet depuis la flèche de la cathédrale. Parlementaires, maires, présidents dexécutifs, ils attendent le président de la République venu avec son épouse Brigitte écouter un concert pour le centenaire de lArmistice en compagnie de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier.  LAlsace est une terre daccueil  , note le sénateur Claude Kern (UDI), ému de voir les deux chefs dÉtat  côte à côte .

 Un autre moment historique  , répètent ces élus au lendemain de la signature de laccord de Matignon sur la nouvelle collectivité dAlsace.  La relation franco-allemande est au cœur de son projet  , insiste le député Vincent Thiébaut (LaREM).  LAlsace peut construire le nouveau monde de lEurope  , souligne Brigitte Klinkert.  Ce concert est dautant plus symbolique que les familles alsaciennes ont été très touchées  , poursuit la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin.

Frédéric Bierry le  remercie  davoir  entendu les Alsaciens . Il a à ses côtés Brigitte Klinkert, invitée par le chef de lÉtat à laccueil protocolaire et républicain ; une première.  Cest lAlsace qui lattendait , dit-elle.  LAlsace a souvent subi son histoire , relève encore le président du conseil départemental du Bas-Rhin.  Cet anniversaire est loccasion de construire différemment son avenir.  Comme si après les Trois nocturnes de Claude Debussy, interprétés dans la cathédrale, lAlsace revoyait enfin le jour.

Une particularité que souligne le député Patrick Hetzel (LR) :  La plupart des nôtres nétaient pas des poilus mais sous uniformes allemands.  Le sénateur André Reichardt espère que le chef de lÉtat  relèvera à un moment ou à un autre le rôle particulier de lAlsace et de la Moselle  durant la Grande Guerre. Les commémorations ninterdisent pas les rappels, estime-t-il.

Pour la sénatrice Fabienne Keller (Agir), cest le moment de  se souvenir de lincomparable douleur dans les tranchées de lEst de la France  et de  regarder vers lavant . Le député Bruno Studer (LaREM) éprouve un sentiment de  gravité  au contact de la  douloureuse histoire alsacienne  qui resurgit. Il est  important que les deux présidents se retrouvent à Strasbourg, entre la rivalité du passé et la réconciliation . Impensable pour lui que ça se passe à Bruxelles.

Macron lance son “itinérance mémorielle” pour commémorer la Première Guerre mondiale

 Cest une belle manière décrire la mémoire  , concède Robert Herrmann qui juge  normal  que litinérance dEmmanuel Macron  commence par la capitale régionale et de lAlsace . Le président PS de lEurométropole est aussi heureux de  retrouver  à la baguette Theodor Guschlbauer, lancien patron du Philharmonique de Strasbourg.

PHOTO. Quand des Strasbourgeois proposent à Brigitte Macron de venir boire un Spritz

Si la réconciliation revient comme un mantra dans la bouche des élus, leurodéputée Anne Sander (PPE) souhaiterait que  le symbole aille plus loin dans la construction européenne .  Le moteur franco-allemand doit vraiment fonctionner  , glisse-t-elle au président de la République.

Cest vers lâge de 16 ans, quAlain Schwab, quincaillier à la retraite, a commencé à entrevoir ce qui sétait passé dans le bourg, où il avait toujours vécu.  Limpression était celle dun massacre. Mais de qui ? Comment ? Personne ne parlait du fond des choses.  Dans les villages, les monuments paraissent cacher un secret. On ny mentionne ni la patrie ni les héros : juste un lapidaire  A nos morts , suivi de la liste des enfants du pays. En famille aussi, les souvenirs sont sous clé :  ça  ne se raconte pas, période occultée, déni total. Alain Schwab sest mis à étudier lhistoire, tout seul dabord, en autodidacte.

Frédéric Bierry le  remercie  davoir  entendu les Alsaciens . Il a à ses côtés Brigitte Klinkert, invitée par le chef de lÉtat à laccueil protocolaire et républicain ; une première.  Cest lAlsace qui lattendait  , dit-elle.  LAlsace a souvent subi son histoire , relève encore le président du conseil départemental du Bas-Rhin. Cet anniversaire est loccasion de construire différemment son avenir.  Comme si après les Trois nocturnes de Claude Debussy, interprétés dans la cathédrale, lAlsace revoyait enfin le jour.

Des générations décoliers connaissent lendroit pour y faire de la luge, entre les vergers de mirabelles et les platanes moussus. Les gens du voyage lapprécient aussi, il leur arrive dy camper et de tendre leur fil à linge autour de lobélisque. Les officiels, en revanche, ont tendance à léviter – les présidents de la République comme les autres, jusquà présent en tout cas. En parlant de mémoire, ce serait plutôt lamnésie que célèbre lobélisque sur la colline de la Potence, à Morhange, 3 900 habitants, en Moselle.

Extraits de lentretien que nous accordé le président de la République, en itinérance six jours dans le Grand Est et le Hauts-de-France.

Emmanuel Macron et son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier se donnant une chaleureuse accolade sur le parvis de la cathédrale de Strasbourg. Cest la première image forte de cette semaine de commémorations de la fin du centenaire 14-18 qui a débuté hier soir sous le signe de lamitié franco-allemande. Tout sourire, visiblement requinqué par ses quelques jours de repos à Honfleur, le chef de lÉtat et son épouse Brigitte – talons hauts et teint hâlé – ont remonté à pied la rue Mercière, faisant face à la cathédrale, soffrant un bain de foule sous les applaudissements. De facétieux riverains y avaient accroché à leurs fenêtres deux drapeaux. Lun français, lautre… breton. Surprenant en ces temps de revendications alsaciennes ! Les mêmes ont déployé une banderole sadressant à la Première Dame :  Brigitte, viens donc boire un spritz ! . Lépouse du chef de lÉtat na pu honorer linvitation…

Un concert dune heure sur le thème de la paix européenne attendait les deux couples présidentiels dans une cathédrale pleine à craquer. Au programme : deux grands compositeurs. Lun français : Debussy. Lautre allemand : Beethoven. Q80 musiciens de lorchestre symphonique de lAcadémie supérieure de Strasbourg ont interprété les Nocturnes du premier, magistralement accompagnées par le chœur des jeunes chanteurs du conservatoire de Strasbourg. Puis le concerto pour violon et orchestre du second, avec le célèbre violoniste allemand Christian Tetzlaff.

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Les deux couples présidentiels ont ensuite rejoint le Palais Rohan attenant pour un cocktail dînatoire privé. Brigitte et Emmanuel Macron ont passé la nuit en préfecture. Une séquence alsacienne un peu trop courte au goût du sénateur LR André Reichardt :  Commencer par lAlsace, cest légitime. Mais ne passer quune soirée à Strasbourg, je trouve cela un peu juste.  Lélu espérait aussi hier soir que le chef de lÉtat délivrerait un message particulier pour les 50 000 Alsaciens-Mosellans tués durant le conflit sous luniforme allemand, pays dont ils étaient les sujets depuis 1871. Peut-être dès ce matin à Morhange, commune mosellane où larmée française connut une véritable débâcle. Le chef de lÉtat y poursuit son  itinérance mémorielle , comme la présente lÉlysée. Elle le verra traverser en sept jours onze départements du grand Est et des Hauts de France. Avant de sachever dimanche 11 novembre sous lArc de Triomphe en présence de nombreux chefs dÉtat étrangers.  Lobjectif est de saluer la capacité des Français à aller de lavant, à reconstruire et à se réinventer. Le redressement en sera au cœur , prévient lÉlysée. Mais au-delà de laspect mémoriel, lidée est aussi de  mettre en avant la capacité de rebond  de deux territoires qui nont que trop souffert,  particulièrement frappés par la crise, la désindustrialisation et la transition agricole. 

Mais dans les rues strasbourgeoises, certains habitants nont pas hésité à interpeller Brigitte Macron dune façon beaucoup plus insolite. Sur son compte Instagram, Pierre-Olivier Costa, conseiller de la Première dame, a posté une photo dune fenêtre où était accrochée une bâche sur laquelle il était écrit : "Brigitte, viens donc boire un Spritz". On y voit également plusieurs jeunes gens, vraisemblablement à lorigine de cette initiative, et un drapeau tricolore.

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Avec deux symboles forts à la clé : la tenue dun conseil des ministres mercredi à Charleville-Mézières. Et celle cet après-midi, en présence de six ministres à Pont-à-Mousson, du forum économique régional  Choose France Grand Est , réunissant plusieurs entreprises et investisseurs de la Région.

Trois grandes étapes sont prévues en Lorraine durant deux jours les lundi 5 et mardi 6 novembre. Il a prévu de commémorer la bataille de Mohrange peu connue et où aucun président de la République ne s’est encore rendu. Ce fut l’une des batailles de la Première Guerre mondiale lors de sa première phase (la bataille des Frontières). Elle s’est déroulée les 19 et 20 août 1914 sur un front de près de 30 kilomètres et impliquant séparément les villes de Morhange et de Dieuze.