Paris, Lille, Nantes, Grenoble et Clermont-Ferrand interdisent les pesticides sur leur territoire – Le Monde

Paris, Lille, Nantes, Grenoble et Clermont-Ferrand interdisent les pesticides sur leur territoire - Le Monde

ENVIRONNEMENT. 5 grandes villes de France interdisent les pesticides sur leur territoire

Paris, Lille, Nantes, Grenoble et Clermont-Ferrand ont annoncé ce jeudi l’interdiction de l’utilisation des pesticides sur leurs territoires, dans l’espoir de “faire changer la loi” en pleine polémique sur les distances minimales entre habitations et zones d’épandage.

“Nous connaissons le statut juridique de tels arrêtés mais il s’agit pour nous d’engager une démarche concertée pour faire changer la loi et concourir à la sauvegarde du patrimoine inestimable de la biodiversité sur nos territoires et de la santé de nos concitoyens”, ont écrit les cinq municipalités dans un communiqué commun, apportant leur soutien aux maires ayant pris des arrêtés antipesticides contre lesquels les préfets ont déposé des recours.

La ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, a réagi sur Twitter dénonçant comme un coup de communication lannonce des  cinq communes  (Paris, Lille, Nantes, Grenoble et Clermont-Ferrand) dinterdire lutilisation des pesticides sur leurs territoires. Ces villes viennent de confirmer  quelles respecteront la loi : depuis le 1er janvier 2017 lutilisation des pesticides est déjà interdite dans les espaces publics, et depuis le 1er janvier 2019 chez les particuliers.., a écrit la ministre.

Nantes interdit à son tour lutilisation des pesticides sur son territoire

S’agissant de grandes villes et non de communes rurales abritant des cultures, cette action est en grande partie symbolique. La loi interdit en effet déjà depuis 2017 l’utilisation de produits chimiques par les collectivités pour entretenir les espaces verts et la voirie. Même interdiction depuis janvier pour les particuliers et jardiniers amateurs qui ne peuvent plus utiliser que des produits phytopharmaceutiques d’origine naturelle.

Nous connaissons le statut juridique de tels arrêtés mais il sagit pour nous dengager une démarche concertée pour faire changer la loi et concourir à la sauvegarde du patrimoine inestimable de la biodiversité sur nos territoires et de la santé de nos concitoyens, ont écrit les cinq municipalités dans un communiqué commun, apportant leur soutien aux maires ayant pris des arrêtés antipesticides contre lesquels les préfets ont déposé des recours.

Reste donc principalement les espaces verts des copropriétés et des entreprises, notamment la SNCF, grande utilisatrice de glyphosate pour désherber ses voies et leurs abords immédiats.

Sagissant de grandes villes et non de communes rurales abritant des cultures, cette action est en grande partie symbolique. La loi interdit en effet déjà depuis 2017 lutilisation de produits chimiques par les collectivités pour entretenir les espaces verts et la voirie. Même interdiction depuis janvier pour les particuliers et jardiniers amateurs qui ne peuvent plus utiliser que des produits phytopharmaceutiques dorigine naturelle.

Le gouvernement veut proposer de fixer à 5 ou 10 mètres, selon les cultures, la distance minimale entre les habitations et les zones d’épandage de pesticides, un arbitrage dénoncé comme minimaliste par les écologistes et les associations.

Cinq grandes villes françaises interdisent les pesticides, des mesures de soutien symboliques pour ces grandes municipalités. Pixabay Publié le 12/09/2019 à 11:02 Environnement, Société, France – Monde lessentiel Paris, Lille, Nantes, Grenoble et Clermont-Ferrand ont annoncé ce jeudi 12 septembre l'interdiction de l'utilisation des pesticides sur leurs territoires, pour faire pression sur le gouvernement en pleine polémique sur les distances minimales entre habitations et zones d'épandage. "Nous connaissons le statut juridique de tels arrêtés, mais il s'agit pour nous d'engager une démarche concertée pour faire changer la loi et concourir à la sauvegarde du patrimoine inestimable de la biodiversité sur nos territoires et de la santé de nos concitoyens", ont écrit ce jeudi dans un communiqué commun les municipalités de Paris, Lille, Nantes, Grenoble et Clermont-Ferrand, apportant leur soutien aux maires ayant pris des arrêtés antipesticides contre lesquels les préfets ont déposé des recours, et notamment le maire de Langouet en Bretagne.

La ministre de la Transition écologique et solidaire Elisabeth Borne a dénoncé sur Twitter un “coup de com” des grandes villes. “Merci à ces 5 communes d’avoir confirmé qu’elles respecteront la loi : depuis le 1er janvier 2017 l’utilisation des pesticides est déjà interdite dans les espaces publics, et depuis le 1er janvier 2019 chez les particuliers…”, écrit-elle.

Lille et quatre autres grandes villes dont Paris interdisent les pesticides

Par un communiqué de presse commun, cinq grandes villes ont fait savoir ce jeudi quelles interdisaient dorénavant lusage des produits phytosanitaires chimiques. Elles affirment également leur soutien aux maires qui ont déjà pris ce type darrêté.

"À Lille, il n'y a pas de champs, mais (…) il y a par exemple toutes les voies appartenant à la SNCF et qui bien souvent se trouvent à proximité des habitations !", a commenté Stéphane Baly, président du groupe des élus EELV à Lille. "Cette démarche conjointe avec un certain nombre de maires de grandes villes (…) a notamment pour but de faire plier le gouvernement", a-t-il ajouté.