Attaque dune mosquée à Colmar : Le conducteur placé en garde à vue et interrogé par la police – 20 Minutes

Lhomme qui a foncé volontairement samedi en début de soirée sur l’entrée de la Grande Mosquée de Colmar (Haut-Rhin) souffrirait à première vue “de problèmes psychiatriques”, selon la procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard.

Il a été rapidement interpellé sur place par la police et na pas fait de blessé, à part lui-même.

Arrivé rapidement sur les lieux, l’ancien président du lieu de culte est catégorique : « J’ai entendu une dizaine de fois, de mes propres oreilles, le conducteur crier Allah akbar, avec un accent clairement arabophone, alors qu’il se trouvait par terre dans la salle de prière, et recevait les premiers soins médicaux sur place. C’est quelqu’un que je n’avais jamais vu à la mosquée ». Naji-Saïd Darir tient à souligner qu’« Allah Akbar est une expression signifiant Dieu est le plus grand, récitée notamment à l’ouverture d’une prière. Je pense qu’on ne peut rien déduire du fait que cet homme l’ait crié à ce moment-là ».

Grande mosquée de Colmar. A quelques minutes près, cétait un carnage

Selon la procureure de la République de Colmar, l’homme s’est lui-même blessé à l’arme blanche et a été hospitalisé, devant subir une intervention chirurgicale. “Il sera examiné par un psychiatre dès que possible”, a poursuivi la magistrate.

« Il était environ 19h25, ce samedi 21 septembre, lorsque le grand imam m’a téléphoné, en état de choc et en larmes. La voiture folle venait de percuter la mosquée, lui et le jeune imam se trouvaient devant, à quelques mètres du portail qui a été défoncé. Ils ont vu toute la scène », expose Naji-Saïd Darir, président de la Grande mosquée de Colmar ces six dernières années, avant de passer le relais voilà quelques mois à Abderrahmane Nafaa.

Des témoins ont affirmé qu’”il aurait dit Allah akbar”, mais cette information restant toutefois à confirmer, a ajouté la procureure de Colmar selon laquelle “il sera placé en garde à vue et entendu dès que possible”.

Il n’était heureusement pas encore l’heure de la prière du Maghreb, programmée précisément à 19h37, avant l’ultime prière du soir, Icha, à 21h : « A partir de 19h30, il y aurait eu beaucoup de monde devant le portail et dans la cour, en particulier des personnes d’un âge avancé, et certaines handicapées, qui n’auraient eu aucune chance d’éviter la voiture… Grâce à Dieu il n’y a pas eu de victime, cest un miracle ! »

“On en saura plus sur ses motivations à ce moment-là”, a-t-elle relevé, confirmant qu’il n’y avait pas d’autre blessé que lui-même en dépit de la présence de “quelques personnes dans la mosquée” au moment où il en avait percuté l’enceinte.

Des investigations sont faites sur le véhicule, toujours selon la procureure. Selon nos confrères de L’Alsace, des démineurs ont examiné la voiture “qui ne contenait pas d’explosif”.

Tandis que la police est restée toute la nuit autour de la mosquée, la première prière de la journée, Fajr, à 6h, a été exceptionnellement annulée ce dimanche. « Les lieux doivent être sécurisés et nettoyés, on doit se réunir dans la matinée avec des responsables de la sécurité pour évoquer la suite, et voir quand les prières pourront reprendre ».

Lhomme est un habitant de Colmar, qui serait né en 1980 et serait connu des services de police pour des faits de violences et de conduite sans permis.

On ne connaît toujours pas les motivations de lhomme qui a foncé en voiture sur la Grande Mosquée de Colmar samedi.

« Il n’y avait heureusement que quelques personnes dans la mosquée alors fermée au public, des responsables se trouvant dans la partie bureau côté avenue de Paris. Craignant que l’automobiliste soit armé et veuille s’en prendre à eux, ils ont vite verrouillé le bureau et se sont réfugiés au sous-sol ».

“Le parquet national antiterroriste a été avisé, ainsi que les services spécialisés, a fait savoir la procureure de la République, Catherine Sorita-Minard. Pour le moment, le parquet de Colmar reste saisi des faits”, a-t-elle ajouté.

Une enquête a été ouverte pour dégradations volontaires, violences aggravées et tentative de meurtre.

Ex-président de la Grande mosquée de Colmar, Naji-Saïd Darir explique que « si la voiture folle était arrivée quelques minutes plus tard, des dizaines de fidèles venant pour la prière n’auraient pas pu l’éviter ».

Il a été rapidement interpellé sur place par la police et na pas fait de blessé, à part lui-même.

Pas encore entendu par la police ni examiné par un psychiatre du fait de son état de santé, le suspect devrait être hospitalisé plusieurs jours encore.

La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin a réagi, ce dimanche matin, au drame qui a frappé samedi soir la grande mosquée de Colmar :

L’homme, habitant Colmar, est né à Grenoble en 1980 et n’a pas d’antécédent pénal, hormis des infractions routières commises il y a de nombreuses années.

Dans un communiqué, la procureure de la République de Colmar fait le point, ce dimanche soir, sur lattaque qui a visé la Grande mosquée de Colmar samedi soir.

Son domicile a été perquisitionné mais aucun élément probant na été découvert. Ses proches ont été entendus par les enquêteurs.

Des témoins lont entendu crier “Allah akbar”, mais cette information restant toutefois à confirmer, a ajouté la procureure de Colmar selon laquelle “il sera placé en garde à vue et entendu dès que possible”.

“On en saura plus sur ses motivations à ce moment-là”, a-t-elle relevé, confirmant qu’il n’y avait pas d’autre blessé que lui-même en dépit de la présence de “quelques personnes dans la mosquée” au moment où il en avait percuté l’enceinte.

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Des investigations sont faites sur le véhicule, toujours selon la procureure. Selon nos confrères de L’Alsace, des démineurs ont examiné la voiture “qui ne contenait pas d’explosif”.

Lhomme est un habitant de Colmar, qui serait né en 1980 et serait connu des services de police pour des faits de violences et de conduite sans permis.

“Heureusement que ce n’était pas au moment de l’accomplissement de la prière, sinon il y aurait eu certainement des morts”, a raconté limam de la mosquée. 

“On a eu beaucoup de chance, à un quart d’heure près, cela aurait pu être un carnage”. Une soixantaine de personnes devaient arriver pour la prière.