Patti Smith sur la piste «des objets et des êtres»

Patti Smith sur la piste «des objets et des êtres»

"Aujourd'hui encore, je pense à Robert Mapplethorpe pour retrouver confiance en moi" : dans l'œil de Patti Smith …

L’édition 2017, très réussie, de la foire mondiale est marquée par les travaux historiques et les documentaires.Rianne Van Rompaey : la cover girl livre ses 11 secrets de beauté

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«J’ai toujours aimé la photo de mode, et la mode aussi, d’ailleurs. Même si j’ai ma façon singulière de la vivre. Je ne me suis jamais maquillée. Je n’aime pas être endimanchée, j’ai mon style.»Abonnez-vous pour 1€ seulement

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INTERVIEW – La star du rock et muse de Robert Mapplethorpe parle de photographie en esthète et en rêveuse.Cet article est réservé aux abonnés. 85% reste à lire.
Patti Smith veille en vestale à l’entrée du stand de la galerie Gagosian à Paris Photo. Elle est brune, elle a 32 ans, statue aux très grands yeux face à l’objectif de son compagnon, feu Robert Mapplethorpe, en 1978. Elle tient deux colombes blanches sur la courbe de ses doigts. Elle a ce charme étrange, à la fois juvénile et grave, qui émane de son récit Just Kids (2010). La photo, pâle, est volontairement décentrée dans son cadre gris, montage réalisé par Mapplethorpe lui-même, d’où la valeur exceptionnelle de cette pièce unique. Un an après, en 1979, Patti Smith reprenait ce portrait en couverture de son album Wave. Cette poète du rock a promené son regard aiguisé dans le fonds de la galerie Gagosian et en a sorti un choix romantique et habité, de Balthus à Cy Twombly, où ses propres photos trouvent leur place naturelle. Mercredi, lors du vernissage de Paris Photo, elle a provoqué une petite émeute de fans électrisés par sa présence. Les plus chanceux l’ont retrouvée jeudi soir aux Bains (Paris IIIe), à 21 h 30, pour sa performance acoustique.

Il flotte comme un parfum vintage à Paris Photo. Sous la verrière du Grand Palais, qui accueille du 9 au 12 novembre la grande foire mondiale consacrée à l’image fixe – et à la vidéo depuis cette année –, on croise nombre de travaux historiques et classiques, et beaucoup de belles trouvailles. Le noir et blanc, qu’on croyait détrôné par les grands formats aux couleurs clinquantes, est partout. Un changement de ton notable : la migration de la foire du Louvre vers le Grand Palais, en 2011, avait entraîné l’arrivée de galeries davantage tournées vers l’art contemporain, synonyme de photos géantes et colorées – et de prix très élevés. Aujourd’hui, glisse un exposant d’une grosse galerie de la foire, « les gens en ont marre des très grands formats, ils n’ont plus de place sur leurs murs. Et ces images vieillissent mal, elles se démodent ».Par Hugo Compain le 09 Novembre 2017

Wave), et qu’il avait lui-même encadré.

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