Cancer du poumon : un espoir inédit avec l’arrivée du Keytruda

Des applications élargies. “Keytruda était déjà disponible pour les patients français depuis août 2014, mais de façon dérogatoire, donc pour un nombre d’indications limitées” comme le mélanome, le cancer du poumon ou du rein. Il sera désormais également indiqué pour le carcinome bronchique, selon le ministère.

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« On ne peut que se féliciter de la possibilité de prescrire enfin le produit en première ligne », estime Aurélien Marabelle, responsable du programme d’immunothérapie de l’Institut Gustave Roussy. « Mais la France a été le dernier pays européen à s’y décider, ce qui montre à quel point il devient difficile d’accéder à l’innovation. » Le feu vert réglementaire européen  date en effet de 2015, alors que le cancer du poumon est le cancer le plus répandu dans le monde — et le marché des produits d’immunothérapie  estimé à 21 milliards de dollars d’ici à 2022.

Cette nouvelle arme thérapeutique s’inscrit dans une nouvelle génération de médicaments visant à renforcer le système immunitaire pour qu’il se défende mieux et parvienne à tuer les ­cellules cancéreuses. Le Keytruda a montré une amélioration de survie de trois à quatre ans pour les « cancers bronchiques non à petites cellules métastatiques » et dont les tumeurs expriment fortement (à plus de 50 %) le biomarqueur PDL1, soit environ 20 % des 45 000 patients touchés chaque année par le cancer du poumon en France. Ce qui représente de 6 000 à 8 000 patients. « Les résultats sont spectaculaires », se félicite le pneumologue Christos Chouaid (CHI de Créteil), impliqué dans les essais cliniques. « Le taux de survie est plus que doublé avec le pembrolizumab, comparativement à la chimiothérapie, avec une meilleure tolérance », se réjouit le docteur Nassima Mimoun, directrice oncologie de MSD.

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Médicaments : accord trouvé sur le prix d'un anticancéreux innovant

Résultat : l’accord trouvé induit une baisse de prix (17% en moins par rapport au prix négocié pour le mélanome) et le ciblage des patients pour le cancer du poumon non à petites cellules (la réalisation et test compagnon sera obligatoire avant toute prescription). A 6 000 euros par mois et par patient, la facture pour l’Assurance maladie devrait être autour de 432 millions d’euros.Près de 6000 patients devraient pouvoir bénéficier d'un nouveau traitement contre certains cancers du poumon.

Keytruda : MSD et le gouvernement d'accord sur le prix de cette immunothérapie prometteuse

Neuf mois plus tard, son plaidoyer est resté lettre morte. Les prix sont toujours au plus haut, à plus de 100.000 dollars par personne et par an, voire 200.000 si les médicaments sont  combinés , alors que le pionnier Bristol-Myers est désormais concurrencé par  Merck ,  Pfizer et Roche. Il y a quelques mois, Merck a généralisé une nouvelle formule, avec un dosage de 200 mg, contre 50 et 100 mg auparavant. Cette seule modification aurait un impact négatif de 1 milliard de dollars par an sur le système de santé.

Aux Etats-Unis, les prix élevés des anticancéreux inquiètent les autorités

OK, tout accepter Personnaliser"Nous avons conscience d'évoluer dans un environnement économique contraint", a fait valoir Nassima Minoun, directrice oncologique chez MSD France.

Médicaments anticancéreux : le gouvernement signent un accord avec les laboratoires pour limiter leur coût pour l …

radiothérapie, la chimiothérapie et les thérapies ciblées sont utilisées, en fonction de chaque cas. Le choix des thérapies ciblées dépend principalement de la présence au niveau de la tumeur d’une altération génétique spécifique (mutation EGFR, translocation EML4-Alk…), la cible visée par ces traitements. De ce fait, la proportion des patients pouvant en bénéficier reste limitée.

Cancer Thématique suivie Ne plus suivre Cancer du poumon : MSD appelle à réformer les "conditions d'accès précoce" aux immunothérapies Par Sciences et Avenir avec AFP le 29.11.2017 à 16h28La prescription du Keytruda sera conditionnée à un test pour pouvoir être administré en priorité aux patients atteints de certains types de cancer. – Merck var ULTIMEDIA_mdtk = “01946947”; var ULTIMEDIA_zone= “20”; var ULTIMEDIA_target = “ultimedia_switch”; var ULTIMEDIA_async = false; MSD va commercialiser son produit d’immunothérapie phare, le Keytruda, au prix de 6.000 euros par mois. La moitié des patients traités devraient gagner près d’un an et demi de vie. Après des mois de tractations, l’américain Merck (MSD en France) a trouvé un accord sur le montant du remboursement de son anticancéreux Keytruda dans l’Hexagone. Le Comité économique des produits de santé (CEPS), qui fixe les prix des médicaments, a validé le produit comme premier choix de traitement pour certains patients souffrant de cancer du poumon avec métastases. Son coût sera de 6.000 euros par mois et par patient. « Dans la mesure où le prix est le même quelle que soit l’indication, ce tarif va aussi s’appliquer au traitement du mélanome (cancer de la peau) ou du cancer du poumon après échec de la chimiothérapie, où le Keytruda était déjà financé par la Sécurité sociale », explique Nassima Mimoun, directrice de l’activité oncologie chez MSD France.

L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vousLa réduction d’une amplitude articulaire chez un enfant, quel que soit le secteur concerné – flexion/extension ou rotation –, […]

Depuis, la concurrence est féroce entre les grands laboratoires, sur un marché en pleine expansion. Le traitement Opdivo a généré 1,3 milliard de dollars de revenus pour Bristol-Myers au dernier trimestre, et Keytruda, 1 milliard pour Merck. Les dépenses en immunothérapies contre le cancer devraient passer de 16,9 milliards de dollars en 2015 à 75,8 milliards en 2022, selon GlobalData. Les pouvoirs publics s’inquiètent du  coût que cela pourrait engendrer pour le système de santé. « La concurrence est fondamentale pour faire baisser les prix », avait lancé Donald Trump aux dirigeants des laboratoires à son arrivée à la Maison-Blanche.

Sécurité sociale ont trouvé un accord sur celui d’un anticancéreux innovant, le Keytruda, révèle le quotidien les Echos lundi.

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Le Keytruda (aussi appelé pembrolizumab) était déjà disponible en deuxième ligne contre le mélanome (cancer de la peau). Mais, prochainement, il devrait être prescrit à environ 6 000 patients atteints de cancer du poumon. Cette thérapie « ne concerne pas tout le monde », a expliqué mardi, lors d’un point presse organisé par MSD, Christos Chouaid, pneumologue au CHI de Créteil.

« A Créteil, dans notre centre, on a vu pour la première fois des malades de cancer du poumon retourner au travail. J’ai même eu une demande de paternité », se réjouit Christos Chouaid, professeur de pneumologie au centre hospitalier de Créteil.. Autre nouvelle formidable pour les malades : le traitement est bien mieux toléré que la chimiothérapie : 90% des malades n’ont pas d’effets secondaires.  Nausée, pertes de cheveux, fatigue…. ce cortège d’effets secondaires n’existe pas. De plus, le mode d’administration est bien plus léger qu’une « chimio » administrées par perfusion : le malade reçoit une injection toutes les trois semaines. « Quand cela marche, c’est formidable. Le bénéfice semble se maintenir dans le temps. Mais ce n’est pas pour tout le monde », a rappelé le professeur Christos Chouaid.Paris, le samedi 25 novembre 2017 – Il y a quelques semaines, la disparition d’Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot, qui […]

Le Monde | 28.11.2017 à 09h00 | Par Pascale Santi

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Autorisation Temporaire d'Utilisation (ATU) pour que les malades puissent bénéficier des avancées thérapeutiques avant que le processus de négociation ne soit bouclée. Merck en avait ainsi obtenu une il y a plus de deux ans pour le Keytruda, dans le cadre du mélanome. Mais pour les extensions d'indications, il faut repasser par le parcours classique et attendre qu'un prix soit fixé, ce qui est aujourd'hui chose faite, un an après l'autorisation au niveau européen. Des délais trop longs, quand on sait que la multiplication des thérapies en immuno-oncologie, tendance qualifiée de "buzz général" par un analyste de Bryan Garnier, entrainera de multiples demandes d'extensions d'indication, qui ne pourront bénéficier aux patients qu'au terme de longues procédures de négociation de prix. " Les lenteurs et les contraintes sur les contrôles des prix se font au détriment de l'innovation, alors qu'on ne se pose pas la question sur le remboursement de vieux traitements dont l'efficacité n'est pas établie avec les critères désormais ­exigés ou sur l'homéopathie, par exemple ", expose Jean-Yves Blay, spécialiste des sarcomes, dans Le Monde.Un prix encore mystérieux. Le prix arrêté n’est pas connu mais selon Les Echos, “les autorités espèrent à présent contenir en dessous de 600 millions d’euros par an la dépense liée à Keytruda et Opdivo, les deux traitements vedettes de l’immunothérapie en oncologie”. Arrêté “il y a un an”, le prix d’Opdivo “s’élève aujourd’hui à 5.400 euros par mois pour un malade de 70 kilos – sans compter les remises secrètes négociées avec le gouvernement”, précise le quotidien. Pour consulter dès maintenant tous les articles en illimité, abonnez-vous à -50% !

Un net regain d’intérêt pour la vitamine D est apparu ces dernières années concernant son rôle potentiel dans la reproduction […]

Six mois de négociations. Contacté par l’AFP, le ministère de la Santé a confirmé dimanche soir cet accord voté jeudi dernier, “après six mois de négociations”, selon le quotidien. Il vise à limiter les dépenses de l’Assurance maladie pour ce traitement très onéreux tout en le rendant accessible à davantage de patients.

432 millions d’euros de coût annuelA 6 000 euros par mois pour 6 000 patients, le coût avoisinerait les 432 millions d’euros par an. Un montant non négligeable pour l’Assurance maladie qui souhaite, selon le journal « Les Echos », « contenir en dessous de 600 millions d’euros par an la dépense liée à Keytruda et Opdivo », ce dernier coûtant 5400 euros par mois pour un malade de 70 kilos.

Training Manager (H/F)Paris29/11/2017Votre adresse nous sert à envoyer les newsletters qui vous intéressent. Conformément à la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978, mise à jour par la loi du 6 août 2004, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition aux données vous concernant en écrivant à l’adresse abonnements@challenges.fr

Le Keytruda est une « immunothérapie » qui, au lieu de s’attaquer directement à la tumeur, « cible le système immunitaire pour qu’il fasse son travail contre la maladie », a précisé Aurélien Marabelle, directeur clinique à l’institut Gustave Roussy, lui aussi invité par le laboratoire.

Après des mois d’intenses tractations, le laboratoire MSD va commercialiser le Keytruda pour certains cancers du poumon. Vendu 6000 euros par mois et par personne, il permettra à près de 6 000 patients de gagner plusieurs mois de survie supplémentaires.Si MSD souligne avoir fait un effort en baissant ses tarifs de 17 % par rapport au précédent prix négocié pour le mélanome, le coût minimum sera tout de même de 432 millions d’euros par an pour l’Assurance Maladie qui souhaite contenir en dessous de 600 millions d’euros par an la dépense liée à Keytruda et Opdivo (cf « Les Echos » du 27 novembre).