Tuerie à la préfecture de police de Paris : 5 morts – LaDepeche.fr

Tuerie à la préfecture de police de Paris : 5 morts - LaDepeche.fr

Attaque à la préfecture de police de Paris: quest-ce-que la DRPP, le service de renseignement où travaillait Michael Harpon?

“Signalez immédiatement tout incident”: lappel à la vigilance sur les ondes de la police après lattaque au couteau à la préfecture

Les motivations de lassaillant au couteau, qui a tué quatre personnes jeudi à la Préfecture de Police de Paris, sont encore très floues. La perquisition à son domicile na pour linstant pas donné grand chose, selon les informations de BFMTV. Mais en garde à vue, la femme de linformaticien Michael Harpon a affirmé que son mari avait  eu “une crise de démence” la nuit précédente. Elle a assuré quil aurait “entendu des voix”, quil était “incohérent” et quil sétait réveillé brutalement.

Michael H. était informaticien au sein de la DRPP, où il travaillait depuis 2003, et les enquêteurs explorent la piste dun conflit personnel, a indiqué à 20 Minutes une source proche du dossier. La piste dun acte terroriste na toutefois pas été écartée. De son côté, Le Parisien écrit que, pour lheure, rien nexplique le passage à lacte de jeudi. Plusieurs sources sécuritaires ont fait savoir que,  contrairement à certaines rumeurs, il navait aucun rendez-vous disciplinaire. Il navait aucun souci apparent au travail .

Lassaillant était malentendant, tout comme sa femme. Pour être comprise des enquêteurs, elle se fait aider dun interprète en langue des signes, ce qui rend son audition compliquée. 

Si la version de la femme se vérifie, cela pourrait être un début dexplication pour les enquêteurs. Les motivations de lassaillant sont en effet difficiles à éclaircir pour le moment. Selon Loïc Travers, du syndicat Alliance, cet homme de 45 ans était un fonctionnaire modèle, très apprécié de ses collègues.

Trois des agents étaient aussi membres de la direction du renseignement, où ils ont été attaqués : Damien, un major de 50 ans, Brice, un gardien de la paix de 38 ans, et Anthony, un adjoint administratif lui aussi âgé de 38 ans. Aurélia, gardienne de la paix, avait 39 ans. Elle a été tuée par lassaillant lorsquil a quitté les bureaux de la DRPP.

Lhomme “était connu dans le service”, et na “jamais présenté de difficultés comportementales” ni “le moindre signe dalerte”, a déclaré le ministre de lIntérieur Christophe Castaner, jeudi.

Ils sappelaient Damien, Anthony, Brice et Aurélia. Quatre fonctionnaires ont été tués au couteau, jeudi, par Michael H., un employé administratif de la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) âgé de 45 ans. Des victimes dont Le Parisien précise le profil.

Bien quil sagissait dun homme très apprécié de ses collègues, Michael Harpon avait limpression de vivre une frustration professionnelle ces derniers temps, selon nos informations. Malentendant, il regrettait de ne pas pouvoir grimper davantage au sein de la hiérarchie. Depuis plusieurs mois, il réclamait un interprète en langue des signes, dans lespoir de pouvoir évoluer vers des postes de concepteurs de réseaux.

Quatre fonctionnaires ont été tués jeudi à la préfecture de police de Paris, trois policiers, dont une femme, et un agent administratif.

Daprès nos informations, lauteur de lattaque sétait converti à lislam depuis 18 mois, mais on ignore pour linstant sil existe le moindre lien entre sa conversion et ce passage à lacte. Lors de la perquisition de son domicile, les ordinateurs et téléphones ont été saisis. Ils sont analysés, et pourrait offrir de nouvelles pistes aux enquêteurs, mais rien ne permet daccréditer à ce stade une quelconque radicalisation.

Attaque au couteau à la préfecture de police: la femme de lassaillant affirme que son mari a eu “une crise de démence” la nuit précédente

Après lattaque au couteau, “le retour au travail se fait dans lémotion” à la préfecture de police de Paris

La préfecture de police de Paris a été touchée en plein cœur. Quatre fonctionnaires, dont trois policiers, ont été tués à coups de couteau jeudi après-midi au sein même de linstitution de lîle de la Cité par un employé administratif. Celui-ci a ensuite été abattu par les forces de lordre.

Cette attaque perpétrée à lintérieur du centre névralgique de la police parisienne est un choc pour lensemble des fonctionnaires visés par un de leurs pairs, un informaticien au service technique de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) depuis 2003. Cest dans ce service emblématique qua dailleurs commencé lattaque.

La DRPP est lhéritière direct des Renseignements généraux de préfecture de police de Paris (RGPP), rebaptisés DRPP après la réforme globale des renseignements conduite par Nicolas Sarkozy en 2008.

“La direction du renseignement est un rouage essentiel de la sécurité de la capitale et de la région francilienne, face à la montée des violences urbaines, aux nouvelles formes dextrémisme politique ou à la persistance de la menace terroriste”, indique la préfecture de Paris sur son site Internet.

A Paris et dans sa petite couronne, le millier de policiers au service de la DRPP exerce une pleine compétence dans le domaine de linformation générale, de la lutte contre le terrorisme islamiste, de lultragauche et de lultradroite et, plus généralement, sur toutes les subversions violentes, précise encore linstitution.

On retrouve ainsi le rôle “dEtat dans lEtat” de la préfecture de police de Paris – objet de nombreuses controverses. La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et le Service central du renseignement territorial (SCRT) agissent au niveau national, mais nont ainsi “pas dimplantations territoriales à Paris et dans les départements de la Petite Couronne”. Ces services travaillent toutefois en étroite collaboration.

Lassaillant avait intégré la préfecture de police de Paris en 2003 après une série de vérifications rigoureuses, propre à une institution aussi sensible. Il avait fait lobjet dune “enquête daccréditation visant notamment à vérifier que lintéressé, ou un membre de son entourage, nétait pas défavorablement connu des services de police et de la justice”, détaille Le Figaro. 

“Son travail consistait à travailler sur les systèmes dinformation, il y avait donc là une habilitation secret défense, la plus haute au sein de la police”, a expliqué Driss Aït Youssef, président de linstitut Léonard de Vinci, spécialiste des questions de sécurité, à BFMTV. Cette habilitation, selon lui, devait “théoriquement montrer que cet individu ne présentait pas de problèmes de moralité incompatibles avec des fonctions de traitement dinformations sensibles”. 

Rien ne laissait présager un tel acte de la part de Michael Harpon, 45 ans. Il “navait jamais présenté de difficultés comportementales” ni “le moindre signe dalerte”, a déclaré pour sa part le ministre de lIntérieur Christophe Castaner. Pour lheure, le motif de lattaque reste inconnu. Le parquet antiterroriste na pas été saisi et une enquête a été ouverte pour homicides volontaires, a indiqué le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz.