Migrants : le maire de Grenoble, Eric Piolle, lance un appel au …

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gouverner c’est anticiper". "Nous sommes au début du siècle des migrations pour des climatiques et géopolitiques que l’on connaît. Seul un tout petit bout de ces exilés va venir jusqu’à nous. Changeons les règles du jeu et adoptons-les à ce que nous souhaitons tous. Cette solidarité n’a pas de couleur politique et les habitants d’ici mettent en place cette solidarité au quotidien. Soyons à la hauteur de l’histoire de la France et de la confiance que l’on a du lendemain", a-t-il conclu. 

Nous sommes ici sous le col de l’Échelle, sur une route mondiale de l’exil, au cœur de l’Europe entre la France et l’Italie. Nous sommes ici au sommet de l’absurde", débute-t-il.

C’est ici que notre gouvernement demande à notre police des airs et des frontières de ramener les migrants, les exilés, à 150 mètres du panneau France. C’est ici que l’on crée un mur. On s’en offusque en France quand il est construit en Hongrie, en Bulgarie. Ce mur est absurde pour notre police qui voit bien l’inutilité de ramener des gens qui ont fait 6000 kilomètres à 200 mètres après la frontière. C’est absurde pour les exilés qui ne comprennent pas ce qui leur arrive. C’est absurde pour les bénévoles et les habitants de ce territoire qui sont offusqués que l’on puisse traiter des humains comme cela. Des humains qui vont prendre tous les risques pour repasser cette frontière dans la neige ou en été dans des conditions de chaleur très compliquées", ajoute le maire de Grenoble.