Le rectorat veut faire cesser les activités dune école musulmane taxée de salafisme – Le Dauphiné Libéré

Le rectorat veut faire cesser les activités d\une école musulmane taxée de salafisme - Le Dauphiné Libéré

Le rectorat veut faire cesser les activités dune école musulmane taxée de salafisme

Le rectorat a enjoint les parents délèves de changer leurs enfants détablissement suite à une décision judiciaire. Lécole, condamnée à fermer, a fait appel et devrait néanmoins rester ouverte jusquà la fin de lannée scolaire.

Lannonce est passée presque inaperçu. Invité jeudi de lémission Le Téléphone Sonne, sur France Inter, le ministre de lÉducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a évoqué la fermeture prochaine dune école dinspiration salafiste dans lacadémie de Grenoble. Nous réaffecterons les élèves concernés au retour des vacances, a-t-il précisé. Avant dajouter: Au cours de ces dernières années, il y a eu le développement de structures scolaires ou protoscolaires, inspirées par des idéologies radicales et nous voulons empêcher cela.

Fondé en 2016, létablissement Philippe-Grenier dÉchirolles, situé près de Grenoble, devrait définitivement fermer ses portes ce vendredi soir. Jean-Michel Blanquer, le ministre de lÉducation nationale, la en tout cas annoncé jeudi 11 avril. Cette école musulmane privée, hors contrat, serait d inspiration salafiste . Pour lheure, cette fermeture nest quadministrative puisque laffaire na pas encore été tranchée par la justice, rappelle France Bleu. Sur son site Internet, lécole se présente comme un établissement  où les valeurs de lIslam sont intégrées dans le cursus de formation  et qui  offre un enseignement appuyé en arabe et en maîtrise du Coran .

Les propos du ministre font suite à un courrier, envoyé la semaine dernière par le rectorat aux familles des quarante-cinq élèves scolarisés dans lécole musulmane Philippe Grenier dÉchirolles, dans la banlieue sud de Grenoble. Dans cette lettre, lacadémie enjoint les parents de changer décole suite à une décision judiciaire.

Début février dernier, le tribunal correctionnel de Grenoble avait déjà ordonné la fermeture définitive de cette école qui  dispense un enseignement contraire aux droits des enfants à léducation . La justice estime que cette école ne respecte pas le programme obligatoire prévu par le ministère. Ainsi, les résultats obtenus par les enfants seraient catastrophiques et ils auraient des carences dans lapprentissage du sens critique et de lautonomie. En décembre 2017, lécole a refusé un contrôle de linspection académique.

Le rectorat de Grenoble ordonne aux parents dune école musulmane de changer leurs enfants détablissement

Lécole hors-contrat Philippe Grenier – du nom du premier député musulman de France – est en effet sous le coup dune procédure de justice. En février, elle a été condamnée à fermer par le tribunal correctionnel de Grenoble. Lors de laudience en janvier, le procureur avait livré un réquisitoire cinglant sur cet établissement nocif. Les connaissances sont rabâchées. Il ny a pas de production orale et écrite, pas denseignement artistique, pas de travail de groupe, pas douverture sur le monde, pas dencouragement à développer lesprit critique. Cest de lobscurantisme, du lavage de cerveau, avait-il listé.

Alors que lassociation qui gère létablissement scolaire a fait appel de la décision et quun nouveau procès est prévu le 1er juillet prochain, lacadémie de Grenoble a pris les devants en demandant la fermeture immédiate. Les familles des 45 élèves scolarisés en primaire ont reçu un courrier leur indiquant quil fallait quelles trouvent un nouvel établissement scolaire pour la rentrée de Pâques. Concernant la cinquantaine denfants scolarisées en maternelle, il ny a pas dobligation de re-scolarisation.

Il ny a pas douverture sur le monde, pas dencouragement à développer lesprit critique. Cest de lobscurantisme, du lavage de cerveau

Cette fermeture est  un exemple du fait que nous avons pris le taureau par les cornes sur ce sujet qui est grave , a assuré le ministre de lÉducation nationale.  Au cours de ces dernières années, il y a eu le développement de structures scolaires ou proto-scolaires, inspirées par des idéologies radicales, et nous voulons empêcher cela et cest ce que nous faisons , a-t-il poursuivi.

Le jour de la condamnation, le magistrat navait pas hésité à qualifier lécole, fondée en 2016, de salafiste, pointant par ailleurs son amateurisme. Sur son site internet, lassociation Unicité vend son établissement comme une école où léthique musulmane, lenseignement du Coran et de la langue arabe ont une place importante dès le plus jeune âge. Mais les enseignements communs à toutes les écoles y sont dispensés, assure-t-on.

Quant à Jean-Michel Blanquer il a vraisemblablement parlé trop vite. Car lassociation à la tête de létablissement a fait appel de sa condamnation. Or, cet appel est suspensif: lécole devrait donc rester ouverte jusquà la fin de lannée scolaire puisque laudience aura seulement lieu le 1er juillet prochain. On ne va pas fermer une école sur une simple déclaration dun ministre à la radio, sest indigné lavocat de lécole, Michaël Bendavid, interrogé par lAFP.

La justice reproche notamment à létablissement de ne pas respecter le programme obligatoire prévu par le ministère : résultats catastrophiques, carences dans lapprentissage du sens critique et de lautonomie. Lécole a aussi refusé un contrôle de linspection académique en décembre 2017. Lors du procès le 12 février dernier, le procureur de la république, qui avait lui aussi qualifié cette école de “salafiste”, avait parlé “dobscurantisme”, de “lavage de cerveau” et “décole novice”.

Quant aux reproches de la justice, si létablissement ne nie pas des carences dapprentissage, il dément les accusations de salafisme. Ces accusations reposent sur une phrase totalement inadaptée prononcée à ses débuts par un des porteurs du projet qui disait en substance il faut préserver nos enfants des vices de lenseignement public, ajoute le conseil.

Elle doit fermer ce vendredi soir. Jean-Michel Blanquer annonçait jeudi la fermeture dune école “dinspiration salafiste” dans lacadémie de Grenoble (Isère). Le ministre de lÉducation nationale parle de létablissement Philippe Grenier dÉchirolles, une école musulmane privée, hors contrat, fondée en 2016. La rectrice dacadémie a mis en demeure le 4 avril dernier les familles des élèves de scolariser leurs enfants dans dautres écoles.

Cette école, comme toutes les autres de la même obédience, doit être fermée par décret présidentiel sans aucune possibilité de recours de toutes sortes.

Evoquant la lutte contre la radicalité, le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a indiqué, ce jeudi sur France Inter, qu’il venait « de prendre la décision de fermer une école d’inspiration salafiste dans l’Académie de Grenoble ».

Il y a une semaine, la rectrice a envoyé un courrier-recommandé aux familles des 45 élèves scolarisés en primaire, leur demandant dinscrire leur enfant dans une autre école à partir de la rentrée de Pâques. Cest “une injonction”, cest-à-dire un ordre, daprès le rectorat qui assure que des places dans dautres établissements sont réservées pour ces élèves. 

Il parlait de l’établissement Philippe Grenier, une école musulmane privée, hors contrat, fondée en 2016 et située rue du 19 mars 1962 à Echirolles, dont le tribunal correctionnel de Grenoble a ordonné la fermeture définitive le 12 février dernier.

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé ce jeudi la fermeture imminente d'une école musulmane d'Échirolles (Isère), au motif qu'elle serait "d'inspiration salafiste". Une procédure judiciaire est par ailleurs en cours, pour les mêmes motifs, devant la justice.

C’est un rapport de l’Éducation nationale, communiqué par le recteur d’académie au procureur de la République, qui avait amené l’école et son directeur devant la justice. À la barre, lors de l’audience du 8 janvier, l’inspectrice avait évoqué les résultats « catastrophiques» et indiqué que « toutes les écoles hors contrat sont soumises à ce type d’inspection, quelle que soit la religion enseignée, et que, jamais un tel décalage dans l’acquisition du socle commun n’avait été constaté».

Lassociation qui gère létablissement a fait appel de la décision de fermeture prononcée par le tribunal correctionnel. Lécole est donc restée ouverte. Un nouvel examen du dossier est prévu le 1er juillet prochain, mais lacadémie de Grenoble na pas attendu cette date pour mettre fin aux activités de lécole. 

L’association Unicité, qui gérait cet établissement, était ainsi poursuivie en tant que personne morale pour avoir dispensé « un enseignement non-conforme à l’instruction obligatoire, malgré mise en demeure». Elle a été reconnue coupable et condamnée à une amende de 5 000 euros.

Le directeur de l’école, qui était également prévenu d’avoir interdit l’accès des inspecteurs à l’école durant près d’une heure, fin 2017, a , pour sa part, été relaxé.

En revanche, pour les quelques 50 écoliers de maternelle qui ont moins de six ans, il ny a pas dobligation de re-scolarisation puisque linstruction nest pas obligatoire à leurs âges. Les parents de ces très jeunes enfants ont donc reçu “une invitation” à changer détablissement scolaire.

La fermeture définitive de l’école avait donc également été ordonnée par le tribunal correctionnel, comme l’avait requis le ministère public, mais cette décision n’avait pas été assortie d’une exécution provisoire. L’école est donc restée ouverte puisque l’association Unicité a fait appel du jugement. « Le parquet général a audiencé au plus tôt et l’affaire sera rejugée devant la cour d’appel le 1er juillet prochain » a précisé le procureur de la République adjoint, Olivier Nagabbo.

Contrairement à ce qu’il a dit, le ministre de l’Education nationale n’a donc pas le pouvoir de faire fermer cet établissement tant que la justice n’aura pas confirmé sa décision. 

Pour autant, il a décidé de ne pas attendre le résultat de cette audience en appel pour faire en sorte que l’établissement soit contraint de cesser ses activités : en s’appuyant  sur la loi Gatel, le rectorat de l’Académie de Grenoble a ainsi demandé aux parents des élèves de changer ces derniers d’école, dès la rentrée prochaine, c’est-à-dire le mardi 23 avril.

Contacté vendredi par le Dauphiné Libéré, Aymeric Meiss, directeur de cabinet de la rectrice de Grenoble, a confirmé que « c’est bien une décision de justice qui a ordonné la fermeture de cet établissement » mais que «l’Education nationale a signifié aux parents (la semaine dernière par courrier recommandé, NDLR) l’obligation de re-scolariser leurs enfants ailleurs».

Cette école accueillait une centaine d’élèves en maternelle et primaire mais seuls une quarantaine d’entre eux, âgés de six ans et plus, ont une obligation de scolarité. Ils seront donc réaffectés à la rentrée des vacances de printemps « dans d’autres établissements, dès que la demande de leurs parents aura été faite. Pour les autres élèves, âgés de moins de six ans, la re-scolarisation est, par principe, facultative», détaillait le directeur de cabinet de la rectrice. Lécole pourra donc continuer daccueillir des élèves de maternelle tant que la cour dappel naura pas confirmé le jugement et la fermeture définitive.