Grenoble : un homme paralysé parvient à marcher grâce à un exosquelette connecté à son cerveau – Le Parisien

Grenoble : un homme paralysé parvient à marcher grâce à un exosquelette connecté à son cerveau - Le Parisien

Un patient tétraplégique a réussi à marcher grâce à un exosquelette connecté à son cerveau

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Messenger LinkedIn Email Paralysé des quatre membres, un patient parvient à diriger par la pensée les mouvements dun exosquelette, une sorte darmure motorisée. Le prototype, issu de dix ans de recherches de plusieurs équipes, repose sur des électrodes implantées dans le crâne.

“Jai dû réapprendre petit à petit. La plasticité cérébrale fait quon retrouve les ordres à envoyer pour obtenir les bons mouvements, de manière beaucoup plus souple, beaucoup plus naturelle”, explique Thibault, qui était cloué au lit depuis son accident. Il sest ensuite rendu trois jours par mois à Grenoble pour faire les mêmes exercices directement sur lexosquelette. Résultat: il peut avancer les jambes du robot, plier le coude, lever les épaules…

Paralysé des quatre membres depuis une chute il y a quatre ans, Thibault parvient aujourdhui à diriger par la pensée les mouvements dun exosquelette, une sorte darmure motorisée. Une première réalisée par des chercheurs français, qui ouvre dimportantes perspectives pour les tétraplégiques.

Paralysé des quatre membres depuis une chute il y a quatre ans, Thibault parvient aujourdhui à diriger par la pensée les mouvements dun exosquelette, une sorte darmure motorisée. Si des équipes avaient déjà implanté des électrodes pour stimuler par le cerveau les muscles de patients paralysés ou amputés, les chercheurs français sont les premiers à utiliser directement les signaux du cerveau pour contrôler un robot.

VIDEO. Grenoble : Pour la première fois, un tétraplégique marche grâce à un exosquelette dirigé par la pensée

 Cest un message despoir pour les personnes dans le même état que moi : il y a des choses possibles, même si on a un gros handicap , explique ce jeune Lyonnais de 28 ans, premier patient dun essai clinique mené par Clinatec, un centre de recherche biomédicale du CEA, à Grenoble (Isère).

Le prototype, issu de dix ans de recherches de plusieurs équipes, repose sur des électrodes implantées dans le crâne, qui vont  capter les signaux envoyés par le cerveau et les traduire en signaux moteurs , décrit Alim-Louis Benabid, professeur émérite à luniversité Grenoble Alpes.

“Je ne pensais pas quon pourrait aller aussi loin”, assure-t-il, confiant son “plaisir” à “pouvoir faire avancer la science”, en dépit de la fatigue liée à ces entraînements et du chemin restant. “Quand on a eu toutes les douleurs, toutes les souffrances que jai pu vivre, je nai aucune frustration, ça a toujours été un plaisir de pouvoir participer” à cette recherche.

Tétraplégique, ce patient français parvient à piloter un exosquelette connecté à son cerveau !

Chez les paralysés des quatre membres suite à une fracture de la colonne vertébrale,  le cerveau est toujours capable de générer les ordres qui habituellement font bouger les bras et les jambes, mais il ny a personne qui les exécute , poursuit le spécialiste de neurochirurgie, auteur principal dune étude publiée vendredi 4 octobre dans The Lancet Neurology.

Chez les paralysés des quatre membres suite à une fracture de la colonne vertébrale, “le cerveau est toujours capable de générer les ordres qui habituellement font bouger les bras et les jambes, mais il ny a personne qui les exécute”, poursuit le spécialiste de neurochirurgie, auteur principal dune étude publiée vendredi dans The Lancet Neurology. 

Les blessures de la moelle épinière entraînent une tétraplégie (paralysie des quatre membres) chez environ 20 % des patients. Le cas de Thibault est une  preuve de concept  : les chercheurs ont montré quil était possible de capter correctement cette activité électrique de façon continue et de la transmettre quasiment en temps réel et sans fil vers lordinateur qui les décode. Mais le chemin est encore long avant de pouvoir utiliser cet exosquelette dans la vie de tous les jours.

Dautres équipes de chercheurs ont déjà implanté des électrodes pour stimuler par le cerveau les muscles de patients paralysés ou amputés, un domaine en plein développement appelé  interface neuronale directe  ou  interface cerveau-machine . Mais létude du Pr Benabid est la première à utiliser directement les signaux du cerveau pour contrôler un robot exosquelette.

Entraînement sur simulateurLe jeune homme, à qui on a implanté les électrodes il y a un peu plus de deux ans, sest entraîné chez lui pendant plusieurs mois sur un simulateur : grâce à son implant, il est parvenu à faire réaliser des mouvements à un avatar virtuel sur lécran de son téléviseur.

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 Jai dû réapprendre petit à petit. La plasticité cérébrale fait quon retrouve les ordres à envoyer pour obtenir les bons mouvements, de manière beaucoup plus souple, beaucoup plus naturelle , explique Thibault, qui était cloué au lit depuis son accident.

Un autre patient se verra implanter les électrodes en novembre, suivi de deux autres dans les prochains mois, précise le Pr Benabid. La suite de lessai clinique permettra dacquérir la capacité de saisir un objet avec la main ainsi que daméliorer léquilibre de lexosquelette, le gros point faible de tous les robots de ce type.

Vidéo. Un exosquelette connecté au cerveau permet à un patient tétraplégique de marcher

Il sest ensuite rendu trois jours par mois à Grenoble pour faire les mêmes exercices directement sur lexosquelette. Résultat : il peut avancer les jambes du robot, plier le coude, lever les épaules…  Je ne pensais pas quon pourrait aller aussi loin , assure-t-il, confiant son  plaisir  à  pouvoir faire avancer la science , en dépit de la fatigue liée à ces entraînements et du chemin restant.

 Quand on a eu toutes les douleurs, toutes les souffrances que jai pu vivre, je nai aucune frustration, ça a toujours été un plaisir de pouvoir participer  à cette recherche. Un autre patient se verra implanter les électrodes en novembre, suivi de deux autres dans les prochains mois, précise le Pr Benabid.

Le prototype, issu de dix ans de recherches de plusieurs équipes, repose sur des électrodes implantées dans le crâne, qui vont  capter les signaux envoyés par le cerveau et les traduire en signaux moteurs , décrit Alim-Louis Benabid, professeur émérite à luniversité Grenoble-Alpes. 

Un patient tétraplégique parvient à piloter un exosquelette par la pensée

La suite de lessai clinique permettra dacquérir la capacité de saisir un objet avec la main ainsi que daméliorer léquilibre de lexosquelette, le gros point faible de tous les robots de ce type.  Cela nécessite des calculs très lourds et des temps de réaction très rapides, sur lesquels on est en train de travailler, en utilisant lintelligence artificielle , explique le chercheur.

Pour Thibaut, il a fallu se préparer pendant plusieurs mois à laide dun simulateur après avoir reçu des électrodes implantées dans le cerveau. Cette phase dentraînement a permis à son cerveau de réapprendre à ordonner certains mouvements. De ce fait, avec limplant et lentraînement, le jeune homme a réussi à faire bouger un avatar sur un écran de télévision. Ensuite, il sest rendu pendant trois jours tous les mois à Grenoble pour refaire les mêmes exercices, mais cette fois-ci avec lexosquelette. Et le résultat est spectaculaire car Thibaut est parvenu à faire avancer les jambes du robot mais aussi à mouvoir les épaules et le coude de la machine.

Un exosquelette connecté au cerveau permet à ce patient tétraplégique de marcher

Dans un premier temps, cette interface pourrait permettre dici quelques années aux personnes tétraplégiques de diriger leur fauteuil roulant ou de guider un bras motorisé, qui améliorerait considérablement leur autonomie, espère-t-il.  Ce nest pas du transhumanisme : on répond à un problème médical, un corps humain qui a été blessé et qui a des déficits. On est dans l”homme réparé” et pas l”homme augmenté” , insiste le professeur, renommé notamment pour ses travaux sur la stimulation cérébrale profonde et la maladie de Parkinson.

En effet, chez les tétraplégiques, les quatre membres sont paralysés à la suite dune fracture de la colonne vertébrale. Bien quil soit totalement impossible de faire bouger les bras et les jambes, le cerveau est toujours capable denvoyer des ordres pour demander à ce que des mouvements soient réalisés. Cependant, lordre ne peut être exécuté.

Dautres équipes de chercheurs ont déjà implanté des électrodes pour stimuler par le cerveau les muscles de patients paralysés ou amputés, un domaine en plein développement appelé  interface neuronale directe  ou  interface cerveau-machine . Mais létude du Pr Benabid est la première à utiliser directement les signaux du cerveau pour contrôler un robot exosquelette.

Le prototype, issu de dix ans de recherches de plusieurs équipes, repose sur des électrodes implantées dans le crâne.

Après dix ans de recherches menées par différentes équipes, un prototype dexosquelette a permis à ce patient français paralysé des quatre membres de pouvoir marcher en contrôlant les mouvements par la pensée. Une première en France qui laisse entrevoir de lespoir pour toutes les personnes qui vivent avec cet handicap.

Lexosquelette commandé par la pensée, ici en cours de test à Clinatec (Grenoble). Clinatec Cest une première, réalisée par des chercheurs français, qui ouvre dimportantes perspectives pour les tétraplégiques. Paralysé des quatre membres depuis une chute il y a quatre ans, Thibault parvient aujourdhui à diriger par la pensée les mouvements dun exosquelette – une sorte darmure motorisée.

Avec le cas de Thibaut, ce patient de 28 ans originaire de Lyon, les scientifiques ont pu montrer quil était tout à fait possible de capturer lactivité électrique du cerveau de façon continue tout en la transmettant quasi en temps réel vers un ordinateur ayant pour mission de la décoder.

 Cest un message despoir pour les personnes dans le même état que moi : il y a des choses possibles, même si on a un gros handicap , explique ce jeune Lyonnais de 28 ans, premier patient dun essai clinique mené par Clinatec, un centre de recherche biomédicale rattaché au Commissariat à lénergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), au CHU de Grenoble-Alpes, à lInserm et à luniversité Grenoble-Alpes.

“Je ne pensais pas qu’on pourrait aller aussi loin”, assure-t-il, confiant son “plaisir à pouvoir faire avancer la science”, en dépit de la fatigue liée à ces entraînements et du chemin restant. “Quand on a eu toutes les douleurs, toutes les souffrances que j’ai pu vivre, je n’ai aucune frustration, ça a toujours été un plaisir de pouvoir participer” à cette recherche.

“Un message despoir”: grâce à la technologie, un patient tétraplégique peut à nouveau marcher

Le prototype, issu de dix ans de recherches de plusieurs équipes, repose sur des électrodes implantées dans le crâne, qui vont  capter les signaux envoyés par le cerveau et les traduire en signaux moteurs , décrit Alim-Louis Benabid, professeur émérite à luniversité Grenoble-Alpes.

Chez les paralysés des quatre membres suite à une fracture de la colonne vertébrale, “le cerveau est toujours capable de générer les ordres qui habituellement font bouger les bras et les jambes, mais il n’y a personne qui les exécute”, poursuit le spécialiste de neurochirurgie, auteur principal d’une étude publiée vendredi dans The Lancet Neurology.

Il remarche grâce à un robot connecté au cerveau

Chez les paralysés des quatre membres à la suite dune fracture de la colonne vertébrale,  le cerveau est toujours capable de générer les ordres qui habituellement font bouger les bras et les jambes, mais il ny a personne qui les exécute , poursuit le spécialiste de neurochirurgie, auteur principal dune étude publiée jeudi 3 octobre dans The Lancet Neurology.

Le cas de Thibault est une “preuve de concept” : les chercheurs ont montré qu’il était possible de capter correctement cette activité électrique de façon continue et de la transmettre quasiment en temps réel et sans fil vers l’ordinateur qui les décode. Mais le chemin est encore long avant de pouvoir utiliser cet exosquelette dans la vie de tous les jours.

Un patient tétraplégique parvient à marcher grâce à un exosquelette

Les blessures de la moelle épinière entraînent une tétraplégie chez environ 20 % des patients. Le cas de Thibault est une  preuve de concept  : les chercheurs ont montré quil était possible de capter correctement cette activité électrique de façon continue et de la transmettre quasi en temps réel et sans fil vers lordinateur qui les décode.

Mais le chemin est encore long avant de pouvoir utiliser cet exosquelette dans la vie de tous les jours. Le jeune homme, à qui on a implanté les électrodes il y a un peu plus de deux ans, sest entraîné chez lui pendant plusieurs mois sur un simulateur : grâce à son implant, il est parvenu à faire réaliser des mouvements à un avatar virtuel sur lécran de son téléviseur. Il explique :

 Jai dû réapprendre petit à petit. La plasticité cérébrale fait quon retrouve les ordres à envoyer pour obtenir les bons mouvements, de manière beaucoup plus souple, beaucoup plus naturelle. 

Chez les paralysés des quatre membres suite à une fracture de la colonne vertébrale,  le cerveau est toujours capable de générer les ordres qui habituellement font bouger les bras et les jambes, mais il ny a personne qui les exécute , poursuit le spécialiste de neurochirurgie, auteur principal dune étude publiée vendredi dans The Lancet Neurology. Les blessures de la moelle épinière entraînent une tétraplégie (paralysie des quatre membres) chez environ 20 % des patients.

Il sest ensuite rendu trois jours par mois à Grenoble pour faire les mêmes exercices directement sur lexosquelette. Résultat : il peut avancer les jambes du robot, plier le coude, lever les épaules…  Je ne pensais pas quon pourrait aller aussi loin , assure-t-il, confiant son  plaisir  à  pouvoir faire avancer la science , en dépit de la fatigue liée à ces entraînements et du chemin restant.

 Je ne pensais pas quon pourrait aller aussi loin , assure-t-il, confiant son  plaisir  à  pouvoir faire avancer la science , en dépit de la fatigue liée à ces entraînements et du chemin restant.  Quand on a eu toutes les douleurs, toutes les souffrances que jai pu vivre, je nai aucune frustration, ça a toujours été un plaisir de pouvoir participer  à cette recherche.

Un autre patient se verra implanter des électrodes en novembre, suivi de deux autres dans les prochains mois, précise le professeur Benabid. La suite de lessai clinique permettra dacquérir la capacité de saisir un objet avec la main ainsi que daméliorer léquilibre de lexosquelette, le gros point faible de tous les robots de ce type.  Cela nécessite des calculs très lourds et des temps de réaction très rapides, sur lesquels on est en train de travailler, en utilisant lintelligence artificielle , explique le chercheur.

Dautres équipes de chercheurs ont déjà implanté des électrodes pour stimuler par le cerveau les muscles de patients paralysés ou amputés, un domaine en plein développement appelé  interface neuronale directe  ou  interface cerveau-machine . Mais létude du Pr Alim-Louis Benabid est la première à utiliser directement les signaux du cerveau pour contrôler un robot exosquelette.

Dans un premier temps, cette interface pourrait permettre dici quelques années aux personnes tétraplégiques de diriger leur fauteuil roulant ou de guider un bras motorisé, qui améliorerait considérablement leur autonomie, espère-t-il.

Le cas de Thibault est une  preuve de concept  : les chercheurs ont montré quil était possible de capter correctement cette activité électrique de façon continue et de la transmettre quasiment en temps réel et sans fil vers lordinateur qui les décode. Mais le chemin est encore long avant de pouvoir utiliser cet exosquelette dans la vie de tous les jours.

 Ce nest pas du transhumanisme : on répond à un problème médical, un corps humain qui a été blessé et qui a des déficits. On est dans lhomme réparé et pas lhomme augmenté , insiste le professeur, renommé notamment pour ses travaux sur la stimulation cérébrale profonde et la maladie de Parkinson.

Dautres équipes de chercheurs ont déjà implanté des électrodes pour stimuler par le cerveau les muscles de patients paralysés ou amputés, un domaine en plein développement appelé  interface neuronale directe  ou  interface cerveau-machine . Mais létude du professeur Benabid est la première à utiliser directement les signaux du cerveau pour contrôler un robot exosquelette.