Des taxis volants en test à Paris cette semaine – Le Bonbon

Des taxis volants en test à Paris cette semaine - Le Bonbon

SeaBubbles de retour sur la Seine avec son “taxi volant”

Retour à laccueil Newsletter Alerte Info Recherche Ok Actualité Locales Sport Entertainment Economie Planète T'as vu ? Fake Off By the Web High-Tech Podcast Vidéos En Images Voyage Guide d'achat Le direct Services Jeux PDF Menu complet Retour à laccueil Société Les SeaBubbles lancent leurs derniers tests sur la Seine

HEP TAXI ! Les navettes volantes de SeaBubble pourraient devenir une nouvelle solution de transport dans la capitale. Mais pour cela, elles doivent répondre à une série de tests, qui ont lieu jusqu'au 20 septembre

Les taxis volants sont autorisés à naviguer sur la Seine jusquà vendredi, à une vitesse maximale de 30 km/h. Ils seront visibles entre Issy-les-Moulineaux et Bercy entre 8 heures et 10 heures puis entre 15 heures et 17 heures. “Ces horaires ont été définis dans des créneaux à moindre rotation de bateaux à passagers”, indique un communiqué de la préfecture.

Verra-t-on des taxis volants sur la Seine en 2020 ? Cest en tout cas ce que souhaite Angers Bringdal, co-fondateur de SeaBubble avec Alain Thébault – depuis parti mais toujours actionnaire de la société. Ce lundi, accompagné de la préfète dIle-de-France, Magali Charbonneau, et de Dominique Ritz, directeur du Bassin de la Seine à voies navigables, le PDG de la société franco-suédoise a lancé le premier de cinq jours dexpérimentation en conditions réelles. Jusquau 20 septembre, ces navettes basées sur le principe de lhydroptère vont effectuer toute une série de tests sur la Seine. Magali Charbonneau na pas caché avoir été conquise par son expérience :  Cest très confortable, on pourrait presque travailler ses dossiers à lintérieur. 

Le prototype en circulation sur la Seine dispose dune autonomie dune heure, mais les bateaux destinés à transporter des passagers devraient disposer dune autonomie de 2h30 pour une charge de 40 minutes. A terme, lidée des concepteurs des Sea Bubbles serait de pouvoir commander son taxi fluvial grâce à une application, comme pour un VTC. 

Cette expérimentation dérogatoire a pour but de vérifier si la présence des petits bateaux  volants  est viable dans lintense trafic de la Seine.  Il y a déjà une centaine de bateaux à lheure sur certaines portions , explique Dominique Ritz,  mais ces machines, par leur taille et leur vitesse, pourraient trouver leur place dans la circulation . La vitesse des SeaBubbles, justement, pose quelques problèmes. Pour  voler  au-dessus des flots, les engins doivent en effet attendre une vitesse de 30 km/h. Or, la vitesse est limitée de 12 à 18 km/h sur la Seine. Dominique Ritz confirme :  Pour autoriser ce type dengins, il leur faudrait une dérogation permanente.  Outre la vitesse, la start-up a obtenu deux autres dérogations pour ses tests : le droit de dépasser et celui de faire demi-tour.

Pour rappel, lambition était alors de créer une première ligne régulière, avec 10 à 20 SeaBubbles. Il était prévu que celles-ci puissent circuler sur la Seine et se garer pour faire monter ou descendre des passages à trois arêts symboliques, vers Boulogne-Billancourt, en bas du pont de lAlma ou vers le Trocadéro et vers la gare de Lyon.

La société, qui travaille de manière intensive avec les autorités, cherche toujours son mode dapplication.  Nous pourrions dans un premier temps calquer notre fonctionnement sur celui des VTC , affirme Anders Bringdal. Domnique Ritz modère :  Une autre solution pourrait être celle dintégrer ce type de transport à ceux déjà existants, comme les métros et les bus, qui sont gérés par Ile-de-France Mobilités.  Une gestion qui pourrait représenter un budget important, puisque chaque bateau coûte 200.000 euros.

Outre le fonctionnement et le trafic, de nombreux éléments sont encore à prendre en compte, mais SeaBubble déclare pouvoir livrer ses premières navettes – dont le nombre reste à déterminer – dès le printemps 2020 et affirme déjà discuter avec dautres villes françaises comme Lyon, Cassis ou encore Sainte-Maxime. Le président de la société confie même travailler sur des appareils bien plus grands, qui pourraient atteindre plusieurs dizaines de places, contre quatre actuellement (sans compter le chauffeur).

Le projet SeaBubbles avance à vitesse grand V. La préfecture d’Île-de-France a autorisé ces fameux taxis volants à prendre des passagers sur la Seine pendant quatre jours, pour une première phase de test. Du lundi 16 septembre au vendredi 20 septembre, ces engins sillonneront la Seine entre Issy-les-Moulineaux et Bercy. Si ces tests sont concluants, les taxis volants seront ouverts au grand public au printemps 2020.

Les SeaBubbles – considérés comme les futurs “taxis volants” de Paris – sont de nouveau expérimentés sur la Seine, du 16 au 20 septembre 2019. 

C'est une nouvelle qu'on n'attendait plus. L'État, la préfecture de Paris et les Voies navigables de France (VNF) ont donné leur feu vert pour que les SeaBubbles – considérés comme les futurs "taxis volants" de Paris – soient de nouveau expérimentés sur la Seine, du 16 au 20 septembre 2019. 

Officiellement, la préfecture avait pourtant donné son aval pour que lengin à propulsion électrique puisse naviguer toute la semaine “à une vitesse maximale de 30 km/h sur un itinéraire allant dIssy-les-Moulineaux à Bercy, entre 8 heures et 10 heures le matin et entre 15 heures et 17 heures laprès-midi”. Mais la consigne sest sans doute perdue dans les méandres administratifs. “Cest ça la start-up nation”, ironise Alain Thébault, qui depuis longtemps raille les nombreuses lourdeurs et contradictions de ladministration française. Et dire quil avait pourtant reçu un chaleureux message téléphonique dencouragement de la part de lÉlysée pas plus tard que ce matin… 

Pilotées par un chauffeur, les SeaBubbles sont de petits véhicules à quatre places, capables de se déplacer en survolant la surface de l'eau. Les machines sont en effet pourvues, sous l'habitacle, de quatre "foils". Des lames à l'orientation bien précise qui appuient sur l'eau et exercent une force capable de soulever le véhicule lorsque ses hélices immergées impriment une vitesse suffisante (à partir de 11 km/h). Une technologie employée par certains navires lors du Vendée Globe.

Une fois mis à leau, sous les caméras de Reuters et de TF1 qui préparaient deux reportages pour le jour même, “le prototype sest immédiatement fait arraisonner par la police fluviale, raconte à LExpress Alain Thébault, le fondateur et actionnaire majoritaire de SeaBubbles. Les policiers ont contrôlé les papiers et relâché lengin vers 9 heures 30, soit juste avant la fin du créneau horaire qui était accordé”. Fin du test, retour à quai.  

Finally the teamwork has paid off. #seabubbles has passed the certification process and is now allowed to operate as a professional transport vessel. 🎉🚀🌎big thanks to @Prefet75_IDF @Haropaports @vnf_officiel and @Anne_Hidalgo to make this happen! Important step for us all pic.twitter.com/TAK0PgesKo

"Grâce aux foils nous réduisons la trainée de 40%, ce qui nous permet d'utiliser une motorisation électrique qui n'émet aucune pollution. Les batteries sont situées sous le plancher de l'habitacle, comme sur une voiture Tesla", expliquait en 2016 à Sciences et Avenir Alain Thébault, ancien marin et cofondateur de la société SeaBubbles. L'autonomie serait alors de 80 à 100 km. Et en plus, l'appareil ne génèrerait pratiquement pas de vagues en se déplaçant. Alain Thébault, déjà inventeur de l'Hydroptère, un bateau qui "vole" au-dessus des flots grâce à des ailes immergées (et le premier voilier à dépasser les 92,6 km/h en 2009), a inventé cette "bulle de mer" qui réutilise le même principe.

Bonne nouvelle pour Anders Bringdal et Alain Thébault, concepteurs de la petite navette fluviale SeaBubbles. Le préfet de Paris, Michel Cadot, a pris ce vendredi 13 septembre un arrêté de circulation dérogatoire autorisant SeaBubbles à effectuer des trajets à Paris entre Issy-les-Moulineaux et Bercy. Une décision soutenue par Voies navigables de France (VNF) et Haropa Ports de Paris.

Nouveaux tests des Sea Bubbles, “taxis volants”, sur la Seine

Véritable "Uber sur Seine", le concept des SeaBubbles repose sur une application pour smartphone permettant de réserver un trajet sur le fleuve. Les embarcations retournent régulièrement recharger leurs batteries sur un ponton, le "dock".

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Depuis plusieurs années, Alain Thébault tente de séduire la ville de Paris avec son service de transport fluvial. Mais le projet se heurte à la réglementation fluviale qui limite la vitesse entre 12 km/h et 18 km/h en fonction des endroits. Pour cette expérimentation, un arrêté de circulation dérogatoire au règlement particulier de police Seine-Yonne a été pris. L'engin de la start-up éponyme a donc été autorisé à "une vitesse maximale de 30 km/h, sur un itinéraire allant d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) à Bercy, entre 8 heures et 10 heures le matin et entre 15 heures et 17 heures l'après-midi", précise la préfecture dans un communiqué.

Au-delà de la France, Alain Thébault a de grandes ambitions à l’international pour son "taxi volant". "Nous voulons être les premiers présents dans 20 grandes villes du monde comme Londres, Genève, Tokyo ou encore Hong Kong", nous confiait-il en 2016.