On vole sur la Seine de Bercy à Issy-les-Moulineaux en moins de 25 minutes avec le SeaBubbles – Le Parisien

On vole sur la Seine de Bercy à Issy-les-Moulineaux en moins de 25 minutes avec le SeaBubbles - Le Parisien

Des taxis volants en test à Paris cette semaine

On vous parlait déjà des taxis volants pour les Jeux Olympiques de 2024. Mais là, ça se rapproche et ça se concrétise. Vous pourrez même les voir voler au-dessus de la Seine cette semaine.

Le projet SeaBubbles avance à vitesse grand V. La préfecture d’Île-de-France a autorisé ces fameux taxis volants à prendre des passagers sur la Seine pendant quatre jours, pour une première phase de test. Du lundi 16 septembre au vendredi 20 septembre, ces engins sillonneront la Seine entre Issy-les-Moulineaux et Bercy. Si ces tests sont concluants, les taxis volants seront ouverts au grand public au printemps 2020.

Finally the teamwork has paid off. #seabubbles has passed the certification process and is now allowed to operate as a professional transport vessel. ???big thanks to @Prefet75_IDF @Haropaports @vnf_officiel and @Anne_Hidalgo to make this happen! Important step for us all pic.twitter.com/TAK0PgesKo

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Cassis aura les premières “beach bubbles”

Pour pouvoir participer à ces premiers essais, il faudra se rendre sur place entre 8h et 10h puis de 15h à 17h. Ces créneaux permettront d’éviter le rush des autres bateaux transportant des passagers. Pour les personnes sujettes au mal de mer, pas de panique. La préfecture de Paris précise bien que ces engins ne pourront pas naviguer à une vitesse supérieure à 30 km/h.

Les taxis volants sont autorisés à naviguer sur la Seine jusquà vendredi, à une vitesse maximale de 30 km/h. Ils seront visibles entre Issy-les-Moulineaux et Bercy entre 8 heures et 10 heures puis entre 15 heures et 17 heures. “Ces horaires ont été définis dans des créneaux à moindre rotation de bateaux à passagers”, indique un communiqué de la préfecture.

Crossing wakes : No perturbations. No turbulences. Perfectly Steady? !! Congrats to all our engineers? pic.twitter.com/EdiXIkIdBE

Ces taxis du futur volent littéralement au-dessus de l’eau, grâce à des hélices placées au bout de dérives. Ça donne cette impression de flottement sur l’eau assez insolite… Alors, vous allez tester ?

Cest un début. Depuis ce lundi 16 septembre et pendant une semaine, les SeaBubbles pourront naviguer sur la Seine à 30 km/h, soit bien au dessus des 12 km/h autorisés dans le centre de Paris et 18 km/h ailleurs. Les bateaux volants dAlain Thebault ont aussi reçu lautorisation de doubler les autres vaisseaux plus lents! La hausse de la limitation de vitesse et lautorisation de dépassement sont deux petites victoires pour léquipe de SeaBubbles qui bataille depuis trois ans pour faire bouger les lignes. Les Seabubbles ou Bubbles, sont des bateaux à moteur électrique, qui naviguent sur des foils. Ces grandes dérives leur permettent de littéralement voler au-dessus de leau et donc quasiment sans générer de remous.

Les SeaBubbles – considérés comme les futurs “taxis volants” de Paris – sont de nouveau expérimentés sur la Seine, du 16 au 20 septembre 2019. 

SeaBubbles : une navette de retour sur la Seine

C'est une nouvelle qu'on n'attendait plus. L'État, la préfecture de Paris et les Voies navigables de France (VNF) ont donné leur feu vert pour que les SeaBubbles – considérés comme les futurs "taxis volants" de Paris – soient de nouveau expérimentés sur la Seine, du 16 au 20 septembre 2019. 

Pour rappel, lambition était alors de créer une première ligne régulière, avec 10 à 20 SeaBubbles. Il était prévu que celles-ci puissent circuler sur la Seine et se garer pour faire monter ou descendre des passages à trois arêts symboliques, vers Boulogne-Billancourt, en bas du pont de lAlma ou vers le Trocadéro et vers la gare de Lyon.

Pilotées par un chauffeur, les SeaBubbles sont de petits véhicules à quatre places, capables de se déplacer en survolant la surface de l'eau. Les machines sont en effet pourvues, sous l'habitacle, de quatre "foils". Des lames à l'orientation bien précise qui appuient sur l'eau et exercent une force capable de soulever le véhicule lorsque ses hélices immergées impriment une vitesse suffisante (à partir de 11 km/h). Une technologie employée par certains navires lors du Vendée Globe.

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En 2017, les contraintes administratives et réglementaires avaient eu raison des essais sur la Seine avec un prototype dune Bubble de SeaBubbles. Finalement, une Bubble est de retour à Paris pour naviguer de manière expérimentale entre le 16 et le 20 septembre 2019. Une dérogation a été accordée par la préfecture de la région Ile-de-France (PDF).

Les “taxis volants” Sea Bubbles de retour sur la Seine

"Grâce aux foils nous réduisons la trainée de 40%, ce qui nous permet d'utiliser une motorisation électrique qui n'émet aucune pollution. Les batteries sont situées sous le plancher de l'habitacle, comme sur une voiture Tesla", expliquait en 2016 à Sciences et Avenir Alain Thébault, ancien marin et cofondateur de la société SeaBubbles. L'autonomie serait alors de 80 à 100 km. Et en plus, l'appareil ne génèrerait pratiquement pas de vagues en se déplaçant. Alain Thébault, déjà inventeur de l'Hydroptère, un bateau qui "vole" au-dessus des flots grâce à des ailes immergées (et le premier voilier à dépasser les 92,6 km/h en 2009), a inventé cette "bulle de mer" qui réutilise le même principe.

Pour SeaBubbles, cette nouvelle phase dexpérimentation doit permettre denvisager un feu vert pour une offre commerciale des ” Bubble Taxis ” dès le premier trimestre 2020. ” Nous confirmons ainsi lambition de SeaBubbles de replacer la Seine au centre de la mobilité francilienne en respectant le principe Zéro bruit, Zéro vague, Zéro émission de CO2. “

Véritable "Uber sur Seine", le concept des SeaBubbles repose sur une application pour smartphone permettant de réserver un trajet sur le fleuve. Les embarcations retournent régulièrement recharger leurs batteries sur un ponton, le "dock".

Depuis plusieurs années, Alain Thébault tente de séduire la ville de Paris avec son service de transport fluvial. Mais le projet se heurte à la réglementation fluviale qui limite la vitesse entre 12 km/h et 18 km/h en fonction des endroits. Pour cette expérimentation, un arrêté de circulation dérogatoire au règlement particulier de police Seine-Yonne a été pris. L'engin de la start-up éponyme a donc été autorisé à "une vitesse maximale de 30 km/h, sur un itinéraire allant d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) à Bercy, entre 8 heures et 10 heures le matin et entre 15 heures et 17 heures l'après-midi", précise la préfecture dans un communiqué.

Au-delà de la France, Alain Thébault a de grandes ambitions à l’international pour son "taxi volant". "Nous voulons être les premiers présents dans 20 grandes villes du monde comme Londres, Genève, Tokyo ou encore Hong Kong", nous confiait-il en 2016.