Le Havre : Un médecin mis en examen pour cinq décès – 20 Minutes

Le Havre : Un médecin mis en examen pour cinq décès - 20 Minutes

Les infos de 12h30 – Un médecin soupçonné davoir donné un puissant sédatif…

Un médecin généraliste installé à Angerville-la-Martel, ainsi que sa compagne, médecin anesthésiste-réanimateur en clinique, ont été mis en examen cette semaine pour “administration de substances nuisibles ayant entraîné la mort sans intention de la donner” après que la justice les soupçonne davoir aidé des patients en fin de vie à mourir. Comme le souligne Paris-Normandie, sept corps ont été exhumés afin de procéder à des analyses.

À ce stade de lenquête, il est reproché au médecin davoir administré plusieurs sédatifs à des personnes âgées dont, rapporte le média local, du midazolam, une substance uniquement disponible en milieu hospitalier. Cest sa compagne qui lui aurait fourni ces produits de manière illicite. 

Lenquête débute en décembre 2017. Elle implique un médecin généraliste ainsi que sa femme, anesthésiste dans une clinique de lagglomération rouennaise. A cette époque, le parquet du Havre se penche sur la mort de lune des patientes du généraliste, une femme âgée de 93 ans. Le médecin lui a en effet délivré des ampoules de Midazolam, un puissant sédatif quil aurait présenté comme un décontractant ou un somnifère léger. La patiente décède peu de temps après.

Auprès des enquêteurs, les accusés reconnaissent avoir administré les sédatifs, mais nient avoir voulu pratiquer des euthanasies. Selon leurs dires, ils auraient en réalité souhaité accompagner les patients dans leur maintien à domicile et soulager leur fin de vie. 

Lenquête sintéresse alors à sept patients décédés entre 2015 et 2019. Leurs corps sont exhumés. Du Midazolam est retrouvé dans lorganisme de cinq dentre eux. Le 12 novembre, le couple de médecins est interpellé. Le généraliste admet avoir prescrit du Midazolam à ses patients. Mais il ajoute que “cétait pour apaiser les patients, et quil ny avait pas dintention de les (…)

Un médecin poursuivi au Havre pour cinq décès et prescription illégale

Un médecin de campagne, exerçant en Seine-Maritime a été suspendu ce vendredi 29 novembre. Avec son épouse, lhomme a été mis en examen pour avoir administré à des patients en fin de vie du Midazolam, un puissant sédatif que sa femme lui aurait fourni et quil navait pas le droit dutiliser, selon les révélations de Paris Normandie. Les corps de sept patients décédés vont être exhumés pour des prélèvements.

"On a aucun élément qui nous permette de retenir la volonté de donner la mort (…) Le débat, cest le lien de causalité. Est-ce que ce médicament a entraîné la mort ou a participé à laccélérer sur un état déjà grave ? Ou est-ce que ça na pas eu de conséquences ? Il va y avoir des expertises très pointues", a précisé le procureur de la République du Havre François Gosselin à un correspondant de lAFP.

Un couple de médecins normands poursuivi au Havre pour cinq décès de patients

Dans le village où le docteur exerçait encore hier, la quasi-majorité des habitants soutient laccusé. Ce dernier officiait ici depuis plus de 30 ans. “Cest un bon médecin, il y a rien à dire là-dessus. Mais bon, est-ce quil la fait volontairement ou involontairement ? Est-ce quil la fait pour le bien des gens ?”, questionne Jean-Pierre, lun de ses patients. “Si dans ma situation il ny avait aucune alternative, je lui aurais demandé moi. Souffrir cest pas la peine”, ajoute-t-il au micro de RTL.

Le médecin, né en 1954, a reconnu avoir prescrit et fourni du midazolam, un puissant sédatif à ses patients mais en précisant "quil ne sinscrivait pas dans une démarche deuthanasie", selon un communiqué du parquet. Il a dit lavoir prescrit "pour apaiser ses patients souffrant daffections lourdes comme des cancers ou des insuffisances respiratoires", a précisé le magistrat.

Si le praticien et son épouse ont été mis en examen, aucune plainte émanant dune famille de victime na été déposée. Cest une infirmière qui a alerté sa hiérarchie, après avoir découvert une ampoule Midazolam, conduisant à linterdiction dexercer du médecin.

Angerville-la-Martel : deux médecins mis en examen pour soupçon deuthanasie

“Il est évidemment abattu, il est privé dune activité quil exerçait depuis plus de 30 ans. Cétait un médecin de campagne, au sens où lon en voit sans doute relativement peu aujourdhui. Quelquun qui était présent auprès deux et qui avait sans doute lidée quun bon nombre dentre eux, les plus âgés, voulaient décéder à leur domicile […] il les accompagnait jusquau bout”, a déclaré son avocat.

Le médecin, né en 1954, a reconnu avoir prescrit et fourni du midazolam, un puissant sédatif à ses patients mais en précisant “quil ne sinscrivait pas dans une démarche deuthanasie”, selon un communiqué du parquet. Il a dit lavoir prescrit “pour apaiser ses patients souffrant daffections lourdes comme des cancers ou des insuffisances respiratoires”, a précisé le magistrat. 

Grève du 5 décembre – De nombreux préavis de grève ont été déposés à la SNCF, certains cadres de lentreprise ont reçu une formation de conducteur pour pallier le manque de personnel jeudi prochain.

Cette actualité résonne avec celle révélée, il y a quelques jours par le Parisien, dun trafic illégal de Nembutal. Ce médicament, interdit en France hors usage vétérinaire, peut donner la mort à haute dose. Régulièrement conseillé par les associations pro-euthanasie, il a été retrouvé mi-octobre au domicile dune centaine de personnes partout en France.

Justice – Lavocat général requiert la relax pour le cardinal Barbarin. Larchevêque de Lyon est jugé en appel pour avoir passé sous silence les abus sexuels dun prêtre. Il avait été condamné au préalable à 5 mois de prison avec sursis.

La livraison dampoules de midazolam, ce généraliste le reconnaît, mais assure que cela ne sinscrivait pas dans une démarche deuthanasie . Le midazolam est pour rappel autorisé par la loi dans le cadre dune sédation profonde et continue jusquà la mort lors dun arrêt dun traitement en cas dobstination déraisonnable .

Black Friday – Le siège dAmazon a été bloqué par des militants écologistes, près de Paris. Les manifestants dénoncent la surconsommation et les terribles conséquences environnementales que celle-ci implique.