24 Heures motos 2019. Kawasaki lemporte devant Honda et Suzuki – Le Maine Libre

24 Heures motos 2019. Kawasaki l\emporte devant Honda et Suzuki - Le Maine Libre

24 Heures du Mans : Kawasaki simpose au bout du suspense

Les 76 000 spectateurs de ces 24 Heures Motos 2019 ont assisté à une course extraordinaire. Ils sen souviendront sans doute longtemps, tout comme Jorge Viegas, nouveau président de la FIM, qui revenait pour la première fois au Mans depuis 1978, pour donner le départ de cette édition. Il a fait chaud, très, très chaud en effet sur le circuit Bugatti, ces 20 et 21 avril. Et notamment durant les 90 dernières minutes de course : une dizaine de secondes séparaient les deux machines de tête à une heure et demie du drapeau à damier. La bataille, intense, qui sensuivit jusquà lissue de ces 24 Heures, après une ultime intervention de la voiture de sécurité resserrant encore plus les écarts, a tourné à lavantage de la Kawasaki # 11.

Pour Kawasaki, il sagit de la 14e victoire dans la Sarthe. Magnifique combattant jusque dans les ultimes minutes, léquipage de la Honda #111 de Sébastien Gimbert, Yonny Hernandez, Randy De Puniet se classe 2e. Le podium est complété par la Suzuki # 2 de Vincent Philippe, Etienne Masson, et Gregg Black. Un joli clin doeil pour leur chef, Dominique Meliand, entré au Hall of Fame, avant le départ samedi, qui compte 10 succès aux 24 Heures Motos.

Des favoris manquent à lappel dans ce Top 10. Le F.C.C. TSR Honda France, 18e, poursuit sa remontée après une chute en début de course. VRD Igol Pierret Expériences, 3e sur la grille de départ, poursuit son dur apprentissage en Formula EWC. Après trois chutes, cette équipe Yamaha pointe en 39e position. Le Webike Tati Team Trick Star, retardé par des soucis électriques,

Dans la catégorie Superstock, la victoire revient à la Suzuki #50 Motors Events, et dans la catégorie Experimental, à la Kawasaki #17 ITeM 17.

Latmosphère est tendue au Team SRC Kawasaki France. Léquipe de la Kawasaki française est en tête plusieurs heures mais ne parvient pas à distancer le Honda Endurance Racing et le Suzuki Endurance Racing Team qui pointent dans la même minute. Une intervention des safety cars vers 21h a réduit lécart entre ce trio de tête.

Pierre Fillon, Président de lAutomobile Club de lOuest : “cette 42e édition des 24 Heures Motos a parfaitement démontré ce quest lEndurance : une course entre machines, une lutte entre pilotes, une compétition pour passionnés et déterminés. Le vainqueur des 24 Heures Motos a battu non seulement ses adversaires, mais il sest aussi parfois battu contre lui, contre sa moto, pour se dépasser, pour aller au-delà de ses limites, jusquau bout. Les conditions estivales des 24 Heures Motos 2019 étaient sans doute très agréables pour le public, venu nombreux, et je len remercie. Pour les pilotes et les machines, cela sest avéré plus délicat, aussi je tiens à féliciter tous les concurrents, tous ces valeureux et valeureuses. Jadresse un message particulier à léquipage #11, vainqueur. Ils sont les gagnants, nos gagnants. Ils entrent dans lhistoire des 24 Heures Motos. Bravo à eux.”

Ces équipes du Top 10 profitent des points bonus accordés aux dix premiers au classement après 8 h et 16 h de course. Ils sajoutent aux points bonus attribués aux cinq premiers équipages sur la grille de départ. En tête, le Team SRC Kawasaki France empoche ainsi déjà 12 points.

24h du Mans: La Kawasaki N.11 leader gestionnaire

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1. Jérémy Guarnoni (FRA) – David Checa (ESP) – Erwan Nigon (FRA) – Team SRC Kawasaki (N.11/EWC) 277 tours 2. Sébastien Gimbert (FRA) – Yonny Hernandez (COL) – Randy de Puniet (FRA) – Honda Endurance Racing (N.111/EWC) à 45.464 3. Vincent Philippe (FRA) – Etienne Masson (FRA) – Gregg Black (FRA) – Suzuki Endurance Racing Team (N.2/EWC) à 1:00.888 4. Broc Parkes (AUS) – Marvin Fritz (GER) – Niccolo Canepa (ITA) – YART Yamaha (N.7/EWC) à 1 tour   5. Sheridan Morais (RSA) – Danny Webb (GBR) – Michael Laverty (GBR) – Wepol Racing (Yamaha N.13/EWC) à 2 tours 6. Kenny Foray (FRA) – Julien Da Costa (FRA) – Mathieu Gines (FRA) – ERC-BMW Endurance (N.6/EWC) à 4 tours 7. Roman Stamm (SUI) – Sébastien Suchet (SUI) – Nigel Walraven (NED) – Bolliger Team Switzerland (N.8/EWC) à 5 tours 8. James Westmoreland (GBR) – Johan Nigon (FRA) – Adrien Ganfornina (FRA) – Motors Events (Suzuki N.50/1re Superstock) à 5 tours 9. Emeric Jonchière (FRA) – Stéphane Egéa (FRA) – Baptiste Guittet (FRA) – National Motos (Honda N.55/EWC) à 6 tours 10. Roberto Rolfo (ITA) – Robin Mulhauser (SUI) – Stefan Hill (GBR) – Moto Ain (Yamaha N.96/2e Superstock) à 6 tours  

De l’endurance qui se termine comme un Grand Prix : l’équipe de la moto n°11, poussée dans ses retranchements par Honda lors d’une dernière heure irrespirable, a puisé au plus profond d’elle-même pour offrir dimanche ses 14es 24 Heures du Mans Motos au constructeur Kawasaki.

Ces trois-là peuvent tout de même se satisfaire dêtre encore dans le coup. Car ce nest plus le cas de la favorite initiale et tenante du titre. La moto N.1 de léquipe F.C.C. TSR Honda, pilotée par Mike Di Meglio, a en effet pris la poussière après 40 minutes, une chute qui a suffi pour faire rétrograder léquipe dune dizaine de tours ! Quant à la BMW N.6, pleine de promesses depuis sa pole position, elle déçoit, après un mauvais départ. “On nest pas sur le rythme quon souhaiterait avoir”, reconnaît Kenny Foray, qui espérait offrir au constructeur allemand sa première victoire aux 24 Heures du Mans.

Comment l’issue d’une course d’endurance de 24 heures a-t-elle pu se dessiner sept petites minutes seulement avant le drapeau à damiers ? Comment, après plus de 830 tours du circuit Bugatti, soit 3 500 kilomètres à pleine vitesse sans interruption sur une même machine, deux motos ont-elles pu se retrouver roue dans roue, dans le même tour, à se battre pour la victoire ?

Après plus de huit heures de course, les 24h du Mans moto affichaient une hiérarchie bien établie. En leader, la Kawasaki N.11 (Guarnoni, Checa et Nigon), auteur du 4e temps aux essais, mène la danse. Pas de problème jusque-là pour cet équipage français, qui possédait alors un tour d'avance sur la Honda N.111 (Gimbert,Hernandez, de Puniet) et la Suzuki N.2 du trio Philippe-Masson-Black, plus rapide en piste mais auteur d'un tout droit. Le reste de la meute est au-delà des deux tours.

La magie de l’endurance, diront certains. D’autres souligneront plutôt le talent de deux pilotes. Celui de Randy de Puniet, l’ex-pensionnaire du MotoGP auteur au guidon de sa Honda n°111 d’un come-back que personne n’imaginait tant Kawasaki a maîtrisé sa course pendant 22 heures. Celui de son homologue Jérémy Guarnoni, exceptionnel lorsqu’il a été lancé par son manager Gilles Stafler comme “dernière carte” à 50 minutes du terme.

Après une bataille à grands coups de chronos spectaculaires dans la nuit, la lutte pour la victoire demeure toujours aussi indécise alors que lon se rapproche tout doucement de larrivée. Tous les ingrédients sont donc réunis pour nous offrir un final dantesque entre la Kawasaki n°11, la Honda n°111 et la Suzuki n°2. Trois équipes officielles qui donnent tout pour essayer de prendre lavantage, et cest pour linstant la ZX-10RR emmenée par Jérémy Guarnoni, David Checa et Erwan Nigon qui a réussi à se forger une petite avance dun peu moins dun tour selon le timing des ravitaillements.

24 Heures motos. Après une fin de course folle, la Kawasaki n°11 remporte cette 42e édition

La Kawasaki #11 SRC remporte la 42e édition des 24 Heures Motos après une fin de course épique !#24HMotos #FIMEWC #LeMans pic.twitter.com/4bwHOFF8AC

Ce scénario complètement fou, ils sont probablement peu à l’avoir cerné depuis les tribunes du Bugatti : entre neutralisation de course dans le dernier quart d’heure et stratégies de ravitaillement plus audacieuses les unes que les autres, le “money-time” a pris une vitesse folle.

Trois équipes se livrent une guerre sans merci en tête des 24 Heures Motos après 21 heures de course. La Kawasaki SRC possède un mince avantage sur la Honda HER et la Suzuki du SERT.

Gilles Stafler lui-même n’y a rien compris : il s’est d’abord avoué vaincu au micro des organisateurs, avant de reprendre ses esprits et miser sur une erreur stratégique adverse, qui finira par arriver. “Je n’avais pas envie de finir deuxième, donc j’ai lancé Jérémy (Guarnoni). Quand il est sorti de son lit, il avait le couteau entre les dents”, raconte-t-il sur le podium.

Il nempêche, le Montluçonnais a réalisé le 14e chrono sur 33, au Mans, vendredi, lors des essais réservés aux pilotes remplaçants de chaque team.  Je termine à seulement 1,2 seconde des titulaires de mon équipe, donc cest bon signe . Sans oublier que Charles Cortot ne connaît pas encore bien la machine quil enfourche, quil na jamais fait dépreuve de 24 heures, ni même roulé de nuit.  Mais je vois que jai clairement le niveau et ça cest positif pour la suite de ma carrière .

Le pilote de 26 ans, étincelant tout le week-end, a en effet fait le boulot pour dépasser une moto n°111 à court de carburant. “J’étais dans un monde parallèle, j’ai oublié que je faisais une course d’endurance”, sourit-il, en pleurs à l’arrivée pour sa première victoire aux 24 Heures.

Les Bourbonnais doublement représentés, ce week-end, sur les 24 Heures du Mans (Sarthe) moto. En plus de lécurie Viltaïs, de Moulins, un jeune pilote du Moto Club Montluçon est aussi de la partie. Il sagit de Charles Cortot, 19 ans, le benjamin des participants de cette 42e édition, qui sélance ce samedi à 15 heures. Il roule dordinaire en vitesse, dans le championnat de France Supersport. Ce sera donc sa première expérience en championnat du monde dendurance.

Le Mans : les forains renoncent à perturber les 24 Heures Motos

Ce 14e succès pour Kawasaki, le premier depuis 2016 sur l’épreuve, conforte la place qu’occupe le constructeur japonais en haut du palmarès des 24 Heures, avec deux victoires de plus que ses rivaux domestiques Honda et Suzuki. Il couronne aussi un trio de pilotes homogène mêlant la fougue d’un Guarnoni à l’expérience d’un Erwan Nigon – couronné pour la seconde fois à 32 ans – et d’un David Checa, désormais triple lauréat de l’épreuve au lendemain de son 39e anniversaire.

Il souligne enfin la cruauté d’un tel résultat pour l’adversaire battu, en premier lieu Randy de Puniet. Celui-ci a tout vécu en 24 heures. La joie de signer les meilleurs chronos du week-end. L’euphorie de réaliser des dépassements phénoménaux, comme dans les 90 dernières minutes, ou au lever du jour devant la Suzuki n°2, qui terminera finalement 3e.

A Riom, les fratries sur deux roues ont du succès. Après les frères Sarron (Dominique et Christian) dans les années 80, ce sont les frères Nigon qui portent haut les couleurs riomoises sur les circuits. Notamment sur celui, prestigieux, du Mans où Erwan et Johan viennent, ce dimanche, de signer un retentissant doublé. Ils étaient donc deux frères au départ, et ils ont tous les deux finis sur la plus haute marche du podium. Erwan, tout dabord, a remporté lépreuve au terme dune course complètement folle. Sa Kawasaki n°11, en tête durant limmense majorité de la course, a arraché une victoire qui ne sest dessinée quaprès 23 h 53 dune course à suspense. Poussée dans ses retranchements par la Honda n°111 et son spectaculaire pilote venu du MotoGP Randy de Puniet, la n°11 – pilotée par Erwan Nigon, Jérémy Guarnoni et lEspagnol David Checa – a offert à Kawasaki ses 14es 24 Heures, deuxième épreuve du Championnat du monde dendurance motocycliste (EWC).

Mais surtout le malheur de chuter, l’impuissance de devoir réparer un problème de phares à la nuit tombante, et l’amertume de voir une nouvelle épreuve de 24 heures lui “passer sous le nez”, comme il l’évoquait en marge du week-end. Et dire que le Français, qui n’a donc toujours pas gagné sur cette distance, évoluait six mois plus tôt au bon guidon, celui de la Kawasaki n°11…

La victoire, qui semblait pourtant promise à la moto verte, na été confirmée quau terme dun improbable mano a mano dans la dernière heure, au jeu des ravitaillements et dune ultime neutralisation de course. Seule moto parmi les favoris à navoir connu ni pépin technique ni chute, la N.11 avait auparavant réalisé une course parfaitement gérée, en résistant dabord, pendant une nuit agitée, à lexpérimentée Suzuki n°2 de léquipe SERT, qui termine finalement troisième. Grâce à cette victoire, obtenue sous un grand soleil, léquipe de la moto n°11 prend largement la tête du championnat du monde.

Il ne sera pas le seul déçu. BMW, parti en pole position avec la moto n°6, espérait s’offrir une première victoire aux 24 Heures mais a dû renoncer. Le tenant du circuit et champion du monde en titre, la Honda n°1, a lui aussi vécu un calvaire mais a fini la course. La loi de l’endurance.

Son frère Johan navait lui jamais rallié larrivée au Mans en deux participations. A 24 ans, à sa troisième tentative, il a non seulement franchi la ligne avec ses coéquipiers du Team Motors Events mais il a surtout fini 7e au scratch. Une place synanyme de victoire pour la Suzuki n°50 dans la catégorie inférieure des Superstocks.