Le Mans. Des gilets jaunes répondent à Marlène Schiappa – courrierdelouest.fr

Le Mans. Des gilets jaunes répondent à Marlène Schiappa - courrierdelouest.fr

Irruption de Gilets jaunes au domicile de Marlène Schiappa : elle poursuivra toute publication dimages de sa maison

Dans une longue tribune publiée tôt jeudi 30 mai 2019 au matin, sur son compte Facebook, Marlène Schiappa revient sur les suites de l’irruption d’une bande de gilets jaunes à son domicile du Mans dans la nuit du 24 au 25 mai 2019.

Lire aussi : Menaces de mort contre Marlène Schiappa au Mans : des gilets jaunes contredisent sa version

Sachez le, partager larticle de @CheckNewsfr de @libe sur Que voit-on sur la vidéo des Gilets Jaunes devant le domicile de @MarleneSchiappa vaut un ban de Twitter de 12h !!!!Vous justifier ça comment @TwitterFrance ? Aucune réponse au fait de faire appel !Censure ? pic.twitter.com/OKDoaqYfT8

Le Mans. Des gilets jaunes répondent à Marlène Schiappa

Elle adresse une réponse cinglante à ceux qui estiment qu’elle a exagéré les faits et s’interroge sur le comportement de certains médias et journalistes dans l’affaire. Synthèse.

@TwitterFrance cest une blague ? Mon compte principal @11sandy71 limité pendant 12h pour avoir partagé un article de @libe @CheckNewsfr ? Jaurais enfreint les règles ? Non mais ça va pas bien ? pic.twitter.com/SyPqRVeEz1

Pour sa tribune, la secrétaire d’état a choisi l’anaphore : A quel moment. On se souvient que François Hollande a popularisé cette figure de style lors de son débat d’entre deux tours lors de l’élection présidentielle face à Nicolas Sarkozy avec son : Moi président de la République.

Donc @TwitterFrance a bloqué le compte dun ami parce quil a… tweeté le lien de larticle de @libe TOUT VA BIEN. pic.twitter.com/8YDQQeBECR

Pourquoi des comptes Twitter qui ont partagé un article sur laction des “gilets jaunes” devant le domicile…

D’abord elle dénonce l’inversion de la charge, passant du statut de victime à celui de bourreau.

Après avoir reçu des menaces de mort par des gilets jaunes, Marlène Schiappa a décidé de porter plainte. Mais selon un rapport de police, la version de la secrétaire dEtat ne serait pas tout à fait exacte. Non Stop People vous en dit plus.

Puis elle interpelle ceux qui minimisent l’agression dont elle et sa famille ont été l’objet. « À quel moment on se dit que la version des auteurs des faits est la version qui fait foi ? « 

Libération d’abord qu’elle ne nomme pas mais, c’est bien son site de vérification des faits, Checknews, qui a diffusé des images  du domicile de la secrétaire d’Etat au Mans. Il s’agit précisément de captures d’écran d’une vidéo tournée par les gilets jaunes eux-mêmes lors des faits.

Pourquoi des comptes Twitter qui ont partagé un article sur laction des “gilets jaunes” devant le domicile de Marlène Schiappa ont-ils été suspendus ?

Sur demande du ministère, et des avocats de Marlène Schiappa, les images ont ensuite été floutées mais c’est l’ancienne version de la photo qui apparaissait lorsque l’article était publié et partagé sur Twitter. Des comptes d’utilisateurs ont été suspendus, indiquent nos confrères de l’Obs.

À quel moment des organes de presse respectables estiment que c’est une bonne idée de publier des photos de mon domicile familial

Elle reproche son comportement à Edwy Plenel de Mediapart. « À quel moment s’interesse-t-il au cyberharcèlement en meute contre moi et ma famille qu’il sait pertinemment déclencher avec ce tweet mensonger ? »

Marlène Schiappa s’étonne de certains angles choisis par les médias. « À quel moment quand des gens partagent des vidéos de chez moi agrémentés d’appels aux violences, le sujet important traité c’est « Est ce que Schiappa a signalé ces contenus a Twitter ? »

Sans minimiser les faits dont elle et sa famille ont été victimes, on a le sentiment que la secrétaire d’Etat, qui en maîtrise pourtant parfaitement bien les codes, découvre les réseaux sociaux et la presse.

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Le 27 mai, Marlène Schiappa a affirmé sur Facebook avoir fait lobjet de menaces de mort devant son domicile par un groupe de Gilets jaunes, ce que contestent ces derniers et ne figure pas dans le rapport de la police.

Marlène Schiappa publie un post Facebook incendiaire après la manifestation des gilets jaunes devant son domic

Au lendemain des élections européennes, le 27 mai, la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes a affirmé dans une publication Facebook avoir fait l’objet d’insultes et de menaces de mort par des Gilets jaunes rassemblés devant son domicile dans la nuit du 24 au 25 mai. «Schiappa, on est venu te crever !», aurait, selon elle, été proféré.

Quelques heures après avoir publié son récit sur la toile, la secrétaire d’Etat est revenu sur l’incident au micro de RMC : «Nous avons été réveillés peu avant une heure du matin par une quarantaine de Gilets jaunes en furie sous nos fenêtres [qui étaient] en train de jeter des pétards sur la maison, de crier des insultes, des menaces de morts [et] de taper sur les portes et fenêtres. Ils [ont] également dégradé la porte et collé des affiches de façon extrêmement violente…». Elle a alors en outre affirmé, sans grande certitude, que l’incident avait duré un «peu plus» d’une quinzaine de minutes. Le même jour, sur CNEWS, elle a décrit en des termes similaires ces présumés violences.

Gilets jaunes devant le domicile de Marlène Schiappa : Que voit-on sur la vidéo ?

Remontés par les accusations de Marlène Schiappa, certains Gilets Jaunes, affirmant avoir été témoins de lincident, ont tenu à exprimer leur version des faits. 

Après lirruption de “gilets jaunes” en pleine nuit devant son domicile, Marlène Schiappa dénonce les médias qui remettent en cause sa version

«L’intervention des gilets jaunes à votre domicile a duré 3min30. Durant ce temps, en effet, des pétards ont été lancés, des coups de sifflet et de corne ont retenti et des chants [de] Gilets jaunes ont été chantés. Une affiche A4 a été collée sur votre porte avec de l’eau […]. Grâce à la vidéo que nous avons vu et qui tourne dans les médias maintenant, on peut constater que lon est loin [de vos] accusations. On vous cite : “En hurlant des slogans agressifs, des menaces de mort” ou encore “aux bruits de frappe sur les portes et fenêtres” et “Schiappa, on est venu te crever et assimilés adressés à leur mère.”», écrivent-ils dans une lettre ouverte destinée à la secrétaire dEtat. 

Avant de poursuivre : «Nous nous permettons de noter que des insultes ont été lancées : enfoiré, collabo, salope [insultes que les gilets jaunes rencontrés ne cautionnent pas]. Cependant nous cherchons encore les menaces de mort envers votre personne.»

Au-delà de ces deux versions des faits, il en existe une troisième : celle de la police. Selon un rapport auquel Le Point affirme avoir eu accès, une insulte a bien été proférée à l’encontre de Marlène Schiappa aux alentours de minuit et demi : «Salope, sors de là !».

«La secrétaire dÉtat qui a affirmé vouloir déposer une plainte pour, entre autres, menaces devra convaincre un tribunal que linjure peut également être comprise comme une menace», écrit l’hebdomadaire.

Le rapport de police rapporte en outre que la scène a duré 9 minutes et que les dégradations se sont limitées à un tag «GJ» face au domicile de Marlène Schiappa et à une inscription à la peinture blanche sur la chaussée «Gilets jaunes 72».

Dans une vidéo qui dure environ cinq minutes, on peut en effet voir certains individus jeter des pétards contre la façade de la maison où réside Marlène Schiappa ainsi quun homme coller une affiche sur la porte. Une scène qui précède lintervention de l’époux de Marlène Schiappa qui tente sans grand succès de calmer le groupe. Si les chants et une insulte sont bien audibles, la vidéo ne confirme pas en revanche les dégradations et menaces de morts évoqués par Marlène Schiappa.

Ce nest pas la première fois que la résidence dun membre de la majorité présidentielle est visée par des perturbations ou des dégradations. Au mois de février 2019, le secrétaire dEtat auprès du ministre de lIntérieur Laurent Nunez évoquait pas moins de 80 cas de permanences ou de domiciles de parlementaires visés depuis le début des Gilets jaunes. 

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