Levallois-Perret : le nouvel avocat de Patrick Balkany entre en scène – Le Parisien

Levallois-Perret : le nouvel avocat de Patrick Balkany entre en scène - Le Parisien

Patrick Balkany fixé lundi sur sa nouvelle demande de mise en liberté

“Ce nest pas le fait dêtre enfermé, cest le fait dêtre considéré comme un pestiféré. Je vous le dis, je le pense, je ne le mérite pas”, a -t-il ajouté.

Ce lundi après-midi, la cour dappel de Paris examinait la deuxième de remise en liberté de Patrick Balkany. Le maire de Levallois-Perret a été condamné une première fois en septembre, puis le 18 octobre, à 5 ans de prison dans le volet pour “blanchiment de fraude fiscale”. Dabord dans le volet pour fraude fiscale, il avait obtenu sa remise en liberté, soumise au paiement dune caution de 500.000 euros. Mais le 13 novembre, la justice a refusé sa deuxième demande, poussant lélu à en déposer une nouvelle.

Ce lundi après-midi, la cour dappel de Paris examinait la deuxième de remise en liberté de Patrick Balkany. Le maire de Levallois-Perret a été condamné une première fois en septembre, puis le 18 octobre, à 5 ans de prison dans le volet pour “blanchiment de fraude fiscale”. Dabord dans le volet pour fraude fiscale, il avait obtenu sa remise en liberté, soumise au paiement dune caution de 500.000 euros. Mais le 13 novembre, la justice a refusé sa deuxième demande, poussant lélu à en déposer une nouvelle.

La cour dappel a considéré quil existait des risques de concertation ou de pression sur des témoins alors que Patrick Balkany sera jugé en appel dans ce volet pour “blanchiment de fraude fiscale” au mois de février prochain. Dici là, il est en détention provisoire à la prison de la Santé….

Si la cour était composée de la même manière que lors des dernières audiences, les changements sont intervenus sur les bancs de la défense. Exit Eric Dupond-Moretti et Antoine Vey, cest Romain Dieudonné qui assure désormais la défense de Patrick Balkany. Il a alors repris les arguments avancés en novembre par la justice pour rejeter la demande de mise en liberté de son client pour sy opposer, remettant en cause linterprétation faite par la cour de larticle régissant la détention provisoire.

La cour dappel de Paris rendra lundi prochain sa décision après de nouveaux recours du maire de Levallois-Perret Patrick Balkany, qui a notamment demandé sa libération en attendant son procès en appel pour blanchiment, prévu du 3 au 19 février.

La cour dappel a considéré quil existait des risques de concertation ou de pression sur des témoins alors que Patrick Balkany sera jugé en appel dans ce volet pour “blanchiment de fraude fiscale” au mois de février prochain. Dici là, il est en détention provisoire à la prison de la Santé. Vêtu dune chemise rose, dun pull fuschia, derrière ses lunettes fumées, Patrick Balkany, amaigri, visiblement affaibli, a assisté à lexamen, dabord en tant que spectateur, hagard, avant de se défendre.

A SUIVRE. Hommage aux militaires, COP 25, Balkany… Ce qui vous attend ce lundi

Lancien baron des Hauts-de-Seine sera aussi fixé sur une demande de diminution de la caution de 500.000 euros, imposée dans le cadre du contrôle judiciaire strict auquel il est soumis en attendant son procès en appel pour fraude fiscale qui débutera mercredi prochain.

Ce dernier étant incarcéré depuis le 13 septembre suite à ses condamnations en première instance pour fraude fiscale (4 ans) et blanchiment de fraude fiscale (5 ans), les astres semblent saligner en faveur de son opposant historique. Arnaud de Courson fait partie du paysage politique de Levallois depuis 1995. Il était alors sur la liste dOlivier de Chazeaux, sorti vainqueur de cette élection à la faveur dune triangulaire au second tour. Et, cest ensuite en 2001, quArnaud de Courson se présente pour la première fois sous son nom.

Patrick Balkany, pull fuchsia sur chemise rose, les joues plus creusées que lors de sa précédente demande début novembre, sest dit "très choqué" que lon pense quil puisse "senfuir".

Reste désormais à savoir combien de listes seront soumises au vote des électeurs. Pour lheure, six listes semblent se dessiner : celle du Rassemblement national (RN), menée par Philippe Coste, celle de la majorité municipale dont on ne sait pas encore qui sera tête de liste, celle de la République en marche (LREM) avec Maud Bregeon, la liste centre gauche de Levallois dAvenir portée par Lies Messatfa, la liste EELV-PS-PCF, et celle dArnaud de Courson qui a déjà obtenu le soutien du MoDem.

"Je ne me suis jamais dérobé. Si javais dû partir, cela fait longtemps que je laurais fait", a déclaré lélu de 71 ans à la cour.

Son nouvel avocat, Me Romain Dieudonné, a demandé sa mise en liberté, arguant que les risques de "concertation" ou de "pression" sur des témoins mis en avant par la justice pour maintenir son client en prison navaient "pas de sens" alors quen appel, seul le couple Balkany sera rejugé, tant dans le volet fraude fiscale que dans celui de blanchiment.

Patrick Balkany est incarcéré à la maison darrêt parisienne de la Santé depuis deux mois exactement, après sa première condamnation pour fraude fiscale le 13 septembre. La cour dappel avait fait droit à sa première demande de mise en liberté, consécutive à sa condamnation à quatre ans de prison pour fraude fiscale avec incarcération immédiate et dix ans dinéligibilité. Elle avait toutefois assorti sa libération dun contrôle judiciaire sévère et du paiement préalable dune caution de 500 000 euros. Somme quil na pour linstant pas réussi à réunir. Il était cependant resté en prison car sa deuxième condamnation avait également fait lobjet dun mandat de dépôt. 

Lavocate générale a requis le maintien en détention de Patrick Balkany, jugeant que la défense navait apporté "aucun élément nouveau" et réaffirmant quil existait un "risque de fuite à létranger". Elle sest également opposée à la diminution de sa caution, au vu de lévaluation des biens et revenus du couple Balkany.

Toute la semaine, le gouvernement français a ainsi répété que l’action militaire antidjihadiste de la France, engagée dans la région depuis 2013, était “indispensable” et nécessaire à la sécurité non seulement de la zone, mais aussi de l’Europe. Le combat de la France au Sahel “relève du temps long”, a réitéré dimanche la ministre des Armées Florence Parly dans un entretien au Journal du Dimanche.

Me Dieudonné a rappelé que lévaluation des biens du couple, telle que présentée par laccusation, était contestée et que cela ferait précisément lobjet de débats lors des procès en appel.

Cette journée de mobilisation avait valeur de test pour les autorités et les manifestants, après des élections locales marquées par une écrasante victoire du camp pro-démocratie auquel Pékin et l’exécutif local refusent toute nouvelle concession. Mais elle a vu aussi le retour de confrontations violentes entre certains manifestants et des policiers, qui ont tiré des gaz lacrymogènes sur la foule comprenant y compris des enfants.

Mi-novembre, la cour dappel avait rejeté une première demande de mise en liberté de Patrick Balkany, liée à sa condamnation à cinq ans de prison pour blanchiment aggravé avec incarcération immédiate le 18 octobre, notamment au motif déviter une "concertation entre les mis en cause" dans cette affaire impliquant des proches de lédile et un milliardaire saoudien.

Mi-novembre, la cour d'appel avait rejeté une première demande de mise en liberté de Patrick Balkany, liée à sa condamnation à cinq ans de prison pour blanchiment aggravé avec incarcération immédiate le 18 octobre, notamment au motif d'éviter une "concertation entre les mis en cause" dans cette affaire impliquant des proches de l'édile et un milliardaire saoudien.

Patrick Balkany est incarcéré depuis le 13 septembre, date de sa première condamnation, à quatre ans de prison, pour fraude fiscale. 

Son nouvel avocat, Me Romain Dieudonné, a demandé sa mise en liberté, arguant que les risques de "concertation" ou de "pression" sur des témoins mis en avant par la justice pour maintenir son client en prison n'avaient "pas de sens" alors qu'en appel, seul le couple Balkany sera rejugé, tant dans le volet fraude fiscale que dans celui de blanchiment.

Son épouse et première adjointe Isabelle a été également condamnée dans ces affaires, à trois ans de prison pour fraude puis à quatre ans pour blanchiment, mais sans mandat de dépôt eu égard à sa santé fragile.

L'avocate générale a requis le maintien en détention de Patrick Balkany, jugeant que la défense n'avait apporté "aucun élément nouveau" et réaffirmant qu'il existait un "risque de fuite à l'étranger". Elle s'est également opposée à la diminution de sa caution, au vu de l'évaluation des biens et revenus du couple Balkany.