Municipales à Lille : Spillebout (LREM) ne se voit pas candidate macroniste – Le Point

Municipales à Lille : Spillebout (LREM) ne se voit pas  candidate macroniste  - Le Point

Aux Municipales 2020 à Lille, la candidate LREM ne veut pas de létiquette du parti

Stanislas Guerini, délégué général de LREM, a assuré jeudi que Violette Spillebout, qui a dit ne "pas du tout" se sentir comme la "candidate macroniste" à Lille pour les municipales alors quelle a été investie par le parti, était "extrêmement fière" davoir été choisie.

"Ce quelle a voulu dire, cest quelle ne veut pas être enfermée dans une bataille détiquettes, elle veut porter une candidature de rassemblement", a insisté Stanislas Guerini sur LCI, précisant avoir "échangé" avec elle mercredi soir.

Violette Spillebout a tenté datténuer ses propos tenus devant les journalistes en indiquant quelle “ne souhaite pas que lon (la) réduise à létiquette macroniste car (elle) se présente avec un collectif de femmes et dhommes qui incarne dans sa diversité un projet plus large pour Lille”. Son ancienne concurrente pour linvestiture LaREM, Valérie Petit, avait réagi en fin de journée à ses propos en indiquant:

"Evidemment elle est extrêmement fière dêtre la candidate de La République en marche, soutenue par un grand nombre de formations politiques", a-t-il assuré.

Même chez La République en marche, les étiquettes ne font pas lunanimité. Violette Spillebout, investie par LaREM pour les élections municipales à Lille, a déclaré mercredi quelle ne se considérait “pas du tout” comme la “candidate macroniste”. Lancienne directrice de cabinet de la maire sortante Martine Aubry assure ne pas vouloir être “le soldat dun président de la République tout-puissant”.

Lors dune rencontre avec quatre journalistes, Mme Spillebout avait déclaré mercredi quelle ne se considérait "pas du tout" comme la "candidate macroniste", assurant ne pas vouloir être "le soldat dun président de la République tout-puissant". Avant daffirmer dans un communiqué transmis dans la nuit de mercredi à jeudi à lAFP que ses propos – quelle na pas démentis – avaient été "mal interprétés".

Investie par La République en marche en juillet au terme dune âpre bataille avec la députée Valérie Petit, Violette Spillebout a depuis reçu le soutien du MoDem, de lUDI, de lUDE et du Mouvement radical. Les logos de tous ces partis figurent actuellement, en très petit, sur ses tracts. À la question de savoir si le qualificatif de “candidate macroniste” lui convenait, elle a répondu:

Se disant "fière" davoir été investie par LREM en juillet, elle a fait valoir dans ce communiqué quelle "ne souhaite pas que lon (la) réduise à létiquette +macroniste+ car (elle) se présente avec un collectif de femmes et dhommes qui incarne dans sa diversité un projet plus large pour Lille".

Dans un communiqué transmis dans la nuit de mercredi à jeudi, Violette Spillebout a affirmé que ses propos – quelle na pas démentis – avaient été “mal interprétés”. “Jai été investie par La République en Marche en juillet dernier”, a-t-elle rappelé, “et jen suis fière”.

"Jassume les logos des partis qui me soutiennent mais désormais, dici à la fin de lannée, les logos vont disparaître" des affiches et des tracts et "je serai la candidate +Faire respirer Lille+" et non plus LREM, avait dit Mme Spillebout lors de sa rencontre avec les journalistes.

“Jassume les logos des partis qui me soutiennent mais désormais, dici à la fin de lannée, les logos vont disparaître” des affiches et des tracts et “je serai la candidate Faire respirer Lille” et non plus LaREM, a-t-elle dit lors dune rencontre avec quatre journalistes.

Investie par LREM au terme dune âpre bataille avec la députée Valérie Petit, elle a depuis reçu le soutien du MoDem, de lUDI, de lUDE et du Mouvement radical. Les logos de tous ces partis figurent actuellement, en très petit, sur ses tracts.

POLITIQUE – Ça commence bien. Investie par La République en Marche pour être candidate aux élections municipales de mars 2020, Violette Spillebout a déclaré mercredi 6 novembre devant des journalistes qu’elle ne se considérait “pas du tout” comme la “candidate macroniste”.

“Non, ça ne me va pas du tout! Ça me gêne par rapport aux partenaires politiques qui mont rejointe (…) Je veux être une candidate qui rassemble bien plus largement.” Et dinsister sur son rejet de tout “culte de la personnalité” vis-à-vis du chef de lÉtat.

L’ancienne socialiste qui a dirigé le cabinet de la maire sortante Martine Aubry de 2008 à 2013 a déclaré au cours de cette même rencontre ne pas vouloir être “le soldat d’un président de la République tout-puissant”, mais plutôt “rassembler plus largement”. “On n’est pas dans une espèce de culte de la personnalité”, a-t-elle ajouté. 

Pourtant, la candidate de 46 ans a bien remporté l’investiture du parti d’Emmanuel Macron en juillet dernier, face à la députée LREM du Nord Valérie Petit. Cette dernière n’a d’ailleurs que très peu goûté aux propos de son ex-rivale:  “Ces déclarations ne me surprennent guère mais elles me choquent un peu. Moi, je m’assume pleinement comme macroniste!”, a déclaré la parlementaire à l’AFP.

“Pour ses comptes de campagne, ça serait bien” quelle soit rapidement candidate, juge toutefois le porte-parole de Violette Spillebout, Alexis Massart, qui a dirigé la campagne du candidat UMP aux municipales à Lille en 2008, Sébastien Huyghe.

La candidate LREM a été contrainte de réagir, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux le 6 novembre. “Mes propos ont été mal interprétés”, écrit Violette Spillebout qui se dit “fière” d’avoir reçu l’investiture en Marche. 

“Jai voté Emmanuel Macron aux deux tours de lélection présidentielle” de 2017, “il y a plein de choses que je soutiens” dans sa politique mais aussi “des choses où je garde mon esprit critique”.

Violette Spillebout a également reçu le soutien du MoDem, de l’UDI, de l’UDE et du Mouvement radical.“J’assume les logos des partis qui me soutiennent mais désormais, d’ici à la fin de l’année, les logos vont disparaître” avait-t-elle annoncé lors de cette même rencontre, pour leur préférer son slogan de campagne “Faire respirer Lille”. 

En mars 2020, la concurrence va être rude pour le beffroi lillois. Martine Aubry, élue depuis 18 ans, pourrait bien concourir à un quatrième mandat et devrait l’annoncer au mois de novembre.

Sur la réforme des retraites, elle juge “courageux de sy attaquer maintenant” mais aussi “difficile pour nous” que le chef de lÉtat “la fasse pendant les municipales”.

Les écologistes, présents dans la majorité actuelle seront emmenés par Stéphane Baly. Forts de leur score de 21.7% aux élections européennes à Lille, ils présenteront une liste indépendante au scrutin de mars et espèrent dépasser les 11% de 2014.

Le chef de file écologiste a déjà annoncé qu’il pourrait s’allier au second tour avec Martine Aubry, comme la dernière fois, ou avec La France Insoumise.

Violette Spillebout a alors vivement critiqué cette potentielle alliance. Elle a déclaré que le candidat écologiste avait “franchi la ligne jaune” en évoquant une possible alliance, au second tour, avec “les extrémistes” de La France insoumise. “Est-ce parce que sa campagne patine que la candidate de Macron à Lille se met à insulter ses adversaires”?, a demandé le député insoumis du Nord, Adrien Quattenens, sur Twitter. “On vous laisse l’extrême arrogance”, a-t-il rétorqué.

Est-ce parce que sa campagne patine que la candidate de #Macron à #Lille se met à insulter ses adversaires ? La France Insoumise, extrême ? Extrême quoi ?! Extrême République ? Extrême planification écologique ? Extrême partage des richesses ? On vous laisse lextrême arrogance. pic.twitter.com/F2JYwTu23X