Légionnaires tués dans une avalanche à Valfréjus : le parquet de …

“L’enquête démontrera si les risques pris ont été appréciés avec les précautions qui s’imposaient”, avait déclaré le ministre de la Défense d’alors, Jean-Yves Le Drian.

Le vent avait accumulé de fortes quantités de neige dans la combe raide, en face nord, où allait s’engager la colonne de soldats, et le nombre de skieurs était un facteur de risque supplémentaire.

Cinq légionnaires – un Albanais, un Malgache naturalisé Français, un Italien, un Moldave, un Népalais – sont morts sur le coup, un sixième, hongrois, une semaine plus tard des suites de ses blessures. Âgés de 21 à 33 ans, ils devaient partir en mission au Tchad, au Mali et en Centrafrique. Sept autres soldats ont été blessés.

Le jour des faits, Météo-France affichait un risque d’avalanche “marqué” de 3 sur une échelle de 5, notamment dans le type de pente raide où le groupe s’était engagé, sous le col du Petit Argentier (2.599 m).

A la mi-journée, une grosse coulée de 400 mètres de large sur 300 mètres de dénivelé, partie au-dessus du groupe, emportait 18 soldats.