Tousart : Cest tellement décevant pour Lyon…

AVANT-MATCH. Après avoir offert à ses supporters un match d’un ennui rare samedi contre Bordeaux, l’OL a ce mercredi une belle occasion de se rattraper contre Hoffenheim (à 21h00, en direct sur RMC Sport 1).

Faisons une surprise aux joueurs demain ils nous le renieront immédiatement. Allez l’OL tous au Stade paS de reserve dépassons les 50000 spectateurs #olCLeague

OL – Hoffenheim (2-2) : déchantons sous la pluie

Mais aussi et surtout parce que la réception d’Hoffenheim en Ligue des Champions revêt déjà un enjeu considérable pour l’OL. Une victoire et les Lyonnais compteraient 6 points d’avance sur le club allemand et un meilleur bilan sur les confrontations directe. Le reversement en Ligue Europa serait donc déjà assuré. Mais une victoire pourrait aussi permettre de prendre six points d’avance sur le Shakhtar Donetsk (si les Ukrainiens perdent sur la pelouse de Manchester City) et donc de faire un grand pas vers un premier huitième de finale de Ligue des Champions depuis 2012. L’occasion est belle et on espère que l’OL saura la convertir aussi bien que la seule obtenue contre Bordeaux.

Compo. On se demandait hier si la place de titulaire indiscutable de Marcelo pouvait être discutée.

Le groupe : Lopes, Gorgelin – Rafael, Tête, Morel, Denayer, Marcelo, Mendy, Marçal – Aouar, Ndombele, Cheikh, Tousart, Traoré – Memphis, Dembélé, Terrier, Cornet, Fekir.

Ce serait environ le 28e système différent utilisé depuis samedi dernier et peut-être que celui-ci sera enfin le bon, celui qui permettra enfin à l’OL d’imposer son jeu. Nous en tout cas on y croit et on envoie toutes nos ondes positives aux joueurs, on sait que c’est le plus important !

La composition probable : Lopes – Denayer, Marcelo, Morel – Rafael, Diop, Tousart, Aouar, Mendy – Fekir – Memphis.

Le prono de la rédac. 0-1 pour Hoffenheim à la pause suite à une première période indigente de l’OL, dominé de bout en bout par les Allemands. Ndombele remplace Morel à la pause et l’on bascule en 4-4-2 losange avec Aouar en 10 et Fekir en pointe avec Memphis. L’OL passe enfin dans la disposition qui lui réussit le mieux depuis quelques saisons : le grand nawak tactique absolument pas préparé, qui a l’avantage d’être absolument illisible y compris pour des freaks tactiques comme Nagelsmann. Deuxième période de folie où Lopes sauve les meubles à de nombreuses reprises, mais où l’OL s’impose 2-1 grâce à des buts de Ndombele et Memphis. Coaching gagnant + management brillant, qui c’est le 30e meilleur entraîneur mondial ?

« …le grand nawak tactique absolument pas préparé, qui a lavantage dêtre absolument illisible y compris pour des freaks tactiques comme Nagelsmann. Deuxième période de folie où Lopes sauve les meubles à de nombreuses reprise… » Mais c’est tellement ça ! bravo de cette synthèse du Généssismemesmeu !

J’ai longuement hésité, parce que tous les signaux semblent tellement indiquer que ça va être un match à 8 buts que ça pourrait bien finir par un 0-0 super chiant. Mais confiance en Nabil, Memphis et Marcelo pour nous offrir un beau spectacle.

LES NOTES. Face à Hoffenheim, l’OL a longtemps vu la qualification (en Ligue Europa de façon certaine, en Ligue des Champions de façon quasi certaine) lui tendre les bras. Pendant 45 minutes, les Gones ont écrasé les Allemands avant de retomber dans leurs travers pour finalement encaisser deux buts à 11 contre 10. Surprise ? Pas vraiment.

Buts : Fekir (19e) et Ndombele (28e) pour l’OL ; Kramaric (65e) et Kaderabek (90e+2) pour Hoffenheim

Avertissements : Denayer (6e) et Morel (90e) à l’OL ; Adams (18e) Grillitsch (43e) Bicakcic (48e) Vogt (72e) Joelinton (72e) à Hoffenheim.

OL : Lopes – Denayer, Marcelo, Morel – Rafael, Ndombele (Diop, 88e), Tousart, Aouar, Mendy – Fekir (cap.) (Dembélé, 74e) – Memphis (Traoré, 87e). Entr. : Bruno Genesio.

Hoffenheim : Baumann – Adams, Vogt (cap.), Bicakcic – Kaderabek, Grillitsch (Nelson, 57e), Demirbay (Nordveit, 79e), Schulz – Belfodil (Szalai, 67e), Joelinton, Kramaric. Entr. : Julian Nagelsmann.

Lopes 8 – Denayer 4, Marcelo 4, Morel 3 – Rafael 6, Ndombele 8, Tousart 6, Aouar 7, Mendy 9 – Fekir 6 – Memphis 4

Quil sagisse de la victoire arrachée sur un exploit individuel ou de la défaite logique que tout le monde a vu venir, les Gones ont du mal à surprendre leurs suiveurs depuis maintenant presque trois ans. Mercredi soir, le match contre Hoffenheim na pas fait exception. On n’ira pas jusqu’à dire qu’on aurait mis notre PEL sur un nul lorsqu’il y avait 2-0 et que l’OL s’est retrouvé en supériorité numérique, mais disons que l’idée d’un écroulement ne semblait pas totalement à exclure. Le nul n’annihile pas les chances de qualification des Gones, mais pose de nouveau ce constat alarmant : l’OL de Bruno Genesio est plus que jamais le roi du football aléatoire et ne possède aucune certitude.

Dans un 3-5-1-1 ressorti du placard où il avait été rangé depuis le dernier automne lyonnais en Ligue des Champions, lOL affrontait Hoffenheim sans aucune certitude tactique, un peu dans le même esprit que le 4-4-1-1 de Manchester City. Et comme contre les Anglais, lOL a agréablement surpris pendant 45 minutes. Après 10 minutes de rodage, les Lyonnais ont mis en place leur jeu et les bons mouvements se sont succédé. Mendy, bien aidé par les déplacements judicieux de Memphis et Fekir, provoque le premier but dune frappe magistrale sur la barre, ramenée au fond des filets par le capitaine lyonnais après un gros cafouillage. Le deuxième but vient également de lancien Havrais, qui centre en retrait pour Ndombele. 2-0, lOL rentre à la pause serein, avec le sentiment du devoir accompli. Rarement cette saison, on aura vu un OL aussi flamboyant à défaut dêtre solide, réaliste et virevoltant à défaut dêtre discipliné. Dans ces périodes de vache maigre, difficile de faire la fine bouche.

Les supporters assidus ne le savent que trop bien : rien nest plus inquiétant quun OL qui rentre aux vestiaires alors qu’il joue bien, puisqu’on ne sait jamais dans quel état il en ressortira. Cette fois, lOL revient avec les mêmes intentions et tient bon la barre pendant cinq minutes. Avant que le match ne bascule. Sur la gauche du terrain, Adams crochète Fekir. Deuxième jaune, expulsion, Hoffenheim finit le match à 10. Là où nimporte quelle équipe en aurait profité pour porter le coup de grâce, lOL bégaye, tergiverse devant le but et ouvre grand les vannes. Kramaric en profite une première fois pour envoyer une frappe mollassonne (mais contrée) au fond des filets, avant que Kaderabek crucifie Lopes dans le temps additionnel, bien aidé par un marquage fantôme de Traoré. LOL, qui tenait sa qualification bien en main, concède un nul inquiétant et déprimant face à une équipe dHoffenheim qui nen attendait pas tant. Julian Nagelsmann, l’entraîneur adverse, se demandait lui-même comment son équipe avait pu revenir daussi loin. Sil regardait lOL tous les week-ends, il naurait pas vraiment été surpris.

Au fond, ce match nul nest pas un drame. En difficulté en championnat (et encore…), lOL ne lest pas encore vraiment en Ligue des Champions. Avec ce match nul, les Gones comptent toujours trois points davance sur Hoffenheim. Concrètement, les Gones conservent leur destin en main, et il ne devrait logiquement suffire que dune victoire face à Donetsk pour entrevoir les huitièmes de finale. Pas de drame, donc, mais un grand sentiment de gâchis et une mise en danger inutile : Manchester City, vainqueur des Ukrainiens 6-0, semble plus que jamais lancé et sera un adversaire redoutable, tandis que le déplacement en Ukraine naura rien dune partie de plaisir. LOL aime se compliquer la tâche, reste à voir si les erreurs de coaching et de jeunesse lors de deux matches contre le TSG ne coûteront pas cher au bout du compte.

Traoré est une cata ! City etant deja qualifié, on peut espérer qu’ils viennent à Lyon sans trop d’envie ….