“15.000 raisons” pour lesquelles Collomb naurait pas dû redevenir …

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Affaire Benalla : Gérard Collomb sest senti un peu seul

Boudot à Collomb : “Pourchassez le communautarisme, éradiquez lislamisation rampante de nos quartiers”

Gérard Collomb, alors ministre de l'Intérieur, avait agacé l'opposition en bottant systématiquement en touche lors de son audition le 23 juillet dernier par la commission parlementaire.

Je pense quaujourdhui on a laissé se ghettoïser un certain nombre de quartiers, a estimé Gérard Collomb. Si on ne change pas la population, si on ne remixe pas, on aura des difficultés importantes, poursuit lancien ministre qui estime que la France est aujourdhui au pied du mur. Alors que lancien ministre de lIntérieur suppose que le chef de lÉtat navait peut-être pas perçu la réalité de la situation au départ, il assure quil en a aujourdhui pleinement conscience. Maintenant, il faut agir avec des réformes extrêmement rapides avec des mesures conséquentes, préconise-t-il. Gérard Collomb propose notamment deffectuer une rénovation urbaine non pas quartier par quartier, lieu par lieu, mais sur des territoires conséquents, notamment lIle-de-France.

Ce mardi matin, le nouveau maire de Lyon est revenu sur cet épisode au micro d'Europe 1. "Je ne pensais pas me trouver mêlé à de telles histoires. Ça m’a choqué de me trouver confronté à cette enquête. Cette histoire ne me concerne en rien. Je me suis senti un peu seul face au dérapage d’une personne", a indiqué Gérard Collomb lors de son interview.

En quittant le ministère de lIntérieur, Gérard Collomb a fait coup double. Lhomme a pu facilement récupérer son siège de maire de Lyon et a, en même temps, retrouvé sa liberté de parole. Une indépendance dont lancien premier flic de France profite allégrement depuis son départ de Beauvau pour dire tout haut ce quil pense. Après avoir évoqué sa crainte que demain on puisse vivre face à face lors de sa passation de pouvoir, Gérard Collomb na pas démenti des propos off rapportés par Valeurs Actuelles dans lesquels il dressait un constat accablant de la situation sécuritaire dans certains quartiers. Mercredi matin sur Europe 1, lancien ministre a renouvelé ses avertissements à légard du gouvernement.

Pour rappel, l'ancien premier flic de France avait été également bousculé par la suite par le clan Macron. Brigitte Macron et Edouard Philippe notamment auraient été les plus virulents à son encontre, lui reprochant de ne pas les avoir soutenus et d'avoir essayé de rejeter la faute en se dédouanant.

 Le 6 novembre, au lendemain de sa réélection, Gérard Collomb nous a reçus dans son bureau de la mairie de Lyon.

Lyon: Gérard Collomb sest senti un peu seul face à la tempête Benalla

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« Je ne pensais pas me trouver mêlé à de telles histoires. Ça m’a choqué de me trouver confronté à cette enquête. Cette histoire ne me concerne en rien. Je me suis senti un peu seul face au dérapage d’une personne », a déclaré mercredi matin l’ancien ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, interrogé par Europe 1.

On savait Gérard Collomb irrité par laffaire Benalla, il le clame désormais haut et fort. Invité mercredi dans la matinale dEurope 1, lancien ministre de lIntérieur a répondu aux questions dAudrey Crespo-Mara. Il a reconnu que laffaire qui a secoué lÉlysée au mois de juillet a largement contribué à sa décision de quitter la Place Beauvau.  Je me suis senti un peu seul face au dérapage, qui était infime au départ, dune seule personne, a-t-il reconnu. Il est clair que je ne comptais pas, en venant au ministère de lIntérieur, être mêlé à de telles histoires.  Il poursuit :  Pour moi, un ministre de lIntérieur est quelquun qui garantit lordre de la République pour tous. 

Auditionné, le ministre de l’Intérieur s’était défendu le 23 juillet à l’Assemblée nationale de toute faute personnelle dans la gestion de l’affaire Benalla, renvoyant la responsabilité d’éventuels manquements au préfet de police et au cabinet d’Emmanuel Macron.

Le nouveau maire de Lyon, réélu lundi, est aussi revenu sur ses propos controversés consacrés à la violence qui règne dans plusieurs quartiers de villes françaises.  « Aujourdhui, on vit côte à côte, je crains que demain on ne vive face à face”, avait-il déclaré à son départ du gouvernement. Sur Europe 1, Gérard Collomb n’a pas dit autre chose. « On est au pied du mur. Il va falloir prendre des mesures conséquentes », a-t-il affirmé. Contre « la ghettoïsation », le maire de Lyon s’est une nouvelle dit partisan de « remixer la population ».