Lyon-Hoffenheim (2-2): Depay, occasion(s) manquée(s)

Lyon-Hoffenheim (2-2): Depay, occasion(s) manquée(s)

OL – Hoffenheim (2-2) : déchantons sous la pluie

INCULTURE FOOT. Bastien (pour des raisons de sécurité, le nom a été modifié) nest pas le plus glorieux des anciens joueurs de lOL. Mais avec ses quelques dizaines de matchs disputés dans les années 2000, il a contribué, à [son] modeste niveau , aux belles heures du club. Suffisamment pour être contacté par France Football à loccasion dun article danalyse sur le travail de Bruno Genesio, paru cette semaine. La teneur de ses propos ? Jai simplement souligné que la grogne des supporters navait probablement pas grand-chose à voir avec le prétendu manque de charisme de Bruno. Il me semble logique quun fan sinquiète des résultats et du spectacle. Bastien sest aussi hasardé à évoquer des choix tactiques légèrement trop fluctuants à [son] goût.

Un témoignage qui na finalement pas été retenu. Jai été surpris quand je lai constaté, mais jétais loin de me douter de ce qui allait suivre , raconte-t-il en réajustant son épaisse écharpe, son chapeau et sa moustache-lunettes postiche. En rentrant chez lui, le mur de son jardin est tagué. EBITDAttention à ta gueule et Ceci étant-culé , à la peinture rouge. Je nai pas fait le lien tout de suite , admet-il. Les évènements saccélèrent rapidement. Mon compte Twitter a été suspendu pour des raisons obscures. Et la rédaction de LÉquipe TV, avec qui jétais en discussion pour devenir consultant ponctuel, ma fait savoir par texto que le projet sarrêtait là.

Le prono de la rédac. 0-1 pour Hoffenheim à la pause suite à une première période indigente de l’OL, dominé de bout en bout par les Allemands. Ndombele remplace Morel à la pause et l’on bascule en 4-4-2 losange avec Aouar en 10 et Fekir en pointe avec Memphis. L’OL passe enfin dans la disposition qui lui réussit le mieux depuis quelques saisons : le grand nawak tactique absolument pas préparé, qui a l’avantage d’être absolument illisible y compris pour des freaks tactiques comme Nagelsmann. Deuxième période de folie où Lopes sauve les meubles à de nombreuses reprises, mais où l’OL s’impose 2-1 grâce à des buts de Ndombele et Memphis. Coaching gagnant + management brillant, qui c’est le 30e meilleur entraîneur mondial ?

« J’ai l’impression parfois (…) que ce sont des enfants gâtés… »

Mais aussi et surtout parce que la réception d’Hoffenheim en Ligue des Champions revêt déjà un enjeu considérable pour l’OL. Une victoire et les Lyonnais compteraient 6 points d’avance sur le club allemand et un meilleur bilan sur les confrontations directe. Le reversement en Ligue Europa serait donc déjà assuré. Mais une victoire pourrait aussi permettre de prendre six points d’avance sur le Shakhtar Donetsk (si les Ukrainiens perdent sur la pelouse de Manchester City) et donc de faire un grand pas vers un premier huitième de finale de Ligue des Champions depuis 2012. L’occasion est belle et on espère que l’OL saura la convertir aussi bien que la seule obtenue contre Bordeaux.

« Ils sont aussi casse-bonbons que Neymar et ils ont pas le même talent… »

« …le grand nawak tactique absolument pas préparé, qui a lavantage dêtre absolument illisible y compris pour des freaks tactiques comme Nagelsmann. Deuxième période de folie où Lopes sauve les meubles à de nombreuses reprise… » Mais c’est tellement ça ! bravo de cette synthèse du Généssismemesmeu !

Le #LateFC critique sévèrement les « EGOnes » avant #OLHOF pic.twitter.com/tb4pNtevSM

Ferland Mendy décochait un missile en dehors de la surface qui venait mourir sur le montant de Baumann avant de revenir sur Fekir qui butait à nouveau sur le portier allemand. Le ballon revenait sur Ndombele dont la frappe était renvoyée par la défense. Fekir surgissait et parvenait à ajuster de près Baumann pour l’ouverture du score (1-0, 20e). Hoffenheim manquait l’égalisation quatre minutes plus tard. Suite à un cafouillage dans la surface, Belfodil seul devant Lopes butait sur le porter rhodanien (24e). Lyon prenait le large peu avant la demi-heure de jeu. Insaisissable couloir gauche, Mendy distillait une offrande ou point de penalty pour Ndombele dont l’intérieur du pied dévié trompait Baumann (2-0, 28e). Vexé, Hoffenheim ne rendait pas les armes. Demirbay décochait une frappe lointaine et obligeait Lopes à se détendre (35e). L’Olympique Lyonnais aurait pu prendre le large suite à un petit numéro de Aouar côté gauche, mais la tentative du milieu rhodanien était repoussée par Baumann (38e).

Cest un appel téléphonique anonyme qui va éclairer sa lanterne. Jai cru reconnaître la voix de Boum (Jean-Alain Boumsong, ndlr), qui dailleurs était aussi interrogé dans larticle. Qui que ce soit, il ma dit de faire très attention, de revenir sur mes propos. Quand jai objecté que mes propos navaient de toute façon pas été retranscrits, ça a raccroché. Depuis, sa ligne de téléphone a été coupée.

LOL perd encore 2 points face à Hoffenheim

Pour finir, Bastien a ouvert un nouveau compte Twitter, et son premier message, par prudence a été destiné à lactuel entraîneur de lOL. Un sobre Allez lOL contre Hoffenheim ! Confiance en léquipe et en Bruno. Une modération qui nest manifestement pas passée inaperçue : son chien, qui avait mystérieusement disparu, lui a été rapporté dans la foulée par un inconnu aux lunettes noires. Qui lui a précisé que la retenue est une posture admirable. Et quun accident pouvait rapidement arriver, pour ce brave animal tout comme à la formidable institution école primaire des Mimosas [où est scolarisée la fille de Bastien].

LES NOTES. Face à Hoffenheim, l’OL a longtemps vu la qualification (en Ligue Europa de façon certaine, en Ligue des Champions de façon quasi certaine) lui tendre les bras. Pendant 45 minutes, les Gones ont écrasé les Allemands avant de retomber dans leurs travers pour finalement encaisser deux buts à 11 contre 10. Surprise ? Pas vraiment.

Mercredi soir face à Hoffenheim, son entraîneur lui a fait de nouveau confiance et l’a aligné devant aux côtés de Nabil Fekir. Titulaire, Memphis n’a pas été à la hauteur de ce match de Champions League. Alors que ses partenaires du secteur offensif ont brillé en première période, lui, l’a traversée comme un fantôme. Nonchalant, il n’a pas été trouvé par ses coéquipiers et il n’a pas semblé très concerné, ne faisant pas les efforts quand il perdait des ballons. Il a été brouillon et il n’a pas joué juste, forçant trop les quelques tirs qu’il a pu avoir durant la rencontre. Sorti sous les sifflets d’une partie du Groupama Stadium, l’international hollandais a vécu une nouvelle soirée compliquée. Interrogé à son sujet, Bruno Genesio a préféré botter en touche, ne préférant pas accabler un élément qu’il a déjà pointé du doigt dans l’intimité du vestiaire lyonnais il y a un peu plus d’une semaine.

Buts : Fekir (19e) et Ndombele (28e) pour l’OL ; Kramaric (65e) et Kaderabek (90e+2) pour Hoffenheim

« Jen ai marre dentendre à chaque fois que jai changé le match. Je ne me sens pas toujours comme un joueur respecté. Je fais le job à chaque fois, je suis fort mentalement. Je dois accepter les décisions du coach. Je suis un peu déçu, je pense mériter plus de respect. Je mérite mieux que ça, et je devrais jouer à chaque match », avait lâché Memphis Depay le 27 octobre dernier. Ce jour-là, le Néerlandais avait été mis sur le banc pour affronter Angers, avant d’entrer et de changer totalement la rencontre (1 but et 1 passe décisive). Mais ses déclarations n’étaient pas du tout passées auprès de Bruno Genesio. Quelques jours plus tard, l’entraîneur des Gones a recadré son joueur devant tout le vestiaire. Un vestiaire qui n’avait pas non plus apprécié que l’ancien de MU critique les joueurs pour ne pas avoir su tenir le score lors du match aller à Hoffenheim (3-3).

Lyon – Hoffenheim. Lucas Tousart : Ce nest pas possible à ce niveau-là

Avertissements : Denayer (6e) et Morel (90e) à l’OL ; Adams (18e) Grillitsch (43e) Bicakcic (48e) Vogt (72e) Joelinton (72e) à Hoffenheim.

Forcément, après une telle attitude et surtout de telles paroles, Memphis était attendu au tournant. Face à Bordeaux samedi, Bruno Genesio avait choisi de titulariser le footballeur âgé de 24 ans. Mais le natif de Moordrecht est passé à côté de son match, comme un peu toute son équipe d’ailleurs. Jean-Michel Aulas, qui l’a toujours soutenu publiquement contre vents et marées, a de nouveau adopté cette posture après le nul contre les Girondins (1-1). « Memphis n’a pas été aussi bon qu’il peut l’être. Ce n’est que mon jugement. Je pense qu’il a été en dessous de ce qu’il peut faire. Il a ressenti les mouvements du public. Mais encore une fois, il faut soutenir les joueurs en difficultés. C’est comme un élève qui ne rend pas une bonne copie. Si on l’enfonce, la suivante n’est pas bonne ». La copie suivante n’a pas été meilleure…

OL : Lopes – Denayer, Marcelo, Morel – Rafael, Ndombele (Diop, 88e), Tousart, Aouar, Mendy – Fekir (cap.) (Dembélé, 74e) – Memphis (Traoré, 87e). Entr. : Bruno Genesio.

Alors quils menaient tranquillement 2-0 à onze contre dix face à Hoffenheim, les Lyonnais ont finalement été repris (2-2). Les notes du match.

Hoffenheim : Baumann – Adams, Vogt (cap.), Bicakcic – Kaderabek, Grillitsch (Nelson, 57e), Demirbay (Nordveit, 79e), Schulz – Belfodil (Szalai, 67e), Joelinton, Kramaric. Entr. : Julian Nagelsmann.

Les tops et les flops Le meilleur lyonnais a été Nabil Fekir. Auteur de louverture du score, le milieu offensif de lOL a beaucoup donné. Il fut dans tous les bons coups et son équipe a commencé à être vraiment dans le dur lorsquil est sorti. Mention très bien également pour Mendy, tonique sur son côté, et Ndombele, au four et au moulin. Comme toujours, Lopes a de son côté réalisé un grand nombre darrêts décisifs (24e, 27e, 36e). Sans lui, les Gones auraient pu perdre ce match. Le flop lyonnais de la soirée : Memphis. Lancien attaquant de MU a tout raté et est sorti sous les sifflets du Groupama. Côté Hoffenheim, Baumann a brillé dans les cages, et comme à laller, Kramasic a fait du mal à la défense lyonnaise.

Lopes 8 – Denayer 4, Marcelo 4, Morel 3 – Rafael 6, Ndombele 8, Tousart 6, Aouar 7, Mendy 9 – Fekir 6 – Memphis 4

Comme libérés dun poids, les Allemands ont mieux joué en infériorité numérique et ont réduit le score grâce à un tir de 20 mètres de linévitable Kramaric, déjà auteur dun doublé à laller (65e). Après avoir mangé plusieurs balles de break (48e, 54e, 73e, 80e, 90+1e), les Lyonnais ont été punis dans le temps additionnel, lorsque Kaderabek a surgi pour offrir le but égalisateur aux Allemands (90+2e). Un scénario impardonnable qui ferait presque oublier que lOL a égalé son précédent record dinvincibilité en C1 (septembre 2006-février 2007), avec une 7e rencontre de rang sans revers.

Quil sagisse de la victoire arrachée sur un exploit individuel ou de la défaite logique que tout le monde a vu venir, les Gones ont du mal à surprendre leurs suiveurs depuis maintenant presque trois ans. Mercredi soir, le match contre Hoffenheim na pas fait exception. On n’ira pas jusqu’à dire qu’on aurait mis notre PEL sur un nul lorsqu’il y avait 2-0 et que l’OL s’est retrouvé en supériorité numérique, mais disons que l’idée d’un écroulement ne semblait pas totalement à exclure. Le nul n’annihile pas les chances de qualification des Gones, mais pose de nouveau ce constat alarmant : l’OL de Bruno Genesio est plus que jamais le roi du football aléatoire et ne possède aucune certitude.

Ce mercredi soir, les hommes de Genesio ont réalisé une excellent première période, récompensée par un but de renard de Fekir (19e) et un but chanceux de Ndombele (28e). A 2-0 à la pause, lOL avait un pied et demi en huitième de finale. Et lorsquà la 51e minute, Kasim Adams Nuhu a laissé Hoffenheim à dix pour une grosse faute sur Fekir, le Groupama fut à des années lumières de se douter que son équipe allait une nouvelle fois couler.

OL : LOL joue mal et pas en équipe, et pan sur les doigts !

Dans un 3-5-1-1 ressorti du placard où il avait été rangé depuis le dernier automne lyonnais en Ligue des Champions, lOL affrontait Hoffenheim sans aucune certitude tactique, un peu dans le même esprit que le 4-4-1-1 de Manchester City. Et comme contre les Anglais, lOL a agréablement surpris pendant 45 minutes. Après 10 minutes de rodage, les Lyonnais ont mis en place leur jeu et les bons mouvements se sont succédé. Mendy, bien aidé par les déplacements judicieux de Memphis et Fekir, provoque le premier but dune frappe magistrale sur la barre, ramenée au fond des filets par le capitaine lyonnais après un gros cafouillage. Le deuxième but vient également de lancien Havrais, qui centre en retrait pour Ndombele. 2-0, lOL rentre à la pause serein, avec le sentiment du devoir accompli. Rarement cette saison, on aura vu un OL aussi flamboyant à défaut dêtre solide, réaliste et virevoltant à défaut dêtre discipliné. Dans ces périodes de vache maigre, difficile de faire la fine bouche.

Mais si les supporters de lOL nont pas digéré sa prestation, que dire de Christophe Dugarry. Le consultant de RMC Sport sest littéralement lâché sur lattaquant lyonnais, rhabillé pour lhiver pour loccasion par le champion du monde 98. « Le match de Depay, il est scandaleux. Il a des occasions pour finir. Il est nonchalant, il est suffisant, il joue pour lui. Le match de Depay, je l’ai trouvé inadmissible. » Le principal intéressé devrait apprécier…

Les supporters assidus ne le savent que trop bien : rien nest plus inquiétant quun OL qui rentre aux vestiaires alors qu’il joue bien, puisqu’on ne sait jamais dans quel état il en ressortira. Cette fois, lOL revient avec les mêmes intentions et tient bon la barre pendant cinq minutes. Avant que le match ne bascule. Sur la gauche du terrain, Adams crochète Fekir. Deuxième jaune, expulsion, Hoffenheim finit le match à 10. Là où nimporte quelle équipe en aurait profité pour porter le coup de grâce, lOL bégaye, tergiverse devant le but et ouvre grand les vannes. Kramaric en profite une première fois pour envoyer une frappe mollassonne (mais contrée) au fond des filets, avant que Kaderabek crucifie Lopes dans le temps additionnel, bien aidé par un marquage fantôme de Traoré. LOL, qui tenait sa qualification bien en main, concède un nul inquiétant et déprimant face à une équipe dHoffenheim qui nen attendait pas tant. Julian Nagelsmann, l’entraîneur adverse, se demandait lui-même comment son équipe avait pu revenir daussi loin. Sil regardait lOL tous les week-ends, il naurait pas vraiment été surpris.

Sifflé par une partie du Groupama Stadium mercredi soir lors de son remplacement, Memphis Depay a réalisé un match très compliqué. Crédité de la note de 3 par notre rédaction, lattaquant international néerlandais doit rapidement oublier ce OL-Hoffenheim (2-2).

Au fond, ce match nul nest pas un drame. En difficulté en championnat (et encore…), lOL ne lest pas encore vraiment en Ligue des Champions. Avec ce match nul, les Gones comptent toujours trois points davance sur Hoffenheim. Concrètement, les Gones conservent leur destin en main, et il ne devrait logiquement suffire que dune victoire face à Donetsk pour entrevoir les huitièmes de finale. Pas de drame, donc, mais un grand sentiment de gâchis et une mise en danger inutile : Manchester City, vainqueur des Ukrainiens 6-0, semble plus que jamais lancé et sera un adversaire redoutable, tandis que le déplacement en Ukraine naura rien dune partie de plaisir. LOL aime se compliquer la tâche, reste à voir si les erreurs de coaching et de jeunesse lors de deux matches contre le TSG ne coûteront pas cher au bout du compte.

Traoré est une cata ! City etant deja qualifié, on peut espérer qu’ils viennent à Lyon sans trop d’envie ….

Ils ne viendront pas sans envie, puisqu’ils voudront se venger du match aller… Par contre on pourrait craindre qu’ils accueillent Hoffenheim sans envie au dernier match, et là ça pourrait être grave pour nous si on ne gagne pas en Ukraine et que Hoffenheim a pris des points contre le Chaktar ! Bref rien n’est joué mais heureusement qu’on a pris ces 3 points au premier match !

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