Lyon : ici, cest lOL !

Lyon : ici, c\est l\OL !

Ligue des Champions : lOL a encore tout gâché contre Hoffenheim (2-2)

LES NOTES. Face à Hoffenheim, l’OL a longtemps vu la qualification (en Ligue Europa de façon certaine, en Ligue des Champions de façon quasi certaine) lui tendre les bras. Pendant 45 minutes, les Gones ont écrasé les Allemands avant de retomber dans leurs travers pour finalement encaisser deux buts à 11 contre 10. Surprise ? Pas vraiment.

Buts : Fekir (19e) et Ndombele (28e) pour l’OL ; Kramaric (65e) et Kaderabek (90e+2) pour Hoffenheim

Mercredi soir face à Hoffenheim, son entraîneur lui a fait de nouveau confiance et l’a aligné devant aux côtés de Nabil Fekir. Titulaire, Memphis n’a pas été à la hauteur de ce match de Champions League. Alors que ses partenaires du secteur offensif ont brillé en première période, lui, l’a traversée comme un fantôme. Nonchalant, il n’a pas été trouvé par ses coéquipiers et il n’a pas semblé très concerné, ne faisant pas les efforts quand il perdait des ballons. Il a été brouillon et il n’a pas joué juste, forçant trop les quelques tirs qu’il a pu avoir durant la rencontre. Sorti sous les sifflets d’une partie du Groupama Stadium, l’international hollandais a vécu une nouvelle soirée compliquée. Interrogé à son sujet, Bruno Genesio a préféré botter en touche, ne préférant pas accabler un élément qu’il a déjà pointé du doigt dans l’intimité du vestiaire lyonnais il y a un peu plus d’une semaine.

Avertissements : Denayer (6e) et Morel (90e) à l’OL ; Adams (18e) Grillitsch (43e) Bicakcic (48e) Vogt (72e) Joelinton (72e) à Hoffenheim.

OL : Lopes – Denayer, Marcelo, Morel – Rafael, Ndombele (Diop, 88e), Tousart, Aouar, Mendy – Fekir (cap.) (Dembélé, 74e) – Memphis (Traoré, 87e). Entr. : Bruno Genesio.

Forcément, après une telle attitude et surtout de telles paroles, Memphis était attendu au tournant. Face à Bordeaux samedi, Bruno Genesio avait choisi de titulariser le footballeur âgé de 24 ans. Mais le natif de Moordrecht est passé à côté de son match, comme un peu toute son équipe d’ailleurs. Jean-Michel Aulas, qui l’a toujours soutenu publiquement contre vents et marées, a de nouveau adopté cette posture après le nul contre les Girondins (1-1). « Memphis n’a pas été aussi bon qu’il peut l’être. Ce n’est que mon jugement. Je pense qu’il a été en dessous de ce qu’il peut faire. Il a ressenti les mouvements du public. Mais encore une fois, il faut soutenir les joueurs en difficultés. C’est comme un élève qui ne rend pas une bonne copie. Si on l’enfonce, la suivante n’est pas bonne ». La copie suivante n’a pas été meilleure…

Hoffenheim : Baumann – Adams, Vogt (cap.), Bicakcic – Kaderabek, Grillitsch (Nelson, 57e), Demirbay (Nordveit, 79e), Schulz – Belfodil (Szalai, 67e), Joelinton, Kramaric. Entr. : Julian Nagelsmann.

En menant 2-0 à domicile face à Hoffenheim et en supériorité numérique, lOlympique Lyonnais espérait bien prendre les trois points et larguer le club allemand au classement de sa poule. Mais lOL a balbutié son football, manquant un nombre incroyable de situations dangereuses, avant de craquer défensivement pour se faire rejoindre à 2-2. Forcément, à lheure de faire le bilan, difficile de sortir du positif de cette rencontre. Difficile mais pas impossible pour Jean-Michel Aulas, qui na pas vraiment aimé sa revue de presse de ce jeudi matin. Le président lyonnais sen est donc pris aux médias sur les réseaux sociaux, accusant les observateurs de ne voir que le négatif alors que son club est toujours dans une situation favorable.

Lopes 8 – Denayer 4, Marcelo 4, Morel 3 – Rafael 6, Ndombele 8, Tousart 6, Aouar 7, Mendy 9 – Fekir 6 – Memphis 4

 Cest vrai que nous sommes déçus mais le choix tactique de Bruno Genesio a été gagnant. La fragilité de léquipe vient dun mental défaillant. Il y a trop dattaques injustes. En Ligue 1, lOL est à quatre points du deuxième et en bonne position pour se qualifier en Ligue des Champions. Aidez-nous sil vous plait. LOL ne mérite pas cet acharnement. Les joueurs ont besoin de confiance, aidez-nous plutôt que de salir , a balancé le président rhodanien, pour qui les articles de presse trop négatifs ne mettent pas en confiance son équipe, et provoquent donc des contre-performances comme celle face à Hoffenheim. CQFD.

Quil sagisse de la victoire arrachée sur un exploit individuel ou de la défaite logique que tout le monde a vu venir, les Gones ont du mal à surprendre leurs suiveurs depuis maintenant presque trois ans. Mercredi soir, le match contre Hoffenheim na pas fait exception. On n’ira pas jusqu’à dire qu’on aurait mis notre PEL sur un nul lorsqu’il y avait 2-0 et que l’OL s’est retrouvé en supériorité numérique, mais disons que l’idée d’un écroulement ne semblait pas totalement à exclure. Le nul n’annihile pas les chances de qualification des Gones, mais pose de nouveau ce constat alarmant : l’OL de Bruno Genesio est plus que jamais le roi du football aléatoire et ne possède aucune certitude.

En seconde période, après lexclusion précoce de Nuhu qui avait conforté lOL dans ses certitudes, le match sest finalement joué ailleurs, loin des dispositions tactiques qui ont globalement fonctionné. “Le système a plutôt bien marché mais au très haut niveau, il faut savoir tuer les matches”, regrettait Bruno Génésio en zone mixte juste après le passage de son président qui étalait les statistiques et les 22 occasions que son équipe était parvenue à se créer. Une inefficacité qui sest accompagnée dautres défaillances rédhibitoires. Après la réduction du score de Kramaric (65e) sur une frappe des 25 mètres, les coéquipiers de Nabil Fekir ont reculé et se sont exposés aux grands gabarits adverses. “On a reculé, on les a laissés envoyer de longs ballons dans notre surface alors quil ny avait pas raison de saffoler”, reprenait Bruno Genesio. Face à la pression adverse, les Lyonnais ont manqué de maîtrise et ont continué à se projeter sans toutefois trouver la faille. Dans les arrêts de jeu, le but de Kaderabek est tombé comme une irrémédiable sentence, à la suite dune prise despace de Joelinton, dun coup franc provoqué par un tacle en retard de Morel et dun nouveau ballon mal géré devant Lopes. Deux points perdus, dans des circonstances pourtant très favorables, qui rappellent que cet OL a probablement autant de défauts que de qualités. Quatre jours après le néant proposé face à Bordeaux, lOL a bien changé de visage pour tenter de chasser le naturel. Trop vite revenu au galop. 

Dans un 3-5-1-1 ressorti du placard où il avait été rangé depuis le dernier automne lyonnais en Ligue des Champions, lOL affrontait Hoffenheim sans aucune certitude tactique, un peu dans le même esprit que le 4-4-1-1 de Manchester City. Et comme contre les Anglais, lOL a agréablement surpris pendant 45 minutes. Après 10 minutes de rodage, les Lyonnais ont mis en place leur jeu et les bons mouvements se sont succédé. Mendy, bien aidé par les déplacements judicieux de Memphis et Fekir, provoque le premier but dune frappe magistrale sur la barre, ramenée au fond des filets par le capitaine lyonnais après un gros cafouillage. Le deuxième but vient également de lancien Havrais, qui centre en retrait pour Ndombele. 2-0, lOL rentre à la pause serein, avec le sentiment du devoir accompli. Rarement cette saison, on aura vu un OL aussi flamboyant à défaut dêtre solide, réaliste et virevoltant à défaut dêtre discipliné. Dans ces périodes de vache maigre, difficile de faire la fine bouche.

Sil navait jamais utilisé le 3-5-2 cette saison, lidée de Bruno Genesio avait le mérite dêtre claire. Après un premier quart dheure timide, lOL a bien exploité la latéralité au milieu de terrain pour empêcher ladversaire de progresser sur les côtés. Privés de leurs points forts, les Allemands ont déjoué avec une utilisation du ballon moyenne et une trop grande exposition aux contres qui leur a valu deux buts encaissés en moins dune demi-heure. Les espaces bien pris par Ferland Mendy et Rafael, la justesse technique du milieu et la position moyenne du bloc-équipe ont contrecarré le jeu dHoffenheim sans que lOL ne se montre pour autant impérial. Plus à laise dans les phases de transitions, les Gones se sont tout de même montré fébriles dans leurs 30 derniers mètres et sen sont remis à Anthony Lopes pour conserver leur premier avantage grâce à deux parades décisives (24e, 35e) qui ont dabord permis de conserver le premier avantage puis de rentrer au vestiaire avec deux buts davance. 

Les supporters assidus ne le savent que trop bien : rien nest plus inquiétant quun OL qui rentre aux vestiaires alors qu’il joue bien, puisqu’on ne sait jamais dans quel état il en ressortira. Cette fois, lOL revient avec les mêmes intentions et tient bon la barre pendant cinq minutes. Avant que le match ne bascule. Sur la gauche du terrain, Adams crochète Fekir. Deuxième jaune, expulsion, Hoffenheim finit le match à 10. Là où nimporte quelle équipe en aurait profité pour porter le coup de grâce, lOL bégaye, tergiverse devant le but et ouvre grand les vannes. Kramaric en profite une première fois pour envoyer une frappe mollassonne (mais contrée) au fond des filets, avant que Kaderabek crucifie Lopes dans le temps additionnel, bien aidé par un marquage fantôme de Traoré. LOL, qui tenait sa qualification bien en main, concède un nul inquiétant et déprimant face à une équipe dHoffenheim qui nen attendait pas tant. Julian Nagelsmann, l’entraîneur adverse, se demandait lui-même comment son équipe avait pu revenir daussi loin. Sil regardait lOL tous les week-ends, il naurait pas vraiment été surpris.

Aulas : Je ne vais pas faire comme le PSG, je ne vais pas pleurer sur toutes les antennes

Au fond, ce match nul nest pas un drame. En difficulté en championnat (et encore…), lOL ne lest pas encore vraiment en Ligue des Champions. Avec ce match nul, les Gones comptent toujours trois points davance sur Hoffenheim. Concrètement, les Gones conservent leur destin en main, et il ne devrait logiquement suffire que dune victoire face à Donetsk pour entrevoir les huitièmes de finale. Pas de drame, donc, mais un grand sentiment de gâchis et une mise en danger inutile : Manchester City, vainqueur des Ukrainiens 6-0, semble plus que jamais lancé et sera un adversaire redoutable, tandis que le déplacement en Ukraine naura rien dune partie de plaisir. LOL aime se compliquer la tâche, reste à voir si les erreurs de coaching et de jeunesse lors de deux matches contre le TSG ne coûteront pas cher au bout du compte.

Traoré est une cata ! City etant deja qualifié, on peut espérer qu’ils viennent à Lyon sans trop d’envie ….

Memphis Depay les cumule. Depuis sa bouderie publique à Angers (1-2), lattaquant batave de lOL nest plus que lombre de lui-même et vient denchaîner deux matches sans grand relief face aux Girondins de Bordeaux samedi en L1 (1-1), puis Hoffenheim hier soir en Ligue des champions (2-2).

Ils ne viendront pas sans envie, puisqu’ils voudront se venger du match aller… Par contre on pourrait craindre qu’ils accueillent Hoffenheim sans envie au dernier match, et là ça pourrait être grave pour nous si on ne gagne pas en Ukraine et que Hoffenheim a pris des points contre le Chaktar ! Bref rien n’est joué mais heureusement qu’on a pris ces 3 points au premier match !

Quelques jours après la prestation insipide de l’OL contre Bordeaux, Bruno Genesio et son groupe recevaient Hoffenheim pour le premier match retour de la phase de poule de Ligue des Champions.

Il est pessimiste pour la suite : “Alors évidemment, rien n’est perdu pour la qualification. Mais les données du problème ne sont plus les mêmes pour des Lyonnais qui vont accueillir une équipe de City probablement revancharde après le match aller pendant qu’Hoffenheim recevra le Shakhtar. Et surtout, ce nul au goût de défaite a encore montré les incroyables lacunes mentales – et peut-être physiques – de cette formation rhodanienne, qui s’est donc spécialisée dans la perte de points à la dernière minute. Quand tout va bien, cette équipe est capable de développer des mouvements intéressants et de marquer grâce à l’une des individualités. Mais dès qu’un grain de sable vient enrayer la machine, on a l’impression que l’équipe tout entière se liquéfie, ne sait plus défendre et rate tout ce qu’elle veut en attaque. Des manques qui, en Ligue des Champions, se paient immédiatement…” 

Aulas tacle encore le PSG / News PSG

L’entraîneur lyonnais proposait un 3-5-2 inédit cette saison, qui allait se montrer précieux en première période.

“Comment est-il possible de ne pas savoir tenir un score à ce point ? Alors que tout, absolument tout était réuni pour que l’OL fasse un énorme pas vers la qualification pour les huitièmes de finale, les hommes de Genesio ont lamentablement craqué dans la dernière demi-heure de jeu. Incompréhensible”, a jugé le journaliste de Canal+ sur son blog.

L’OL ouvrait le score grâce à Nabil Fekir à la 19e minute. Le capitaine était à la conclusion d’un gros cafouillage dans la surface allemande, consécutif à une frappe de Ferland Mendy sur le poteau (1-0).

Tout se déroule bien pour les Lyonnais… un peu trop bien même. Hoffenheim est réduit à 10 en seconde période, suite à lexpulsion de Kasim : le tournant du match. Étrangement, lOL recule et encaisse un but de Kramaric. Par la suite, les Lyonnais ont énormément doccasions pour reprendre deux buts davance mais croquent la feuille de match, à limage dun Memphis volontaire mais maladroit, sifflé lors de son remplacement. 

L’équipe lyonnaise devait ensuite se montrer concentrée pour résister aux banderilles d’Hoffenheim. Un visage déterminé que les supporters lyonnais n’avaient pas vu depuis longtemps.

Le deuxième but de l’OL intervenait à la 27e, à nouveau grâce à Ferland Mendy. Le latéral gauche réalisait un centre en retrait remarquable, Tanguy Ndombele n’avait plus qu’à ajuster le gardien (2-0).

Memphis fait sûrement ce soir lun de ces matchs les plus collectifs aussi bien offensivement que défensivement depuis quil est à lOL. Mais on va pas demander à des mecs qui cajolent Genesio depuis 3 ans de comprendre un tant soit peu le football.

Lyon – Hoffenheim. Lucas Tousart : Ce nest pas possible à ce niveau-là

En seconde période, les Lyonnais continuaient de martyriser leur adversaire. Kasim Nuhu était expulsé dès la 50e minute après une faute sur Nabil Fekir.

Complètement contre le cours du jeu, Hoffenheim réduisait le score à la 64e. Jamais attaqué par les défenseurs, Andrej Kramaric déclenchait une frappe placée à ras de terre à l’entrée de la surface (2-1).

L’OL prenait exemple et réalisait de son côté plusieurs tirs lointains, qui échouaient tous dans les gants de Baumann. Un manque de réussite que les coéquipiers de Marcelo regrettaient très lourdement lors de l'égalisation allemande dans les arrêts de jeu.

L'OL aurait pu être presque qualifié ce soir en cas de victoire. Le public exaspéré et l'équipe vivaient alors une vraie fracture, qu'il faudra reboucher dès samedi contre Guingamp.