Lyon : ici, cest lOL !

Lyon : ici, c\est l\OL !

Ligue des Champions : lOL a encore tout gâché contre Hoffenheim (2-2)

LES NOTES. Face à Hoffenheim, l’OL a longtemps vu la qualification (en Ligue Europa de façon certaine, en Ligue des Champions de façon quasi certaine) lui tendre les bras. Pendant 45 minutes, les Gones ont écrasé les Allemands avant de retomber dans leurs travers pour finalement encaisser deux buts à 11 contre 10. Surprise ? Pas vraiment.

Buts : Fekir (19e) et Ndombele (28e) pour l’OL ; Kramaric (65e) et Kaderabek (90e+2) pour Hoffenheim

Avertissements : Denayer (6e) et Morel (90e) à l’OL ; Adams (18e) Grillitsch (43e) Bicakcic (48e) Vogt (72e) Joelinton (72e) à Hoffenheim.

« Jen ai marre dentendre à chaque fois que jai changé le match. Je ne me sens pas toujours comme un joueur respecté. Je fais le job à chaque fois, je suis fort mentalement. Je dois accepter les décisions du coach. Je suis un peu déçu, je pense mériter plus de respect. Je mérite mieux que ça, et je devrais jouer à chaque match », avait lâché Memphis Depay le 27 octobre dernier. Ce jour-là, le Néerlandais avait été mis sur le banc pour affronter Angers, avant d’entrer et de changer totalement la rencontre (1 but et 1 passe décisive). Mais ses déclarations n’étaient pas du tout passées auprès de Bruno Genesio. Quelques jours plus tard, l’entraîneur des Gones a recadré son joueur devant tout le vestiaire. Un vestiaire qui n’avait pas non plus apprécié que l’ancien de MU critique les joueurs pour ne pas avoir su tenir le score lors du match aller à Hoffenheim (3-3).

OL : Lopes – Denayer, Marcelo, Morel – Rafael, Ndombele (Diop, 88e), Tousart, Aouar, Mendy – Fekir (cap.) (Dembélé, 74e) – Memphis (Traoré, 87e). Entr. : Bruno Genesio.

Forcément, après une telle attitude et surtout de telles paroles, Memphis était attendu au tournant. Face à Bordeaux samedi, Bruno Genesio avait choisi de titulariser le footballeur âgé de 24 ans. Mais le natif de Moordrecht est passé à côté de son match, comme un peu toute son équipe d’ailleurs. Jean-Michel Aulas, qui l’a toujours soutenu publiquement contre vents et marées, a de nouveau adopté cette posture après le nul contre les Girondins (1-1). « Memphis n’a pas été aussi bon qu’il peut l’être. Ce n’est que mon jugement. Je pense qu’il a été en dessous de ce qu’il peut faire. Il a ressenti les mouvements du public. Mais encore une fois, il faut soutenir les joueurs en difficultés. C’est comme un élève qui ne rend pas une bonne copie. Si on l’enfonce, la suivante n’est pas bonne ». La copie suivante n’a pas été meilleure…

Hoffenheim : Baumann – Adams, Vogt (cap.), Bicakcic – Kaderabek, Grillitsch (Nelson, 57e), Demirbay (Nordveit, 79e), Schulz – Belfodil (Szalai, 67e), Joelinton, Kramaric. Entr. : Julian Nagelsmann.

En menant 2-0 à domicile face à Hoffenheim et en supériorité numérique, lOlympique Lyonnais espérait bien prendre les trois points et larguer le club allemand au classement de sa poule. Mais lOL a balbutié son football, manquant un nombre incroyable de situations dangereuses, avant de craquer défensivement pour se faire rejoindre à 2-2. Forcément, à lheure de faire le bilan, difficile de sortir du positif de cette rencontre. Difficile mais pas impossible pour Jean-Michel Aulas, qui na pas vraiment aimé sa revue de presse de ce jeudi matin. Le président lyonnais sen est donc pris aux médias sur les réseaux sociaux, accusant les observateurs de ne voir que le négatif alors que son club est toujours dans une situation favorable.

Ligue des champions: Lyon a encore tout gâché

Lopes 8 – Denayer 4, Marcelo 4, Morel 3 – Rafael 6, Ndombele 8, Tousart 6, Aouar 7, Mendy 9 – Fekir 6 – Memphis 4

 Cest vrai que nous sommes déçus mais le choix tactique de Bruno Genesio a été gagnant. La fragilité de léquipe vient dun mental défaillant. Il y a trop dattaques injustes. En Ligue 1, lOL est à quatre points du deuxième et en bonne position pour se qualifier en Ligue des Champions. Aidez-nous sil vous plait. LOL ne mérite pas cet acharnement. Les joueurs ont besoin de confiance, aidez-nous plutôt que de salir , a balancé le président rhodanien, pour qui les articles de presse trop négatifs ne mettent pas en confiance son équipe, et provoquent donc des contre-performances comme celle face à Hoffenheim. CQFD.

Quil sagisse de la victoire arrachée sur un exploit individuel ou de la défaite logique que tout le monde a vu venir, les Gones ont du mal à surprendre leurs suiveurs depuis maintenant presque trois ans. Mercredi soir, le match contre Hoffenheim na pas fait exception. On n’ira pas jusqu’à dire qu’on aurait mis notre PEL sur un nul lorsqu’il y avait 2-0 et que l’OL s’est retrouvé en supériorité numérique, mais disons que l’idée d’un écroulement ne semblait pas totalement à exclure. Le nul n’annihile pas les chances de qualification des Gones, mais pose de nouveau ce constat alarmant : l’OL de Bruno Genesio est plus que jamais le roi du football aléatoire et ne possède aucune certitude.

Les Lyonnais, en profitant des espaces laissés par leurs adversaires, auraient dû inscrire un troisième but par Memphis, Dembélé, Fekir, Rafael, Mendy ou Bertrand Traoré et se mettre à labri alors que léquipe allemande a disputé quasiment toute la seconde période à dix après lexclusion dAdams Nuhu (51e).

Dans un 3-5-1-1 ressorti du placard où il avait été rangé depuis le dernier automne lyonnais en Ligue des Champions, lOL affrontait Hoffenheim sans aucune certitude tactique, un peu dans le même esprit que le 4-4-1-1 de Manchester City. Et comme contre les Anglais, lOL a agréablement surpris pendant 45 minutes. Après 10 minutes de rodage, les Lyonnais ont mis en place leur jeu et les bons mouvements se sont succédé. Mendy, bien aidé par les déplacements judicieux de Memphis et Fekir, provoque le premier but dune frappe magistrale sur la barre, ramenée au fond des filets par le capitaine lyonnais après un gros cafouillage. Le deuxième but vient également de lancien Havrais, qui centre en retrait pour Ndombele. 2-0, lOL rentre à la pause serein, avec le sentiment du devoir accompli. Rarement cette saison, on aura vu un OL aussi flamboyant à défaut dêtre solide, réaliste et virevoltant à défaut dêtre discipliné. Dans ces périodes de vache maigre, difficile de faire la fine bouche.

Fekir, qui avait fait son retour contre Bordeaux après une blessure à une cheville, a ouvert la marque après un tir sur la barre de Ferland Mendy, suivi dune première reprise de Fekir puis de Ndombélé avant que le capitaine ne glisse lui-même le ballon dans la cage.

Aulas : Je ne vais pas faire comme le PSG, je ne vais pas pleurer sur toutes les antennes

Les supporters assidus ne le savent que trop bien : rien nest plus inquiétant quun OL qui rentre aux vestiaires alors qu’il joue bien, puisqu’on ne sait jamais dans quel état il en ressortira. Cette fois, lOL revient avec les mêmes intentions et tient bon la barre pendant cinq minutes. Avant que le match ne bascule. Sur la gauche du terrain, Adams crochète Fekir. Deuxième jaune, expulsion, Hoffenheim finit le match à 10. Là où nimporte quelle équipe en aurait profité pour porter le coup de grâce, lOL bégaye, tergiverse devant le but et ouvre grand les vannes. Kramaric en profite une première fois pour envoyer une frappe mollassonne (mais contrée) au fond des filets, avant que Kaderabek crucifie Lopes dans le temps additionnel, bien aidé par un marquage fantôme de Traoré. LOL, qui tenait sa qualification bien en main, concède un nul inquiétant et déprimant face à une équipe dHoffenheim qui nen attendait pas tant. Julian Nagelsmann, l’entraîneur adverse, se demandait lui-même comment son équipe avait pu revenir daussi loin. Sil regardait lOL tous les week-ends, il naurait pas vraiment été surpris.

Le capitaine lyonnais est impliqué sur quatre buts cette saison en Ligue des Champions (2 buts, 2 passes décisives) et il aurait pu encore marquer sur un tir détourné par Oliver Baumann (73e) juste avant de laisser sa place à Moussa Dembélé (74e).

Au fond, ce match nul nest pas un drame. En difficulté en championnat (et encore…), lOL ne lest pas encore vraiment en Ligue des Champions. Avec ce match nul, les Gones comptent toujours trois points davance sur Hoffenheim. Concrètement, les Gones conservent leur destin en main, et il ne devrait logiquement suffire que dune victoire face à Donetsk pour entrevoir les huitièmes de finale. Pas de drame, donc, mais un grand sentiment de gâchis et une mise en danger inutile : Manchester City, vainqueur des Ukrainiens 6-0, semble plus que jamais lancé et sera un adversaire redoutable, tandis que le déplacement en Ukraine naura rien dune partie de plaisir. LOL aime se compliquer la tâche, reste à voir si les erreurs de coaching et de jeunesse lors de deux matches contre le TSG ne coûteront pas cher au bout du compte.

Le match de Depay, il est scandaleux. Il a des occasions pour finir. Il est nonchalant, il est suffisant, il joue pour lui. Le match de Depay, je l’ai trouvé inadmissible , a ainsi affirmé Dugarry sur la radio sportive. Le prochain match de lOL samedi à Guingamp (17h) pour le compte de la 13e journée de L1 promet dêtre chaud.

OL – Hoffenheim (2-2) : plan de jeu, qualification, la France en Europe… Le diagnostic de Genesio

Traoré est une cata ! City etant deja qualifié, on peut espérer qu’ils viennent à Lyon sans trop d’envie ….

Memphis Depay les cumule. Depuis sa bouderie publique à Angers (1-2), lattaquant batave de lOL nest plus que lombre de lui-même et vient denchaîner deux matches sans grand relief face aux Girondins de Bordeaux samedi en L1 (1-1), puis Hoffenheim hier soir en Ligue des champions (2-2).

Ils ne viendront pas sans envie, puisqu’ils voudront se venger du match aller… Par contre on pourrait craindre qu’ils accueillent Hoffenheim sans envie au dernier match, et là ça pourrait être grave pour nous si on ne gagne pas en Ukraine et que Hoffenheim a pris des points contre le Chaktar ! Bref rien n’est joué mais heureusement qu’on a pris ces 3 points au premier match !

Ce passage à vide na échappé à aucun des observateurs réguliers du championnat de France, parmi lesquels Christophe Dugarry. Sur les ondes de RMC, le champion du monde 98 lui est tombé dessus à bras raccourcis.

Quelques jours après la prestation insipide de l’OL contre Bordeaux, Bruno Genesio et son groupe recevaient Hoffenheim pour le premier match retour de la phase de poule de Ligue des Champions.

Si Hoffenheim lemporte en même temps que Lyon sincline à domicile dans trois semaines, les deux équipes seraient à égalité au coup denvoi de la dernière journée. Il faudrait alors faire aussi bien voire mieux que les Allemands pour sextirper du groupe. Les deux équipes possédant le même nombre de points et sétant annihilé à laller comme au retour, ce serait alors la règle du plus grand nombre de buts inscrits à lextérieur qui primerait, qualifiant lOL pour les trois buts inscrits en Allemagne. LOL pourrait également sen sortir sans ce point de règlement, si en cas de victoire ou de nul de sa part à Donetsk, Hoffenheim sinclinait à City.

Quelle classe ! Ménès en profite pour allumer lOlympique Lyonnais

L’entraîneur lyonnais proposait un 3-5-2 inédit cette saison, qui allait se montrer précieux en première période.

Au vu de la dynamique actuelle de Lyon et celle de City, le nul, même à la maison, serait un très bon résultat pour les joueurs de Bruno Genesio. Il pourrait les qualifier. Mais à la seule condition quaucune équipe ne lemporte dans lautre match, sachant que le Chakhtior aurait bien besoin dun résultat positif (voire dun succès, son premier dans cette phase de poules), pour rester en course pour la 3e place qualificative en Ligue Europa. Un succès dans ce match et lOL ne serait pas mathématiquement assuré de voir le printemps en C1. En cas de nul, lOL pourrait encore jouer la première place… à condition que City seffondre ensuite à Hoffenheim.

L’OL ouvrait le score grâce à Nabil Fekir à la 19e minute. Le capitaine était à la conclusion d’un gros cafouillage dans la surface allemande, consécutif à une frappe de Ferland Mendy sur le poteau (1-0).

L’équipe lyonnaise devait ensuite se montrer concentrée pour résister aux banderilles d’Hoffenheim. Un visage déterminé que les supporters lyonnais n’avaient pas vu depuis longtemps.

OL – Hoffenheim (2-2) : gâchis, problèmes nombreux… Pierre Ménès assassine les Gones

Le deuxième but de l’OL intervenait à la 27e, à nouveau grâce à Ferland Mendy. Le latéral gauche réalisait un centre en retrait remarquable, Tanguy Ndombele n’avait plus qu’à ajuster le gardien (2-0).

Sil navait jamais utilisé le 3-5-2 cette saison, lidée de Bruno Genesio avait le mérite dêtre claire. Après un premier quart dheure timide, lOL a bien exploité la latéralité au milieu de terrain pour empêcher ladversaire de progresser sur les côtés. Privés de leurs points forts, les Allemands ont déjoué avec une utilisation du ballon moyenne et une trop grande exposition aux contres qui leur a valu deux buts encaissés en moins dune demi-heure. Les espaces bien pris par Ferland Mendy et Rafael, la justesse technique du milieu et la position moyenne du bloc-équipe ont contrecarré le jeu dHoffenheim sans que lOL ne se montre pour autant impérial. Plus à laise dans les phases de transitions, les Gones se sont tout de même montré fébriles dans leurs 30 derniers mètres et sen sont remis à Anthony Lopes pour conserver leur premier avantage grâce à deux parades décisives (24e, 35e) qui ont dabord permis de conserver le premier avantage puis de rentrer au vestiaire avec deux buts davance. 

En seconde période, les Lyonnais continuaient de martyriser leur adversaire. Kasim Nuhu était expulsé dès la 50e minute après une faute sur Nabil Fekir.

“En préparation du plan”. La légende qui accompagnait la photo de Bruno Génésio et Memphis Depay, publiée mardi sur les réseaux sociaux de linternational néerlandais, laissait entendre que le coach lyonnais préparait quelque chose de spécial pour la réception dHoffenheim. Pour la première fois de la saison, lOL sest ainsi présenté dans un système en 3-5-2 qui suscitait beaucoup dinterrogations. Par séquences, les hommes de Bruno Genesio ont montré que leur dispositif avait des vertus avant que tout ne bascule du mauvais côté. En supériorité numérique pendant presque une mi-temps, les Lyonnais ont reculé, sans maîtrise, pour finalement abandonner trois points qui leur auraient presque assuré une suite heureuse dans la compétition. Mais les manques de cette équipe, sans maîtrise et trop absente dans le combat, ont resurgit, faisant oublier que le coup tactique tenté en préambule pouvait être une bonne idée. 

Complètement contre le cours du jeu, Hoffenheim réduisait le score à la 64e. Jamais attaqué par les défenseurs, Andrej Kramaric déclenchait une frappe placée à ras de terre à l’entrée de la surface (2-1).

CL : Belfodil titulaire une nouvelle fois face à Lyon

L’OL prenait exemple et réalisait de son côté plusieurs tirs lointains, qui échouaient tous dans les gants de Baumann. Un manque de réussite que les coéquipiers de Marcelo regrettaient très lourdement lors de l'égalisation allemande dans les arrêts de jeu.

L'OL aurait pu être presque qualifié ce soir en cas de victoire. Le public exaspéré et l'équipe vivaient alors une vraie fracture, qu'il faudra reboucher dès samedi contre Guingamp.