Gilets jaunes dans le Rhône: barrage filtrant sur lA450, les quais du …

Gilets jaunes dans le Rhône: barrage filtrant sur l\A450, les quais du ...

17 novembre : que risquent les gilets jaunes en cas de blocage à Lyon ?

L’un des points de rassemblement phares du mouvement des gilets jaunes devait être ce samedi matin la place Bellecour.

C’était en tout cas le plus visible pour le reste de la population. Celui qui, s’il était plébiscité par les opposants à la hausse du prix du carburant, aurait pu finir de convaincre ceux qui hésitaient à revêtir le fameux gilet.

Dans un communiqué, la préfecture rappelle que "si le droit de manifester est un droit fondamental, il doit se concilier avec la liberté d'aller et venir et la préservation de l'ordre public". Il est également expliqué que "les organisateurs et les participants des diverses manifestations peuvent voir leurs responsabilités civile et pénale engagées en cas d'accident ou de troubles graves à l'ordre public".

Pourtant, seule une cinquantaine de personnes se sont retrouvées place Bellecour. A tel point qu’un groupe a souhaité plutôt rejoindre les gilets jaunes d’Auchan Saint-Priest.

En revanche, les événements relayés sur Facebook appelant au blocage de la place Bellecour ou encore de l'aéroport St Exupéry n'ont pas été déclarés à la Préfecture du Rhône. Or cela doit être fait au plus tard trois jours avant la manifestation.

Rhône | Les Gilets jaunes passent à laction dans le Rhône

Les rangs ont toutefois été grossis par l'arrivée de nouveaux manifestants, 200 personnes ont été recensées à Bellecour à 10h, sans grand chose à bloquer. Le spectacle est étonnant, les gilets jaunes sont un peu perdus sur la grande place. La plupart attendent des consignes pour aller prêter main forte à d'autres mouvements, comme ces quelques hommes qui comptent bloquer le pont de la Mulatière en fin de matinée.

Là-bas, environ 70 personnes bloquaient l’entrée de la station service de l’hypermarché. Comme tout mouvement 100% citoyen, la méfiance envers les journalistes est forte. La carte de presse était par exemple exigée, y compris pour les photographes.

Aucun chiffre n'aurait encore été établi concernant le nombre de policiers et gendarmes mobilisés samedi. Les effectifs pourraient même être affinés le jour J, nous a-t-on laissé entendre.

Plusieurs slogans anti-Macron fleurissent dans le Rhône, à chaque passage de gilets jaunes.

A 48h de la mobilisation des gilets jaunes, le flou est toujours entretenu concernant les rassemblements dans le Rhône.

Il fallait s’exiler plus loin dans le département pour trouver des mouvements d’envergure. A Villefranche-sur-Saône par exemple où 300 personnes s’étaient rassemblées au péage dès 7h du matin pour le rendre "gratuit". La circulation sur l'A6 est donc rendue difficile.

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Des opérations escargot ont également eu lieu, dont l’une au départ de Meyzieu avec plusieurs dizaines de véhicules et de vraies perturbations sur les routes de l’agglomération vers Rillieux-la-Pape et Beynost dans l'Ain.

"Merci de faciliter les passages", leur demande les forces de l'ordre et les secours qui poursuivent leurs interventions. Une personne est notamment décédée en Isère après avoir été percutée par une automobiliste paniquée. Une nouvelle qui a secoué bon nombres de manifestants à Lyon.

Difficile de savoir avec exactitude le nombre de gilets jaunes mobilisés dans le Rhône. Mais en additionnant les participants aux manifestations connues, on n'arrive pas à la mobilisation moyenne des traditionnelles manifestations portées par les syndicats.

Cest un casse-tête pour les forces de lordre, mais aussi un mystère quant à lampleur du mouvement face à labsence de coordination avec des actions parfois individuelles lancées sur les réseaux sociaux. Les “gilets jaunes” se préparent à manifester ce samedi 17 novembre et menacent de bloquer les villes comme Lyon. En théorie, toute manifestation doit faire lobjet dune déclaration en préfecture au moins trois jours avant. Or, selon nos informations, une seule demande a été faite dans le Rhône pour un rassemblement à Givors. Du côté de la loi, en France, lorganisation dune manifestation sans déclaration peut être punie jusquà 6 mois demprisonnement et 7 500 euros damende (article L. 211-1).

En cas de blocage ou dopération escargot, cest larticle L. 412-1 du Code de la route qui prime : “Le fait, en vue dentraver ou de gêner la circulation, de placer ou de tenter de placer, sur une voie ouverte à la circulation publique, un objet faisant obstacle au passage des véhicules ou demployer, ou de tenter demployer un moyen quelconque pour y mettre obstacle, est puni de deux ans demprisonnement et de 4 500 euros damende”. Par ailleurs, tout blocage de la circulation peut également être punis par une suspension de permis pour une durée de trois au au plus.

Dans un communiqué, la préfecture du Rhône indique : “Si déventuelles situations de blocage entraînant de graves perturbations venaient à se produire, les forces de lordre pourront intervenir pour rétablir lordre et la sécurité publics”, mais aussi “il est rappelé que les organisateurs et les participants des diverses manifestations pourraient voir leurs responsabilités civile et pénale engagées en cas daccident, de troubles graves à lordre public ou de toute action qui mettrait en péril la sécurité des personnes et des biens, y compris celle des manifestants eux-mêmes”.