Grève des éboueurs de Pizzorno : la Métropole de Lyon réclame une médiation avant les sanctions – Lyon Mag

Grève des éboueurs de Pizzorno : la Métropole de Lyon réclame une médiation avant les sanctions - Lyon Mag

Pizzorno : une grève qui continuera jusquà une vraie négociation – VIDEO

Après 14 jours de grève, les collecteurs de poubelles privés de Pizzorno ont manifesté dans la matinée de ce lundi à la Métropole de Lyon.

Mise à jour à 18h40 : La Métropole de Lyon a mis un nouveau coup de pression sur Pizzorno dans un communiqué : "Au regard de la situation sanitaire, la Métropole a insisté pour que l’entreprise Pizzorno assume ses responsabilités et trouve une solution dans les prochains jours. Dans l’attente, la Métropole a décidé de pallier aux difficultés de Pizzorno en mobilisant dès demain (mardi ndlr) d’autres entreprises qui collecteront les déchets sur les sites sensibles présentant des risques sanitaires et de sécurité. Si aucune avancée n’est trouvée d’ici jeudi pour sortir de la grève, la Métropole appliquera les pénalités financières telles que prévues dans le contrat liant la Métropole et Pizzorno, dont la principale pouvant aller jusqu’à 20 euros par poubelle non ramassée".

Un constat partagé par Frédéric Leschiera, responsable syndical “Solidaires Rhône”, qui rappelle de son côté lobjectif de la manifestation du jour : “Depuis 14 jours la direction de Pizzorno ne veut pas se mettre à la table des négociations, donc on est là pour pousser toutes les institutions à les y inciter”. La Métropole nétait en effet quune étape ce lundi. Vers 11h30, le cortège sest mis en route pour aller à la rencontre du maire de Lyon, Gérard Collomb, censé recevoir une délégation. “Cest Gérard Collomb qui à lépoque a cédé le marché à Pizzorno, une entreprise qui ne se comporte pas très bien avec ses salariés”, poursuit Frédéric Leschiera. Lannonce, ce week-end, de la candidature de lancien ministre de lIntérieur pour la présidence de la Métropole nest pas étrangère à cette escale dans le parcours des manifestants. “On veut en profiter pour confronter Collomb et Kimelfeld sur notre cas”, précise Judicaël Dissake.

Article initial : Ils étaient une soixantaine à marcher au nom de leurs droits du travail. Leurs revendications restent principalement une amélioration des conditions de travail et une hausse du salaire de 300 euros net. "On demande une augmentation de salaire et la direction fait la sourde oreille, ils ne veulent pas négocier avec nous", confie un manifestant. " Ça ne va pas durer parce qu'ils perdent de l'argent et nous aussi", "on ne peut pas continuer encore un ou deux mois parce que nous aussi on a une famille et des enfants à nourrir" poursuit-il.

Une cinquantaine de tuniques jaunes “Pizzorno”, des chants contestataires crachés par une sono et un fumigène craqué. La manifestation des éboueurs grévistes lyonnais est finalement restée plutôt bon enfant ce matin devant les locaux de la Métropole, alors que dans le même temps son président David Kimelfeld recevait la direction de lentreprise. Lincendie dordures et de pneus devant le dépôt de Vénissieux tôt ce matin laissait pourtant présager une potentielle montée des tensions à laube dune 3e semaine de grève. Plusieurs fourgons de police avaient en conséquence été déployés aux abords de la rue du Lac. “Il ny a aucun salarié qui est impliqué dans cet incendie”, affirme Judicaël Dissake, salarié de chez Pizzorno et délégué syndical “Solidaires”, qui estime que cet acte est le fait de personnes extérieures au mouvement.

Lyon : les éboueurs veulent confronter Collomb et Kimelfeld

Depuis deux semaines, les éboueurs de Pizzorno n'arrivent pas à établir des négociations avec l'entreprise. "Case départ, rien ne s'est passé auprès de la direction, ils ne nous proposent pas de rendez-vous pour les négociations et dès que nous en prenons, les personnes en face de nous n'ont pas le pouvoir de négocier", confie Dissake Judican, délégué syndical des éboueurs, "c'est même plus de la négociation, c'est une discussion qu'on a avec les directeurs", ajoute-t-il.

Les grévistes veulent aussi dénoncer la politique de Pizzorno depuis leur grève. "Ils nous boycottent complètement. (…) Ils arrivent à envoyer des intérimaires sur les tournées pour remplacer les grévistes". Une pratique jugée illégale.

Les éboueurs salariés de Pizzorno sont en grève depuis le 2 avril. Ils demandent une revalorisation salariale de 300 euros, ainsi que des améliorations de leurs conditions de travail. Actuellement, les collectes tournent à 50 % des capacités dans les 3e, 6e et 8e arrondissement de Lyon, mais aussi à Villeurbanne, Bron et Vaulx-en-Velin et les ordures sentassent dans les rues.

Les salariés de Pizzorno devant la Métropole lyonnaise

Les collecteurs de poubelles privés de Pizzorno confirment cependant qu'ils continueront leur grève jusqu’à ce qu'ils obtiennent "une vraie négociation". Les poubelles risquent donc de s'accumuler à Lyon, Villeurbanne, Bron et Vaulx-en-Velin.         

Tandis que le mouvement de grève des collecteurs de poubelles privés se poursuit dans la région lyonnaise depuis deux semaines, les salariés de Pizzorno manifestent lundi 15 averil devant lHôtel de la Métropole. Ils ont demandé à être reçus par son président, David Kimelfeld. 

Après 14 jours de grève, la Métropole de Lyon attend des mesures rapides de lentreprise Pizzorno en charge de la collecte ordures à Lyon (3e, 6e, 8e) et à Villeurbanne, Bron et Vaulx-en-Velin où les déchets saccumulent. Faute de reprise du travail, une taxe de 20 euros par poubelle est envisagée.