RHÔNE – En direct. Gilets jaunes à Lyon: un millier de personnes ont manifesté, 11 interpellations – Le Progrès

RHÔNE - En direct. Gilets jaunes à Lyon: un millier de personnes ont manifesté, 11 interpellations - Le Progrès

Nantes : face à une menace violente , une grande partie du centre-ville interdite à la manif samedi

A l’occasion de la rentrée, une grande manifestation « contre le pouvoir en place » avait été annoncée dans les rues nantaises. Ce samedi, quelque 1.800 personnes défilaient dans le centre de Nantes, selon la police, à l’occasion de «l’acte 44» du mouvement des «gilets jaunes».

Une manifestation marquée par des heurts avec les forces de l’ordre, des interpellations, des blessés et de nombreuses dégradations.

Les manifestants, dont très peu arboraient le gilet fluorescent, sont partis de l’ouest cossu de la ville pour rejoindre le centre, où la situation a dégénéré en milieu d’après-midi, donnant lieu à des jets de projectiles, auxquels la police a répondu par des grenades lacrymogènes.

Le dispositif policier était particulièrement imposant, avec plusieurs véhicules blindés positionnés dans le centre.

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De nombreux commerces et abribus ont été dégradés, des poubelles et un transformateur incendiés. Au moins deux manifestants ont été blessés, a constaté l’AFP.

A 18h, trente personnes avaient été placées en garde à vue, selon la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), qui a fait état de quatre blessés chez les forces de l’ordre.

Vingt-deux cocktails molotov et dix mortiers avaient été découverts avant le départ des manifestants, tandis qu’une centaine de parapluies et un extincteur ont été saisis, selon la police.

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Environ 700 personnes, selon la police, ont manifesté à Nancy, point de rassemblement des « gilets jaunes » du Grand Est. Les manifestants ont crié « Macron démission », avant que des tensions n’éclatent en fin de parcours, les forces de l’ordre faisant usage de lacrymogènes et de grenades de désencerclement, selon un photographe de l’AFP. La préfecture de Meurthe-et-Moselle a fait état de trois blessés légers.

A Paris, quelque 500 « gilets jaunes » ont défilé dans le calme entre la porte de Choisy et le boulevard de Grenelle, près de la Tour Eiffel, où ils se sont dispersés dans l’après-midi.

A Lyon, quelque 400 manifestants se sont rassemblés place Bellecour. De brefs heurts ont éclaté et onze personnes ont été interpellées, selon la préfecture.

A Toulouse, plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans le centre aux cris de « Toulouse, Toulouse, soulève-toi ». Des dizaines de manifestants ont brièvement occupé les quais de la gare de Toulouse Matabiau.

A Marseille, 200 personnes, dont une cinquantaine porteuse de la chasuble symbolique, ont défilé derrière une banderole appelant à la « suppression de l’IGPN, au service du blanchiment des polices ».

Le mouvement a également rassemblé 200 personnes à Montpellier et 300 à Bordeaux, selon la police. Une quarantaine de « gilets jaunes » ont accueilli le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, à la Foire de Pau, entonnant : « On est là, on est là, on est toujours là ».

Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants.

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Selon Benoît Desferet, le nouveau patron de la police de Loire-Atlantique, « il faut s’attendre à une menace violente ». Une grande manifestation « contre le pouvoir en place » est en effet annoncée samedi dans les rues nantaises.

Contrairement aux habitudes, le rendez-vous est fixé au cœur du centre-ville de Nantes, place Delorme, à 14 heures.

Il y a eu deux appels à manifester. L’un émane des « gilets jaunes ». Ces derniers prévoient une « manifestation nationale » pour l’acte 44 du mouvement. Les affiches accrochées en ville depuis quelques jours mettent en avant un homard rouge vif, référence explicite aux dîners polémiques organisés par l’ancien ministre et député nantais François de Rugy.

L’autre appel incite à descendre dans la rue « pour dire stop aux violences policières ». Un message relayé en particulier par le collectif citoyen « Justice pour Steve ».

« C’est un appel à rassemblement violent d’envergure nationale avec la participation d’individus extrêmement radicaux de type black Blocs en provenance du département et bien au-delà », prévient Benoît Desferet. Face à ce risque maximal, le préfet a donc décidé de prendre différents arrêtés « pour limiter aux manifestants assez largement l’accès au centre-ville ». 

Place Delorme (lieu de rassemblement prévu de la manif’), le cours Saint-Pierre – « où se déroule actuellement la fête foraine » –, le cours Saint-André et le quai Ceineray – « au regard des tentatives de pénétration dans la préfecture observées lors de la manifestation du 3 août » – seront fermés à toute manifestation. « Seule la voie cours de 50-Otages est préservée pour les manifestants. »

Le préfet a aussi pris différents arrêtés pour notamment interdire « l’acquisition et le transport de carburants dans des bidons, récipients et containers » ou encore « le transport d’objets susceptibles d’être transformés en armes ».

Le nouveau directeur de la Loire-Atlantique de la sécurité publique (DDSP) n’a pas souhaité faire de commentaires sur le dispositif policier qui sera mis en place samedi. Il s’est réfugié derrière « la confidentialité ».

Le 3 août, déjà à Nantes, 1.700 personnes avaient pris part à la manifestation « contre les violences policières » et après la mort de Steve Maia Caniço à Nantes. Une quarantaine de manifestants avait été interpellée.

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