Ligue 1 – 6e journée – Ligue 1 : Les compos de Lyon-PSG – France Football

Ligue 1 - 6e journée - Ligue 1 : Les compos de Lyon-PSG - France Football

OL : quelle est lâme de léquipe, prônée par Sylvinho ?

Alors que Thomas Tuchel est intervenu en conférence de presse pour évoquer le choc de ce dimanche entre l’Olympique Lyonnais et le Paris Saint-Germain (rencontre à suivre sur notre live commenté), le président des Gones, Jean-Michel Aulas, s’est également exprimé. Davantage en retrait cette saison, le patron de l’Olympique Lyonnais a accordé un entretien au Parisien. S’il s’attend à une rencontre de haut niveau, il a mis en avant l’importance de faire un résultat pour son équipe.

« Pour nous, c’est notre finale de Ligue des champions avant l’heure. Paris prend une très bonne trajectoire. L’arrivée de Leonardo, un ami, montre que le PSG est en train de s’orienter vers quelque chose d’hypercohérent avec le niveau d’investissement considérable consenti. C’est un match à grand danger pour nous. Il y a de l’enjeu, donc beaucoup d’angoisse. Mais c’est aussi une opportunité de montrer qu’il n’y a pas que des choses négatives en ce début de saison et de recoller aux équipes de tête. »

Pour pallier ces nombreux forfaits, Thomas Tuchel a décidé de convoquer le jeune attaquant Arnaud Kalimuendo (17 ans), dont cest la première apparition dans le groupe en match officiel. Neymar fait son retour après avoir purgé un match de suspension mercredi face au Real Madrid (3-0).

Une énigme. Arrivé à l’Olympique Lyonnais en janvier 2017 après un passage mitigé à Manchester United, Memphis Depay comptait se relancer et montrer à tous que son talent n’avait pas disparu du jour au lendemain. Doté de nombreuses qualités, ce footballeur a la personnalité atypique ne laisse pas indifférent. D’ailleurs, dès qu’il est interrogé sur ce sujet, Jean-Michel Aulas, son président, ne cesse de clamer l’amour qu’il porte à ce garçon décidément pas comme les autres. Bruno Genesio, lui, a eu une relation plus tumultueuse avec le footballeur âgé de 25 ans. En novembre 2018, l’ancien coach de l’OL l’avait réprimandé après sa sortie médiatique à Angers. Memphis, qui était entré en jeu, avait confié à l’époque : « Jen ai marre dentendre à chaque fois que jai changé le match. Je ne me sens pas toujours comme un joueur respecté. Je fais le job à chaque fois, je suis fort mentalement. Je dois accepter les décisions du coach. Je suis un peu déçu, je pense mériter plus de respect. Je mérite mieux que ça, et je devrais jouer à chaque match ».

Depuis, Bruno Genesio est parti. D’ailleurs, le Hollandais, dont les sorties médiatiques sont toujours savoureuses, n’a pas hésité à dire que le changement était nécessaire cette année. Ce qui n’a pas plu à Genesio. Comme lui, Sylvinho doit gérer ce joueur au fort caractère et au talent indéniable. Il doit surtout trouver la bonne façon de l’utiliser. Ce qu’est parvenu à faire Ronald Koeman, le sélectionneur des Pays-Bas. Avec les Oranje, Memphis affiche un visage totalement différent. Assez libre dans le jeu et positionné en attaquant, il est le joueur phare d’une sélection où il y a énormément de mouvement autour de lui. Passeur comme buteur, il affiche des statistiques affolantes et il est transfiguré. Surtout, il agit en leader en apportant sa percussion et sa vision de jeu. Interrogé à son sujet en mars dernier, alors que le joueur traversait une nouvelle période de disette à Lyon, Koeman a lâché : « Il joue en ailier mais avec beaucoup de liberté. C’est peut-être un peu bizarre pour lui. En sélection, il est vraiment en position d’attaquant axial et il est peut-être plus heureux ainsi ».

Paris retrouve un Lyon qui lavait croqué lan dernier. Le PSG sétait incliné pour la première fois de la saison en championnat (23e journée) lors de son déplacement dans la capitale gauloise. Depuis, près de huit mois se sont écoulés et le Paris Saint-Germain se rend à Lyon, ce dimanche, galvanisé par son succès en Ligue des champions face au Real Madrid. 

Prophète en son pays, le joueur doit encore faire ses preuves à Lyon, où il aimerait occuper ce poste. Mais la place est déjà prise par Moussa Dembélé, indispensable. Pourtant, Sylvinho semble avoir entendu les plaintes du joueur qui souhaitait être plus respecté. Il veut bâtir son équipe autour de lui. C’est ce qui ressortait des matches de pré-saison où on avait vu le Néerlandais jouer sur l’aile gauche, en pointe ou encore meneur de jeu. Finalement, l’ancien du PSV a surtout joué sur l’aile gauche lors de ses 5 premières apparitions toutes compétitions confondues cette saison. Il a été cependant aligné en pointe face à Bordeaux. Au total, Depay, qui a gagné en régularité, a délivré une assist et a marqué 5 buts en 5 rencontres toutes compétitions confondues (4 en L1 et 1 sur pénalty en Champions League). Il est le deuxième meilleur buteur de l’équipe derrière Dembélé. Pourtant, c’est bien Memphis qui a été désigné comme le premier tireur de pénaties par son coach. En revanche, il évoluera bien sur l’aile comme l’a laissé entendre Sylvinho il y a quelques jours.

« Il (Depay) jouera la plupart du temps à gauche avec nous. Il ny a pas de problème dans ce genre de situation avec Moussa (Dembélé). Je veux construire une mentalité de groupe. Les intérêts collectifs doivent être au-dessus des intérêts individuels. On ne peut être bon individuellement si on lest collectivement ». Mais cette saison, Lyon n’est pas encore rôdé collectivement et compte surtout sur les individualités pour faire la différence. Sylvinho demande à ses ailiers de jouer beaucoup de un contre un, de provoquer et de presser avec agressivité. On l’a ainsi vu contre Angers (victoire 6-0) faire les efforts défensifs comme jamais. Sa relation avec Houssem Aouar est aussi un atout, même si les deux hommes ont parfois tendance à trop vouloir se chercher. En revanche, il doit travailler celle avec Dembélé, qu’il ne sert pas assez correctement et qui a plus d’automatismes avec Martin Terrier. Mis en avant par Sylvinho, Memphis, qui pourrait être plus à l’aise dans un autre système (4-4-2, 4-2-3-1 ?), veut avoir plus de responsabilités dans cette équipe.

Pour autant a-t-il l’étoffe d’un leader ? Dans le jeu, il est capable d’éclairs de génie. Il est aussi capable de livrer des prestations ternes comme mardi face au Zénit. Un match où il a été très brouillon, multipliant les mauvaises choix et les approximations. Il a pourtant provoqué et marqué le pénalty pour égaliser à 1-1. Mais on attend beaucoup plus d’un leader, comme l’était à sa façon Nabil Fekir. Le champion du monde parti au Betis, Depay comptait prendre plus de poids au sein de cette équipe. Sylvinho lui avait même donné le brassard durant un match de pré-saison quand il cherchait le joueur qu’il nommerait capitaine. Finalement, le technicien brésilien a misé sur Jason Denayer, une véritable force tranquille et un joueur beaucoup moins individualiste que Memphis Depay. Dans son attitude, il n’est pas forcément un leader et un élément fédérateur. Quoi qu’il en soit, il sera attendu face au Paris Saint-Germain ce soir (match à suivre sur notre site en live commenté). Le genre de match qu’un cadre comme Depay doit prendre en mains, d’autant que l’OL manque de véritable patron depuis le départ de Fekir. Il reste à savoir quel Memphis sera présent sur la pelouse du Groupama Stadium. Espérons que ce soit le meilleur pour Lyon…

"La saison dernière après Manchester on a eu beaucoup de joueurs blessés, on a perdu notre état d'esprit. Maintenant, on a retrouvé notre mentalité pour défendre bien, avec des joueurs comme Idrissa Gueye, on a recruté des joueurs avec un certain état d'esprit. On a gagné en personnalité, comme j'ai dit avant, même quand on gagne 1-0, c'est un gros effort. On ferme des espaces, on a beaucoup de possession, on contrôle beaucoup de situations dans les matches. Cette année on concède moins d'occasions, on travaille ensemble, on a un peu de chance aussi".