À Lyon, Macron en terrain miné – Le Figaro

À Lyon, Macron en terrain miné - Le Figaro

Municipales: Gérard Collomb bientôt désigné par En marche pour la ville de Lyon

Lancien ministre devrait être investi sous une quinzaine de jours. La direction du parti espère toujours trouver un terrain dentente avec son ex-dauphin David Kimelfeld, et éviter une candidature dissidente.

Cest le scénario privilégié depuis quelques jours par les dirigeants de La République en marche. Alors que Gérard Collomb et son ancien dauphin David Kimelfeld ont pris acte de leur désaccord, vendredi, au terme dun ultime rendez-vous, létat-major du parti majoritaire sapprête à trancher en faveur de lancien ministre de lIntérieur, soutien historique du président de la République. Gérard Collomb devrait être rapidement investi par LREM pour la présidence de la métropole de Lyon. La situation est désormais éclaircie, la décision sera annoncée sous une quinzaine de jours, avance un cadre macroniste. La commission nationale dinvestiture ne sest pas encore prononcée, tempère toutefois lentourage du délégué général, Stanislas Guerini, alors que les dirigeants macronistes doivent encore sentretenir avec David Kimelfeld, dans lespoir de trouver un terrain dentente.

La fin du rififi au sein de la Métropole de Lyon ? Gérard Collomb devrait être investi par La République en Marche pour la présidence de la Métropole de Lyon, rapportent Les Echos mercredi, contre son rival et actuel titulaire du poste, David Kimelfeld. La décision devrait être annoncée dans le courant du mois par la commission nationale dinvestiture, assure le quotidien.  

Ce dernier a hérité du fauteuil de président de la métropole après la nomination de Gérard Collomb au gouvernement, en 2017, et nentend pas renoncer à son mandat. Pire, il a récemment laissé entendre quil pourrait se présenter coûte que coûte, y compris sans létiquette LREM. Lancien bras droit de Gérard Collomb a même convié ses soutiens à un premier meeting, le 16 octobre. La direction du mouvement, qui subit déjà une candidature dissidente à Paris, a peu apprécié ces menaces. En sortant des règles de la commission nationale dinvestiture, il sest sorti du jeu tout seul, fait observer un responsable LREM. Il y a évidemment la relation affective du président envers Gérard Collomb qui joue, décrypte un ministre. Depuis la démission surprise de lancien ministre de lIntérieur, en octobre 2018, les deux hommes sétaient éloignés. Mais depuis cet été, Emmanuel Macron échange régulièrement avec Gérard Collomb, assure un proche du président de la République.

Gérard Collomb et David Kimelfeld, le 8 juillet 2018, à Villeurbanne lors de la visite d'Emmanuel Macron

Reste à trancher le cas de la mairie. En annonçant linvestiture de Gérard Collomb pour la présidence de la métropole de Lyon, LREM devrait dans le même temps désigner son candidat pour le fauteuil de maire. Il y a trois personnes sur les rails, expose un fin connaisseur du dossier. A savoir Anne Brugnera, députée LREM du Rhône, Fouziya Bouzerda, adjointe MoDem du maire, et Georges Képénékian, qui a assuré lintérim à la mairie pendant que Gérard Collomb était au gouvernement. Notre avantage, cest que la gauche est balkanisée, et que Etienne Blanc pour la droite est un très mauvais choix, juge un protagoniste. Le chef de lEtat suit de près lévolution de la situation lyonnaise. Avant son déplacement mercredi et jeudi dans la capitale des Gaules, pour la conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, il a reçu mardi à lElysée les dirigeants de son parti et les responsables de la commission dinvestiture.

Selon Les Echos, le parti dEmmanuel Macron aurait décidé dinvestir Gérard Collomb à la présidence de la Métropole. Le Président de la République, en visite ce mercredi à Lyon, pourrait le confirmer.

Le président Macron va rencontrer à Lyon le maire Gérard Collomb, macroniste de la première heure, et son ancien dauphin, David Kimelfeld, président de la métropole lyonnaise. Finalement, En Marche sapprête à choisir lancien ministre de lIntérieur pour diriger la métropole en prenant le risque dune nouvelle dissidence.

Emmanuel Macron a fait le point sur les élections municipales avec les dirigeants de son parti ce mardi à l'Elysée. La situation se tend à Lyon et Nice, mais La République En marche estime être sur la bonne voie à Toulouse et Montpellier.

 La décision est prise depuis longtemps. Macron naurait jamais lâché Collomb.  Daprès une conseillère municipale de Lyon, le soutien de lÉlysée au maire de la ville ne fait aucun doute. Gérard Collomb devrait être investi par En Marche avant la fin du mois pour prendre la tête de la métropole lyonnaise.

Le problème est que ce poste, lancien dauphin de Gérard Collomb, le veut aussi. David Kimelfeld dirige déjà la métropole et il sest battu ces derniers mois pour la garder multipliant les coups de pression dans les médias.

Son entourage menace : il sera candidat  jusquau bout  contre Gérard Collomb si la décision dEmmanuel Macron se confirme.

David Kimelfeld a donc annoncé sa candidature à sa propre succession sans attendre que la commission dinvestiture ne tranche. “Je crois être le seul capable de rassembler largement et jestime, en tant que président La République en Marche (LaREM) sortant, être légitime à obtenir linvestiture”, a-t-il indiqué dans un mail aux militants révélé par Le Progrès. “Je regrette la décision annoncée au sortir de mon bureau par David Kimelfeld et, pour ma part, je ne participerai daucune polémique”, a réagi Gérard Collomb auprès de lAFP. 

Après Paris, la macronie prend le risque dune nouvelle dissidence dans une autre ville clé alors que létat-major dEn Marche a déjà dû revoir ses ambitions à la baisse pour les municipales de 2020.

Emmanuel Macron suit la situation de près. Une réunion sest tenue à lÉlysée cette semaine pour évoquer les cas de Paris, Marseille, Bordeaux et Lyon où En Marche na toujours pas trouvé la bonne formule pour simposer.

Ce que dément lentourage de David Kimelfeld.  Le dossier nest toujours pas passé en commission et nest pas à lordre du jour de la prochaine , assure-t-on en coulisse. Des propos corroborés par la commission nationale dinvestiture du parti présidentiel, contactée à ce sujet.  Cette information (la désignation de Gérard Collomb) nest pas exacte. Aucune décision nest prise et il ny a pas de bureau exécutif avant lundi , indique-t-elle à 20 Minutes.  La CNI na pas encore sa décision pour Lyon et la Métropole. Nous espérons une décision ce mois-ci , confirme une autre source proche du dossier.