Lyon : action choc samedi en hommage aux victimes de féminicides – LyonCapitale.fr

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A Bayonne, des colleuses pointent linaction de lÉtat contre les féminicides

Dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 novembre, des “colleuses” ont collé sur les tribunaux lyonnais des affiches pour dénoncer linaction de la justice et de la police contre les féminicides. Quatre colleuses ont été interpellées.

Dans la nuit de dimanche à lundi, des colleuses sont entrées en action dans douze villes de France, dont Nancy. Ces militantes engagées contre les féminicides et les violences conjugales ont affiché leurs colères sur les tribunaux de ces agglomérations parmi lesquelles, outre Nancy, on compte : Strasbourg, Angers, Reims, Lyon, Marseille, Bayonne, Châlons-en-Champagne…

Messenger LinkedIn Email Féminicides. État coupable. Justice complice . Dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 novembre, le collectif nantais de lutte contre les féminicides a organisé un collage sur les grilles du palais de justice de Nantes pour exiger des actions et pointer du doigt la responsabilité de lÉtat, de la justice et de la police dans les féminicides , expliquent les colleuses dans un communiqué national commun. Cette action sest déroulée simultanément dans vingt-six villes et a mobilisé plus de 300 colleuses à Aix-en-Provence, Angers, Annecy, Antibes, Bayonne, Béziers, Bordeaux, Caen, Châlons-en-Champagne, Cherbourg, Cholet, Grenoble, Lyon, Marseille, Nancy, Nantes, Nice, Paris, Périgueux, Reims, Saint-Étienne, Strasbourg, Thonon-les-Bains, Toulon, Toulouse, Tours. À Lyon, quatre des colleuses ont été embarquées au commissariat et sont convoquées la semaine prochaine. À Paris, trois ont été interpellées et soumises à un interrogatoire.

« Féminicides : État coupable, justice complice » est le slogan affiché par les colleuses. À Lyon, quatre d’entre elles ont été interpellées.

« Nous déplorons n’avoir pas d’autre choix que d’entrer dans l’illégalité pour espérer nous faire entendre, ont expliqué les militantes dans un communiqué. Nous nous trouvons dans l’obligation de prendre la parole pour toutes celles qui ne le peuvent plus. Nous sommes révoltées de devoir crier notre colère dans toutes les rues de France pour alerter sur l’inertie des pouvoirs publics. »