Lyon : Collomb persiste, il fera bien lAnneau des sciences – LyonCapitale.fr

Lorsque David Kimelfeld est élu président de la métropole de Lyon en juillet 2017, il hérite du projet de lAnneau des sciences porté par Gérard Collomb depuis plusieurs années. Cette autoroute urbaine, dont on parle depuis plus de trente ans, est alors censée boucler le périphérique de Lyon dici 2030/2035. À la métropole, les études en cours sur lAnneau des sciences continuent, une subvention est votée pour réaliser des sondages géologiques et la mise en place de dispositifs de dialogue et de concertation.

Mais le monde a changé, les questions écologiques et climatiques se font plus importantes, David Kimelfeld est régulièrement interrogé sur son soutien ou non à ce projet. Sans se refuser à le faire de manière catégorique, ne souhaitant pas prendre “une position purement dogmatique, sans être capable de proposer des alternatives”, il initie progressivement la rupture.

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Dans une interview accordée à Lyon Capitale, David Kimelfeld livre une position claire et sans ambiguïté sur lAnneau des sciences en tant que candidat pour lélection métropolitaine.

David Kimelfeld : Je ne ferai pas lAnneau des sciences. Cest un projet dune autre époque, totalement dépassé, qui a été lancé en 1989 quand notre rapport à la voiture et aux transports en commun était radicalement différent. Il ny avait pas les possibilités qui nous sont offertes aujourdhui en matière de modes doux. LAnneau des sciences ne répond plus aux attentes et aux besoins. Il y répondra encore moins dans 15 ans.

Si David Kimelfeld venait à être réélu, l’ADS "ne verra pas le jour". Voilà qui le place aux côtés des écologistes, qui étaient les rares à se positionner contre le projet, tandis que Gérard Collomb (LREM) ou François-Noël Buffet militent a contrario pour sa construction rapide, ou a minima un moratoire sur le projet pour le second nommé.

On a regardé tous les scénarios et conséquences autour de lAnneau des sciences : santé publique, pollution, congestion, financement… rien de positif nen ressortirait. Tout le monde saccorde à dire quune nouvelle infrastructure routière ne favorise pas la fluidité. Au contraire, laugmentation des capacités routières induit toujours une augmentation des déplacements en voiture, beaucoup détudes le prouvent. Penser que lAnneau des sciences va réduire la congestion, cest faux, cest une vue de lesprit. Cette infrastructure ne va pas répondre aux enjeux de mobilité et il serait extrêmement dangereux de faire lAnneau des sciences et voir ensuite comment les choses vont se passer.

On n’attendait plus que l’officialisation. Ce vendredi soir, David Kimelfeld a confirmé qu’il se positionnait désormais contre l’Anneau des Sciences. Le président de la Métropole de Lyon, candidat à sa succession en 2020, estime dans Lyon Capitale que le projet de contournement Est, vieux serpent de mer, est "désuet, trop coûteux et trop polluant".

Elles font le même constat, il suffit de voir comment avance ce type de projets ailleurs. Grenoble abandonne sa rocade nord, Marseille a du mal à avancer aussi. Dailleurs, toutes les métropoles dEurope et du monde qui ont mis en place de grandes infrastructures routières se trouvent confrontées à des problèmes de saturation du trafic et réfléchissent aujourdhui à des situations alternatives pour y remédier. Ainsi, à linverse, les études montrent quune infrastructure en moins réduit le trafic, nous lavons vu quand le tunnel de la Croix-Rousse a été fermé pour travaux.

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Le deuxième argument est financier : comment la métropole pourrait-elle supporter seule un projet comme celui-là ? Le budget narrête pas daugmenter, au début on parlait de 2 milliards, maintenant cest 3,2 milliards, à minima, voire 4 milliards ou plus. On sait que les projections financières sont toujours dépassées. LÉtat a dit clairement quil ne financerait pas ce type dinfrastructure, lEurope aussi. Le bilan est simple : pour le financement, il ny aura ni lÉtat, ni lEurope, ni la région ou le département, rien nest prévu pour boucler le périphérique dans la loi Mobilités, il ny a aucun financement de prévu.

Cette semaine, Denis Broliquier a annoncé sa volonté d’être candidat aux élections municipales à Lyon. Le maire Les Centristes du 2e avait pourtant annoncé après l’été qu’il ne ferait pas de listes. Mais depuis, de l’eau a coulé et des alliances ont échoué. "J’ai changé d’avis parce que j’ai analysé la situation politique de Lyon. Aujourd’hui, on constate qu’il y a eu un affrontement Collomb-Kimelfeld qui tourne au délire et qui a des conséquences néfastes pour la gestion des collectivités. Il y a des écologistes en progrès et une liste LR qui a envie de rester dans l’entre-soi. Il y a donc un créneau politique, une fenêtre de tir entre la liste LR et le combat fratricide", détaille Denis Broliquier.

Enfin, il y a un enjeu de santé publique et de responsabilité environnementale. Même si ce nest pas la seule cause de pollution, on connaît limpact de la circulation automobile. Elle saggrave à proximité des axes routiers. On ne peut pas dire aux gens quon va améliorer la qualité de lair et faire un aménagement qui va la dégrader. Et ceux qui pensent quenterrer lAnneau des sciences va régler le problème… Visuellement, cest intéressant, mais ça ne fait pas évaporer les fumées, ça les concentre. En plus, la loi Mont-Blanc ne permet pas davoir des bouchons dans les tunnels, donc la congestion et la pollution seront présentes à chaque entrée des échangeurs.

"Oui, j’irai jusqu’au bout. Ma décision est prise", promet Denis Broliquier. "Je veux des listes qui ressemblent aux Lyonnais et qui les rassemblent très largement", poursuit-il.

Oui certains disent que les motorisations vont évoluer, que nous aurons des véhicules électriques ou à hydrogène, mais la pollution, ce nest pas que la combustion, cest aussi lusure des pneus, des freins, de la chaussée. Et puis, les nouvelles motorisations ne régleront pas les problèmes de congestion. Une voiture légère et électrique mettra toujours le même temps pour aller dun point A à B. Notre vrai enjeu, cest de proposer des solutions importantes de mobilité.

Denis Broliquier, maire du 2e arrondissement de Lyon, est l’invité ce vendredi matin de Gérard Angel, dans les Coulisses du Grand Lyon.

En tant que président de la métropole, vous avez pourtant maintenu les études sur lAnneau des sciences, les sondages des sols, des maisons ont été préemptées sur le trajet supposé, vous arrêtez tout dès maintenant ?

Il ne va plus se passer grand-chose jusquen mars. Pour des raisons démocratiques, il serait malvenu quun candidat mette les bâtons dans les roues dun processus voté par des élus. Ces études nauront pas été inutiles. Les sondages du sol peuvent montrer que ce projet coûtera bien plus que les 3,2 milliards deuros annoncés, que le modèle financier est encore plus fragilisé avec des coûts qui peuvent senvoler. Un tunnel de 13 kilomètres peut rencontrer des aléas géologiques.

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Depuis le début, jai dit que jaurai une position claire quand jaurai eu les réponses à toutes mes questions. Je voulais expliquer pourquoi je ne le faisais pas, mettre dans le bon sens notre capacité dinvestissement pour dautres projets. On devait aussi valider les bonnes ou mauvaises idées. Par exemple, ceux qui imaginent mettre des voies réservées au bus dans les tubes, ça ne marche pas, sauf à faire des tubes plus larges et encore, il y aura le problème de la congestion aux entrées et sorties. Javais évoqué cette idée, jai compris que ce nétait pas tenable, quon racontait des histoires aux gens.

On ne peut pas avoir une position juste dogmatique si on noffre pas de nombreuses alternatives en matière de mobilité. Ceux qui sopposent à lAnneau des sciences, sans le coupler à des positons fortes pour les alternatives, et ceux qui veulent absolument le faire pour le faire, manquent de vision à 15 / 20 ans.

Ce lundi, léquipe de campagne de Gérard Collomb a également évoqué lhypothèse dune double candidature de Gérard Collomb, à la fois pour lélection métropolitaine – où il a été investi – et pour lélection municipale. Si cumuler le poste de maire et celui de président de la métropole nest pas possible, mener les deux campagnes nest pas interdits. 

Les Verts nen veulent pas, mais ne poussent pas un grand plan mobilité en parallèle. Pour Gérard Collomb, cest une solution miracle quil utilise pour se dédouaner de ne pas être capable davoir des propositions fortes à 10 / 15 / 20 ans. Pour moi, cest un serpent de mer qui masque une incapacité à faire des propositions concrètes sur le reste. Quand on prévoit de faire une infrastructure en 2035, on ne répond pas aux questions immédiates. Si on dit aux citoyens, “Nous allons régler vos problèmes en 2035 voire 2040”, ils vont être impatients que ça arrive (rire).

Gérard Collomb a affirmé devant le Medef quil allait faire lAnneau des sciences grâce à un péage. Il oublie de dire aux entreprises quil naura pas de financement, que le péage ne suffira pas et quil devra avoir recours à la taxe. Sil fait lAnneau des sciences, il augmentera la fiscalité, il na pas dautres choix. Financer cette infrastructure routière nous obligerait à tripler la dette de la métropole, et il paraît déjà difficile dimaginer que les banques acceptent de prêter quatre milliards deuros pour ce seul équipement.

Alors que les deux hommes se déchirent depuis plusieurs mois, Gérard Collomb assure quils peuvent toujours sentendre. “Ce nest pas moi qui ai claqué la porte”, glisse-t-il sur BFM Lyon. “Nous avons construit Lyon ensemble, je suis fier du bilan que nous avons en commun”, assène le proche dEmmanuel Macron. 

Gérard Collomb nous parle dun projet de 3,2 milliards deuros, alors quil coûtera plus, avec un risque de dérapage. Il parle de 364 millions deuros de revenus annuels grâce à un péage, il se trompe. Ils seront de lordre de 60 millions deuros, soit 6 fois moins. Il parle aussi dun coût annuel de 75 à 100 millions deuros étalé sur 30 ans, il se trompe aussi, ça serait plutôt de lordre de 150 à 200 millions par an, on passe donc du simple au double. 150 à 200 millions deuros par an, cest le montant que la métropole voulait investir pour rattraper le retard dinvestissement des 10 dernières années, notamment pour accompagner le financement des communes.

Que pensez-vous de lidée dun moratoire sur la question de lanneau voulu par François-Noël Buffet, candidat Les Républicains à la métropole de Lyon ?

François-Noël Buffet a déjà tous les éléments pour trancher, il na pas besoin de faire un moratoire. Il a toujours milité pour un autre tracé plus loin. En clair, pas chez lui à Oullins, mais chez les autres.

Gérard Collomb sur le tract avec une photo de lui datant de 2013: “Jai finalement assez peu changé”

Je ne pars pas en croisade contre la voiture, elle a toujours une place importante dans les déplacements, personne ne le nie. Jétais avec Éric Piolle, maire de Grenoble, lors dun débat, il faisait le même constat. On nest pas là pour chasser les voitures, mais fluidifier la circulation sans attendre 15 ans. Il faut développer massivement les transports en commun, plus confortables, qui fassent réellement gagner du temps. Les habitants, cest ce quils regardent. Ils veulent des modes qui leur permettent de se déplacer de manière fiable, robuste, en sécurité et moins cher quune voiture individuelle. Pour cela il faut étendre les lignes de métro et tramway, renforcer les capacités des lignes de bus, avoir des sites propres, créer un service express de train, des lignes de cars express en étoile, développer les parkings relais. Les 35 gares de la métropole doivent devenir des pôles déchanges multimodaux, nous devons développer les liaisons fluviales, faciliter la liaison Est / Ouest. On a aussi besoin dun coup daccélérateur absolu sur lautopartage et le covoiturage avec des voies dédiées. Enfin, il faut développer un réseau express vélo ainsi que des parkings sécurisés.

Par exemple, lextension de la ligne E, jusquà Craponne, on la fait chiffrer à 250 millions deuros. On regarde aussi pour lextension de la ligne B jusquà Feyzin au sud et Rillieux-la-Pape au nord. Pour les tramways, il faut les prolonger vers lEst, le Sud, aller à Vaulx-en-Velin, Saint-Fons, Villeurbanne, Vénissieux. On regarde aussi des choses avec la région comme les trams-trains de lOuest lyonnais. Il faut une fréquence à 15 minutes, ça demande délargir à deux voies le tunnel de Deux Amants. On propose aussi dintégrer ces trois lignes de trains dans le Sytral.

De 254 fonctionnaires et 150 pays membres à linauguration du site, lorganisation compte désormais 741 collaborateurs basés à Lyon, en plus de 307 collaborateurs postés à létranger (New-York, Addis-Abeba ou encore Singapour). Une croissance qui sest accompagné dune augmentation des missions (300 au départ de Lyon en 2018) et appuis aux opérations policières internationales (50 en moyenne).

Pour le service express train, nous avons besoin dune liaison Givors / Part-Dieu avec une fréquence soutenue. Pour les navettes fluviales, nous avons un projet qui partirait du nord de la métropole jusquà Confluence via la Saône et un autre de Confluence à la Cité internationale via le Rhône. Ça sous-entend davoir des quais pour permettre aux gens de monter et descendre. Cette idée sinscrit aussi dans un besoin de logistique urbaine. Ce ne sont que quelques exemples, lundi 2 décembre, nous présenterons notre projet complet. Nous avons travaillé sur un document qui fait une centaine de pages et nous dévoilerons sa synthèse.

“Alors quInterpol sest progressivement tourné vers le reste du monde en y établissant une présence physique, en Afrique, aux Amériques et en Asie, cest bien à Lyon que lOrganisation espère continuer à bâtir son avenir”, indique Jürgen Stock, le secrétaire général dInterpol.

Le monde économique dont la CCI demande la réalisation de lAnneau des sciences, que leur répondez-vous ?

Ne reste plus quà boucler le financement de ce projet évalué à 40 millions deuros. Si la ville et la métropole de Lyon se sont engagées, selon Gérard Collomb, il reste à convaincre la région Auvergne-Rhône-Alpes et lEtat.

La vraie question cest “comment met-on les moyens pour répondre aux enjeux de la mobilité de demain ?”. Les forces économiques sont en capacité de la comprendre. Quand une nouvelle entreprise arrive à Lyon, elle ne me dit pas “si vous ne faites pas lanneau des sciences, on ne vient pas”. La première chose quils me demandent cest ce quon met en transports en commun. Personne ne dit quil vient si vous faites lAnneau. Améliorer la mobilité, cest améliorer lattractivité et le fonctionnement des entreprises.

Et largument de certains membres du BTP : “pas danneau des sciences, pas demplois” ?

Depuis son installation à Lyon depuis le 27 novembre 1987 sur les rives du Rhône, près de la Cité Internationale, lorganisation internationale de police criminelle Interpol prospère.

Jai pris les devants, je suis allé les voir, on a évoqué le sujet. Ce nest pas lAnneau des sciences ou le néant, cest lAnneau des sciences ou des autres infrastructures. Le BTP va sy retrouver, sans doute plus encore, car on sait que les grands projets profitent avant tout aux grands groupes et rarement au tissu local. On ne peut pas être dans un débat caricatural qui voudrait que sans Anneau des sciences, cest le chômage.

Pour le moment, lorganisation nenvisage pas de déménager. Elle souhaiterait rénover et agrandir son site actuel en profitant dun espace libre et voisin, situé au “sud” du bâtiment.

On planifie ce quon peut faire très rapidement, cest un plan Marshall de la mobilité. On peut déployer des bus à haut niveau de service, mettre en place des bus express comme cest le cas à Madrid, inciter financièrement le covoiturage, il faut que les chauffeurs et passagers aient un intérêt. Sil faut, on peut aller jusquà un service public de covoiturage.

On peut aller très vite sur un plan massif vélo express, le développement des navettes fluviales, nous avons déjà une discussion avec VNF pour permettre aux bateaux taxis de naviguer à des vitesses plus importantes. Il faudra aussi aller chercher les gens en dehors de la métropole. Aujourdhui, certains viennent en voiture tous les jours et entrent dans la ville. Cela passera par le déploiement de parcs relais, on a déjà repéré du foncier pour nous permettre dagir rapidement.

On voit aussi que sur les projets de cofinancements sont possibles avec lÉtat ou lUnion européenne. Cette dernière revoit ses priorités. Dès le prochain mandat, il faudra monter au combat pour obtenir des financements. Si on vient avec une infrastructure routière, ce nest pas la peine de perdre son temps, ils ne suivront pas. Par contre, la métropole est déjà présente à Bruxelles via une délégation, nous devons la muscler.

“Il y a un accord de principe pour soutenir Interpol dans lextension de notre bâtiment (…) Nous espérons que nous pourrons conclure un accord final et les contrats nécessaires très bientôt”, a-t-il ajouté, estimant que “Lyon d(eva)it rester le siège dInterpol dans le futur”.

Les verts sont à 20 % dans les sondages, votre abandon de lAnneau des sciences ne risque-t-il pas dêtre vu comme une manière de récupérer cet engouement ?

Non, ma décision est posée, elle sinscrit dans un processus de réflexion et de documentation, pas une opposition purement dogmatique. Abandonner lAnneau des sciences, ce nest pas le plus important, ce qui lest cest de proposer un plan de mobilité métropolitain très ambitieux. Un plan à la hauteur des problématiques rencontrées dans cette métropole. Cette décision ne répond pas à un enjeu électoral, cest un enjeu de santé publique, de transports, de transitions énergétiques. Je propose un engagement fort.

Présent à la cérémonie, le maire de Lyon Gérard Collomb a reconnu quInterpol, installé sur les bords du Rhône depuis 1989,  est actuellement “obligé de louer deux étages dans la cité internationale (voisine) pour pouvoir mettre lensemble de ses agents”.

À linverse, vous auriez pu continuer de nourrir lAnneau pour en faire ensuite un cadeau à sacrifier en cas daccord entre les deux tours…

Jai des convictions, javais promis que je prendrais une décision avant les élections sur une base solide. Il y a plusieurs lumières rouges qui sallument dès maintenant : santé publique, financement, capacité à proposer des alternatives… On ne peut pas raisonner en matière de calcul électoral. Nous avons perdu vingt ans en restant bloqués sur cet Anneau dont le financement nexiste pas. Quand on regarde tout cela avec recul, ce nest pas un abandon, cest une autre façon de bâtir la ville dans lavenir. Au bout du compte, on sent bien quà lexception de Gérard Collomb qui campe sur sa position, tout le monde se questionne, y compris François-Noël Buffet. Ce même Gérard Collomb qui pense prendre un temps davance avec une infrastructure qui a déjà 30 ans de retard.

“Nous disposons du terrain qui se trouve juste à coté dInterpol et notre projet cest de construire un nouveau bâtiment. Cela suppose des financements de lEtat et des collectivités locales, reste seulement à convaincre la région”, a-t-il assuré.

Aïe aïe aïe… il na toujours pas compris que le problème dans “la mobilité”, cest surtout la mobilité inutile… Lyon assèche les activités des villes alentours, cest ça le problème ! Il faut savoir partager, laisser les activités un peu de partout au lieu de faire des banlieues ou des villes et villages dortoirs. . Ce monsieur est toujours sur lancien modèle économique du “toujours plus gros, toujours plus grand, toujours plus vite”. Mais pour que les citoyens comprennent toute la problématique, il faudrait expliquer aussi que notre endettement gigantesque oblige à pomper lactivité des autres, ce quils appellent la fameuse “attractivité” de la ville, pour rembourser les dettes… La partie sur le BTP ne laisse aucun doute sur “lancien modèle” quil porte avec sa candidature… Il veut que le BTP continue de polluer. “Quand le BTP va, tout va !” le slogan mis dans la tête de beaucoup, par le lobby du BTP :o)

Enfin ! Il atermoyait depuis longtemps, mais il se positionne. Et ajoute un nouveau mot à la novlangue écolo des politiques : le mot “express”. Service express de train, lignes de cars express en étoile, réseau express vélo et même, le clou pour les biclous : un plan massif vélo express ! Attendons avec gourmandise ces “transports en commun doux express”.

encore un qui décide de façon électoraliste qui ne doit pas beaucoup circuler entre 16 et 18h30 dans le secteur, toujours la même rengaine , et on entend plus parler des crédits de la ministre Borne qui devaient revenir de lA45 vers lamélioration de Sté /Lyon réseau ferré. Quant à ses relations avec le maire de Grenoble, attendons les résultats de 2020 pour pavoiser

parler de la liaison Givors Lyon quand il suffirait de remettre en route le tronçon Brignais Givors-canal avec un train tram, mais là pas de risque il y a 10 jours au passage à niveau de Millery quelques Ha en friches, dispos pour un parc relais les voies ferrées posées dans les années 95 viennent dêtre enlevée ?! sans jamais avoir été utilisées, un bel enrobé posé en lieu et place où comment gaspiller largent public, vanter les transports en commun et faire son contraire

nous en avions en effet parlé naguère : que de gaspillages inutiles ! alors quil est prouvé que la liaison tram-train est très efficace : la preuve en est le succès de la ligne de lArbresle (et même Sain-Bel) jusquà Saint Paul avec un cadencement par heure, il a même fallu agrandir des parkings autos devenus insuffisants !

incontestablement efficaces les liaisons trains tram encore faut il quelles existent , soient entretenues et couvrent des plages horaires suffisantes essayez de monter dans le Lyon /Sté le matin de 7h30 à 8h30 faudrait comme au Japon des “pousseurs”, trouver une place de parking à Oullins, un défit, sans parler des casses de voitures etc etc , la conclusion ces “décideurs” ont voiture avec chauffeurs, ont des horaires de “”travail”” très souples !!!!.

on a lu pas mal de témoignages de voyageurs mécontents sur lyon/st étienne et lyon/Ambérieu mais ce sont des TER et non des trams/trains cadencés toutes les heures : cest peut-être une question de distance ?

on se fout du nom ce que lusager demande ce sont des transports avec des créneaux horaires 20 minutes maxi , suffisamment de places,, au lieu de cela on supprime les lignes, réduit les créneaux horaires , derrière tout ça larrivée des bus qui viennent encombrer le trafic , la plupart fonctionnant encore au G.O ne circulant plus en cas de neige.depuis plus de 20 ans nous attendons le rétablissement de la ligne Givors – Lyon , pour quelle mauvaise raison manque il le maillon Brignais Givors avec des haltes à Grigny, Millery ( possibilité dun immense parking dans lancienne carrière) qui viendraient désencombrer lA45 , ces villes faisant partie de “Métropole ?????? expliquez nous.