Le journal d’outre mer du 30 Janvier 2018

MARTINIQUE 1ÈRE La chlordécone a été utilisée de 1972 à 1993 en Martinique et en Guadeloupe pour lutter contre le charançon du bananier. Cette molécule, interdite d’utilisation depuis 1993, pollue aujourd’hui les rivières, les nappes d’eau souterraine ainsi que les sols utilisés par les agriculteurs.

Les agents de l’Agence Régionale de Santé affiliés à la CDTM, ont adressé une lettre ouverte à leur ministre de tutelle, le 23 janvier 2018. Dans ce courrier, ils remettent fortement en cause la gestion sanitaire, administrative et la communication autour du dossier chlordécone.

Le magazine Place Publique diffusé hier soir (le mardi 16 janvier), sur le thème “Chlordécone : le pire est-il devant nous ?” n’a pas tardé à faire réagir les internautes qui souhaitent que ce reportage provoque une prise de conscience de la population. 

MARTINIQUE 1ÈRE Un mois après sa première lettre au ministre de l’agriculture, le député Serge Letchimy relance le ministre et demande entre autres, la tenue d’une réunion avec tous les Parlementaires d’Outre-Mer, “la question du chlordécone méritant la plus grande transparence”, écrit-il.

Chlordécone : l’État révèle ses incohérences

Le Sénateur Maurice Antiste est intervenu mardi dans le cadre des questions d’actualité au Gouvernement. Il a interpellé la Ministre de la santé, Agnès Buzyn, sur la hausse des limites maximales de résidus (LMR) de chlordécone sur les viandes confirmée par le Ministère de l’Agriculture.

En tout cas le volet judiciaire en souffrance depuis près d’une décennie semble avoir connu un coup d’accélérateur. Les plaignants ont récemment été reçus par la juge en charge du dossier et de nouveaux éléments semblent leur avoir été communiqués.

Peut-on parler d’un double langage du gouvernement et singulièrement de la ministre de la Santé ? Agnès Buzyn a affirmé vendredi 2 février au Sénat que les études menées sur les relations entre chlordécone et la santé ne sont pas concluantes. Une affirmation controversée à plus d’un titre.