Une ex-députée de Mayotte mise en examen pour complicité de …

Une ex-députée LREM de Mayotte, Ramlati Ali, dont l’élection de juin dernier a été annulée, notamment en raison du recours à des procurations litigieuses, a été mise en examen mardi pour complicité de fraude électorale, a-t-on appris auprès du parquet de Mamoudzou.

Le magistrat instructeur a décidé en outre son placement sous contrôle judiciaire.

C’est “une mesure de sûreté dans l’intérêt de l’instruction”, a précisé le procureur lors d’une conférence de presse, indiquant que Mme Ali avait “obligation de ne pas rentrer en contact avec d’autres mis en examen” dans cette affaire.

Dans le cadre d’une information ouverte depuis plusieurs semaines, un major de gendarmerie a déjà été mis en examen en août et placé sous contrôle judiciaire. Une autre personne est aussi mise en examen dans cette affaire, mais le procureur n’a pas voulu donner plus de précisions.

Ramlati Ali est mise en examen pour “complicité d’établissement et d’utilisation de fausses procurations”, a-t-il indiqué, soulignant qu’elle n’avait pas elle-même commis les actes répréhensibles.

Jointe par l’AFP, Mme Ali a affirmé qu’elle n’était “coupable de rien du tout”.

“Moi la seule chose que j’ai faite, c’est de donner le nom d’un médecin qui pourrait faire des certificats médicaux pour établir des procurations”, a-t-elle expliqué.

“La justice fait son travail, a-t-elle poursuivi. C’est le travail de mon avocat de prouver mon innocence”.

L’ex-députée a indiqué qu’elle se représenterait malgré tout à l’élection législative partielle qui doit avoir lieu les 18 et 25 mars.

Selon le procureur, il n’y aura de toute façon pas de jugement avant l’échéance électorale.

L’affaire des procurations litigieuses – une quarantaine de formulaires signés par le major de gendarmerie, lors de l’entre-deux tours des législatives en juin – avait été l’une des raisons qui avaient conduit le Conseil constitutionnel à annuler l’élection de Mme Ali, dans une décision rendue le 19 janvier.

Les Sages avaient considéré que, eut égard au “faible écart de voix entre les candidats présents au second tour”, “la sincérité du scrutin (avait) été altérée”, et il devait donc être invalidé.

Mme Ali était la première femme députée mahoraise. Élue sous l’étiquette PS, elle avait ensuite rejoint le groupe LREM.

Son élection dans la première circonscription de Mayotte avait été mouvementée: donnée dans un premier temps perdante le dimanche soir face à son rival Elad Chakrina (LR), elle avait finalement été annoncée élue le lundi, lorsque la commission de recensement des votes de Mayotte avait modifié les résultats après une erreur de comptage.

Âgée de 56 ans, cheffe du pôle médecine, psychiatrie et rééducation au CHM et ancienne maire de Pamandzi, Ramlati Ali totalisait au final 7.992 voix (50,17 %), contre 7.938 voix pour son adversaire. La veille, les résultats donnaient le candidat Les Républicains élu avec seulement 12 voix d’avance.

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Son élection, remportée avec 54 voix d’avance, avait été annulée en janvier, notamment à cause de procurations litigieuses.

L’ancienne députée LREM de Mayotte, Ramlati Ali, a été mise en examen, mardi 13 février, pour “complicité de fraude électorale”. Son élection, en juin dernier, avait été annulée en janvier, en raison du faible écart avec son rival mais aussi du recours a des procurations litigieuses. Elle a également été placée sous contrôle judiciaire, avec “obligation de ne pas rentrer en contact avec d’autres mis en examen”, a expliqué le procureur.

Ramlati Ali n’a pas commis d’actes répréhensibles, mais est mise en examen pour “complicité d’établissement et d’utilisation de fausses procurations”. Interrogée par l’AFP, elle s’estime “coupable de rien du tout” : “La seule chose que j’ai faite, c’est de donner le nom d’un médecin qui pourrait faire des certificats médicaux pour établir des procurations.”

Ramlati Ali avait été élue avec 54 voix d’avance sur son adversaire du parti Les Républicains Elad Chakrina, alors que les résultats au soir du scrutin donnaient ce dernier vainqueur de 12 voix. Le Conseil constitutionnel avait considéré en janvier qu’étant donné le “faible écart de voix entre les candidats présents au second tour”, “la sincérité du scrutin avait été altérée”, et qu’il devait donc être invalidé.

Ramlati Ali a indiqué qu’elle se représenterait à l’élection législative partielle qui doit avoir lieu les 18 et 25 mars. Selon le procureur, il n’y aura de toute façon pas de jugement avant l’échéance électorale.